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Origine du nom de famille ARAGON

De
2 pages
ARAGON

A l’origine — Ce patronyme a pu désigner une personne originaire de l’Aragon
(Espagne). Mais Aragon était aussi un nom de baptême fréquemment donné au Moyen
Âge et peut donc simplement évoquer le « prénom » du chef de famille d’origine. Les
porteurs du nom Aragon sont aujourd’hui près de 1 700 en France. Leurs trois premiers
départements d’implantation sont le Var, Haute-Garonne et Gers.
Le capitaine Aragon - Ce colosse originaire de Lunel (Hérault), rompu au maniement
d’armes, était chargé de la protection du duc de Montmorency au XVIème siècle.
Craignant d’être assassiné, Montmorency n’avait confiance qu’en lui et le faisait dormir
dans sa chambre, en plus de ses gardes ordinaires. Aragon s’était fait fabriquer un
coutelas d’une taille exceptionnelle, adapté à sa force et à ses proportions imposantes. On
lui attribue divers exploits invraisemblables comme celui d’avoir coupé un âne en deux
d’un seul coup de lame sur le pont d’Avignon. Mais il abusa de la confiance que lui vouait
Montmorency et se laissa aller à commettre des vols et des crimes. Montmorency le fit
poursuivre et arrêter par surprise après un violent combat. Condamné à mort, il fut
décapité à Montpellier en 1575.
Les Communistes - Le poète Louis Aragon (1897-1982) était le fils naturel du député
radical Louis Andrieux et de Marguerite Toucas, mais déclaré à la naissance sous le nom
d’Aragon, comme fils d’un Jean Aragon imaginaire. Il fit des études de médecine et servit
dans le service de santé ...
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A
RAGON
A l’origine —
Ce patronyme a pu désigner une personne originaire de l’Aragon
(Espagne). Mais Aragon était aussi un nom de baptême fréquemment donné au Moyen
Âge et peut donc simplement évoquer le « prénom » du chef de famille d’origine. Les
porteurs du nom Aragon sont aujourd’hui près de 1 700 en France. Leurs trois premiers
départements d’implantation sont le Var, Haute-Garonne et Gers.
Le capitaine Aragon -
Ce colosse originaire de Lunel (Hérault), rompu au maniement
d’armes, était chargé de la protection du duc de Montmorency au XVIème siècle.
Craignant d’être assassiné, Montmorency n’avait confiance qu’en lui et le faisait dormir
dans sa chambre, en plus de ses gardes ordinaires. Aragon s’était fait fabriquer un
coutelas d’une taille exceptionnelle, adapté à sa force et à ses proportions imposantes. On
lui attribue divers exploits invraisemblables comme celui d’avoir coupé un âne en deux
d’un seul coup de lame sur le pont d’Avignon. Mais il abusa de la confiance que lui vouait
Montmorency et se laissa aller à commettre des vols et des crimes. Montmorency le fit
poursuivre et arrêter par surprise après un violent combat. Condamné à mort, il fut
décapité à Montpellier en 1575.
Les Communistes -
Le poète Louis Aragon (1897-1982) était le fils naturel du député
radical Louis Andrieux et de Marguerite Toucas, mais déclaré à la naissance sous le nom
d’Aragon, comme fils d’un Jean Aragon imaginaire. Il fit des études de médecine et servit
dans le service de santé dans la guerre 1914-1918. Son ami André Breton le fit rentrer
dans les milieux littéraires, et il participa au lancement de la revue Littérature en 1919 et
de la Revue surréaliste en 1923. Après un premier recueil de poèmes Feu de joie en
1920, suivi d’ouvrages en prose, Anicet (1921), Le Libertinage (1924), Mouvement
perpétuel (1925), il adhéra au Parti communiste en 1927, fit trois voyages en URSS et
publia plusieurs ouvrages inspirés par le réalisme socialiste dont Les beaux quartiers
(1936). Il se lança ensuite dans une vaste fresque militante en cinq volumes : Les
Communistes. Pendant et après la guerre, il alterna des œuvres poétiques et politiques :
Le Crève-cœur (1941), Les yeux d’Elsa (1942), Le roman inachevé (1956), Elégie à Pablo
Neruda (1966). Grand admirateur de Staline, il fut aussi le poète de la colère et de la
révolution, de l’amour et de l’espérance. Secrétaire de rédaction de la revue Commune
de 1933 à 1939, secrétaire général de la Maison de la Culture de 1936 à 1939 et directeur
du journal Ce Soir de 1937 à 1939 et de 1947 à 1953, il devint directeur des Lettres
Françaises de 1953 à 1972 et reçut le Prix Lénine de littérature en 1957. Signalons qu’il
était membre suppléant du comité central du PCF à partir de 1950 et membre titulaire à
partir de 1961.
La fibre artistique -
D’autres Aragon ont montré du goût pour l’art, comme : l’artiste
peintre et sculpteur allemande Fanny Aragon, née à Cologne, qui travaillait à Rome et
exposa des portraits et des bustes dans les années 1870 ; ou le peintre Edouard Aragon,
né à Avignon, élève de Joseph Bail, qui exposa au Salon des Artistes français en 1931...
Des hommes d’église -
Des Aragon ont consacré leur vie à Dieu : Guillaume Aragon,
docteur en droit canon et archidiacre de Lodève, chapelain du Pape et auditeur du palais
apostolique, nommé évêque d’Orange en 1430 ; Henri Aragon (1843-1927), ordonné
prêtre en 1867, curé d’Aussonne en 1877, où il fit refaire les voûtes de l’église, auteur de
plusieurs ouvrages historiques dont Aussonne, ses seigneurs et son église (1896)…
Les Aragon dans l’histoire -
Citons aussi : Anne Aragon (1798-1857), qui publia des
romans, des traductions de l’anglais, des impressions de voyages et des descriptions de
monuments d’Europe dont une Histoire pittoresque de la Suisse (1842) ; Victor Aragon
(1806-1886), né à Millas (Pyrénées-Orientales), conseiller à la cour de Montpellier, nommé
président de chambre en 1855, auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire et les
monuments de sa région dont La voie romaine en Roussillon (1880) ; Serge Aragon,