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Origine du nom de famille ARRIGHI

De
2 pages
ARRIGHI

A l’origine — Le patronyme d’origine corse Arrighi vient du nom de baptême Arrigho,
qui est une forme corse et italienne de Henri. Il est actuellement porté par près de 2 000
personnes en France, principalement implantées en Corse et dans le Var.
Un homme politique au parcours tourmenté — Hyacinthe Arrighi, né à Corte en
1748, fut, pendant la Révolution, membre puis président de l’administration centrale du
département du Golo. Adversaire de Paoli, il dut s’exiler lors du triomphe de ce dernier et
de l’occupation anglaise. Après le coup d’Etat du 18 brumaire, il entra au Corps législatif
puis fut nommé par Napoléon préfet du département du Liamone à Ajaccio. Cependant,
il n’exerça que des fonctions limitées du fait de la dictature militaire exercée par le
général Morand, avec lequel il était en conflit. La fameuse conspiration d’Ajaccio de 1809
nuisit beaucoup à Hyacinthe Arrighi dans l’esprit de Napoléon, mais il fut malgré tout
maintenu à la tête de la préfecture de la Corse. En dépit de la proclamation de son
ralliement à Louis XVIII après l’abdication de Napoléon, il conserva la confiance de ce
dernier. Lorsque Napoléon prépara son évasion de l’île d’Elbe, il le désigna même comme
membre de la junte insurrectionnelle de la Corse qui souleva le pays en faveur de
l’Empereur. Hyacinthe Arrighi disparut de la scène politique après les Cent Jours et
mourut à Ajaccio en 1819.
Un religieux aux idées napoléoniennes — Joseph-Philippe Arrighi, frère ...
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A
RRIGHI
A l’origine —
Le patronyme d’origine corse Arrighi vient du nom de baptême Arrigho,
qui est une forme corse et italienne de Henri. Il est actuellement porté par près de 2 000
personnes en France, principalement implantées en Corse et dans le Var.
Un homme politique au parcours tourmenté —
Hyacinthe Arrighi, né à Corte en
1748, fut, pendant la Révolution, membre puis président de l’administration centrale du
département du Golo. Adversaire de Paoli, il dut s’exiler lors du triomphe de ce dernier et
de l’occupation anglaise. Après le coup d’Etat du 18 brumaire, il entra au Corps législatif
puis fut nommé par Napoléon préfet du département du Liamone à Ajaccio. Cependant,
il n’exerça que des fonctions limitées du fait de la dictature militaire exercée par le
général Morand, avec lequel il était en conflit. La fameuse conspiration d’Ajaccio de 1809
nuisit beaucoup à Hyacinthe Arrighi dans l’esprit de Napoléon, mais il fut malgré tout
maintenu à la tête de la préfecture de la Corse. En dépit de la proclamation de son
ralliement à Louis XVIII après l’abdication de Napoléon, il conserva la confiance de ce
dernier. Lorsque Napoléon prépara son évasion de l’île d’Elbe, il le désigna même comme
membre de la junte insurrectionnelle de la Corse qui souleva le pays en faveur de
l’Empereur. Hyacinthe Arrighi disparut de la scène politique après les Cent Jours et
mourut à Ajaccio en 1819.
Un religieux aux idées napoléoniennes —
Joseph-Philippe Arrighi, frère d’Hyacinthe
Arrighi, était chanoine honoraire de la cathédrale de Pise et de l’église métropolitaine de
Florence. Il fut par ailleurs, sous l’autorité de l’évêque d’Ajaccio, vicaire général de l’île
d’Elbe lorsque Napoléon y fut interné en 1814. Trois jours après l’arrivée de l’Empereur
sur l’île, il publia un mandement dans lequel il disait : « L’île d’Elbe, déjà célèbre par ses
produits naturels, va devenir illustre dans l’histoire des nations par l’hommage qu’elle
rend à son nouveau prince dont la gloire est immortelle ». Son zèle napoléonien se
manifesta si bruyamment et il afficha d’une façon si ostentatoire sa lointaine parenté avec
l’Empereur, que ce dernier dut l’enjoindre à plus de discrétion.
Célèbres de père en fils —
Jean-Toussaint Arrighi de Casanova, né en 1778, fils
d’Hyacinthe Arrighi, obtint le titre de duc de Padoue en 1808 par décret de l’Empereur,
du fait de ses prouesses militaires. Il devint général de division en 1809. Après
l’abdication de Napoléon, il fut mis en non activité et, momentanément, se tint à l’écart
de la politique. Mais à l’annonce du retour de Napoléon, il fut l’un des tout premiers à
l’accueillir aux Tuileries, zèle qui lui valut la perte de son poste au retour des Bourbons.
En 1849, il fut élu représentant de la Corse à l’Assemblée législative, puis nommé
gouverneur des Invalides en 1852. Il mourut quelques jours plus tard. Son nom est
inscrit sur l’Arc de Triomphe de l’Etoile. Son fils, Ernest-Louis Arrighi de Casanova, né en
1814, deuxième duc de Padoue, fut préfet de Versailles de 1849 à 1852 puis maître des
requêtes au Conseil d’Etat. Il fut élu sénateur sous le Second Empire, en 1853, puis
nommé ministre de l’Intérieur en 1859. Après la chute de l’Empire, il prit une part des
plus actives à la reconstitution du parti impéraliste. Il quitta la vie politique aux élections
générales de 1881 et mourut en 1888.
Les
Arrighi
dans
l’histoire
Citons également : Ambroise Arrighi, originaire
d’Omessa, évêque d’Aléria de 1412 à 1464 ; Natalin Arrighi, évêque d’Accia de 1419 à
1421 ; Antonio Arrighi, qui reçut des lettres de noblesse en 1575 ; Domenico Arrighi
(1711-1789), nommé commandant de la force armée dans la province de Balagne en
1762 par Pascal Paoli ; Joseph-Marie Arrighi (1768-1834), directeur de la police à Naples
sous Saliceti et auteur d’une brochure sur l’esprit des Corses ; le journaliste et écrivain
Henri Arrighi, auteur de la première histoire de la Corse en langue française ; Arrigo
Arrighi, avocat et écrivain corse, batônnier des avocats de Bastia en 1853, puis substitut
et conseiller de la ville ; Paul Arrighi, né en 1895, professeur agrégé d’italien, auteur de
nombreuses études sur la Corse, cofondateur avec Antoine Bonifacio de la revue L’Annu
Corsu ; Victor Arrighi, animateur des