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Origine du nom de famille arnold

De
2 pages
arnold

A l’origine— Arnold est un ancien nom de baptême provenant du nom de personne
d’origine germanique Arnowald, composé de arn- (forme contractée de arin-, cas régime
de ara, qui veut dire aigle) et de -waldan, qui signifie gouverner. Aujourd’hui, ce
patronyme compte environ 5 400 porteurs en France, quasiment tous présents en Alsace-
Lorraine.
La connaissance du cœur humain — Fils d’un tonnelier de Strasbourg, Jean-Georges-
Daniel Arnold (1780-1829) entama des études vite interrompues par la Révolution. Porté
par l’élan, il créait en 1790 un club d’écoliers, “les jeunes amis de la Constitution”.
Employé et sous-chef au bureau de la Guerre du Bas-Rhin, il consacrait ses loisirs à la
poésie, y chantant l’Alsace et son histoire. Dès 1797, il reprit ses études sous la houlette
de grands professeurs comme Oberlin ou le jurisconsulte Koch et se passionnant pour le
droit, l’histoire et la théologie. Après un séjour de trois ans à Göttingen en vue
d’approfondir sa formation – il put alors y rencontrer Goethe et Schiller -, il fut appelé par
Koch à Paris où il fréquentait Cuvier, Girod de l’Ain, Fontanes. Nommé en 1806 à la chaire
de droit civil de la faculté de Coblentz, il seconda le préfet du Rhin et Moselle, Lezay
Marnésia, dans ses actions pour le développement de l’instruction publique. Et, en 1809,
il vint occuper la chaire d’histoire à la faculté de Strasbourg. Promu doyen de la faculté
de droit de sa ville natale en 1820, Arnold poursuivit son double parcours ...
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rnold
A l’origine—
Arnold est un ancien nom de baptême provenant du nom de personne
d’origine germanique Arnowald, composé de arn- (forme contractée de arin-, cas régime
de ara, qui veut dire aigle) et de -waldan, qui signifie gouverner. Aujourd’hui, ce
patronyme compte environ 5 400 porteurs en France, quasiment tous présents en Alsace-
Lorraine.
La connaissance du cœur humain —
Fils d’un tonnelier de Strasbourg, Jean-Georges-
Daniel Arnold (1780-1829) entama des études vite interrompues par la Révolution. Porté
par l’élan, il créait en 1790 un club d’écoliers, “les jeunes amis de la Constitution”.
Employé et sous-chef au bureau de la Guerre du Bas-Rhin, il consacrait ses loisirs à la
poésie, y chantant l’Alsace et son histoire. Dès 1797, il reprit ses études sous la houlette
de grands professeurs comme Oberlin ou le jurisconsulte Koch et se passionnant pour le
droit, l’histoire et la théologie. Après un séjour de trois ans à Göttingen en vue
d’approfondir sa formation – il put alors y rencontrer Goethe et Schiller -, il fut appelé par
Koch à Paris où il fréquentait Cuvier, Girod de l’Ain, Fontanes. Nommé en 1806 à la chaire
de droit civil de la faculté de Coblentz, il seconda le préfet du Rhin et Moselle, Lezay
Marnésia, dans ses actions pour le développement de l’instruction publique. Et, en 1809,
il vint occuper la chaire d’histoire à la faculté de Strasbourg. Promu doyen de la faculté
de droit de sa ville natale en 1820, Arnold poursuivit son double parcours d’humaniste et
de poète. Son chef-d’œuvre en dialecte alsacien, le Pfingsmontag (Lundi de la
Pentecôte), une comédie de mœurs dans l’Alsace d’avant la Révolution, fut salué par
Goethe lui-même. Publiée anonymement en 1816, la pièce était vendue au profit des
villages dévastés par la guerre. La mort brutale d’Arnold suscita une vive émotion chez les
Strasbourgeois.
Le Congo vu de Bruxelles —
Nicolas Arnold (1860-1940) a été étroitement mêlé à
l’histoire de la colonisation belge bien que n’ayant jamais mis les pieds au Congo ! Entré
en 1884 à l’Administration du Congo, un an avant la création de l’EIC, il s’y distingua
rapidement dans l’administration des finances. Il gravit les échelons dans ce domaine et
en fut nommé en 1904 directeur général. L’annexion du Congo à la Belgique en 1908
entraîna la création d’un ministère des Colonies dans lequel Nicolas Arnold entra
facilement et dont il devint le secrétaire général.
Excès de zèle —
Rodolphe Arnold (1876-1930) était à la fois officier de l’armée belge et
de la Force publique congolaise et fonctionnaire de l’EIC. Chef de zone de la Mongala, il
assura la récolte de l’ivoire et du caoutchouc mais fut accusé de diverses exactions, entre
autres, de la destruction de plantations, d’arrestations arbitraires et même d’homicides.
Arnold bénéficiait de puissantes amitiés dans la capitale congolaise et tenta d’échapper à
sa condamnation entre la Belgique et le Congo. Il fut finalement condamné à douze ans
de servitude pénale mais on reconnut néanmoins qu’Arnold avait agi par excès de zèle et
non par débauche ou avidité. Il se racheta dans l’armée lors du premier conflit mondial et
fut complètement réhabilité dès 1920.
Actif communard —
Georges Arnold, né à Lille en 1840, y étudia l’architecture et fut
nommé à Paris sous-inspecteur des travaux. Ardent patriote, mais autoritaire et cassant, il
joua un rôle de premier plan lors du siège de Paris et fit partie du Comité central. Le 18
mars 1871, il était chargé de la défense de la butte Montmartre. Le 19, la Commune
voulait l’organisation d’élections et se trouvait prête à rendre mairies et ministères qu’elle
occupait en contrepartie. Il revint à Arnold de négocier avec les maires ; il y réussit par la
menace. Elu le 16 avril membre de la Commune dans le XVIIIème arrondissement de
Paris, il s’efforça en vain, au sein de la commission de la guerre avec Delescluze et
Vaillant, de faire ouvrir des négociations avec le gouvernement de Versailles pour la
signature d’une paix de transaction. A la fin de la Commune, Arnold parvint d’abord à se
cacher, puis fut condamné à la déportation. Exilé à Nouméa, il y exerça