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Origine du nom de famille ARTAUD

De
2 pages
ARTAUD

A l’origine — Le patronyme Artaud provient d’un ancien nom de baptême d’origine
germanique Hartwaldo (de hard-, fort, et -waldan, gouverner), en vieux français
Hartaud. Les porteurs du nom Artaud sont aujourd’hui plus de 3 350 en France. Leurs
trois premiers départements d’implantation sont le Puy-de-Dôme, la Vienne et la Loire-
Atlantique.
Un diplomate écrivain — Alexis Artaud de Montor (1772-1849), né à Paris, a débuté
très jeune dans la diplomatie. En 1792, il est attaché à la légation en Suède, et part
combattre la Révolution dans l’armée de Condé. Envoyé en mission à Rome par les
princes, il s’y fait de nombreuses relations, et rentre en France en 1800. Il parvient à
obtenir un poste de secrétaire de diplomate en mission à Rome, puis de chargé d’affaires
en Toscane. À partir de 1807, il est nommé censeur impérial et ses loisirs lui permettent
de se consacrer à l’écriture. Il se rend célèbre par une traduction de La divine comédie
de Dante, et publie des ouvrages sur la peinture italienne et les catacombes de Rome. Il
revient à la diplomatie sous la Restauration et devient premier secrétaire à Vienne en
1816, puis à Rome de 1819 à 1830. Retiré après cette date, il publie plusieurs ouvrages
sur l’histoire des papes et contribue à la Biographie universelle de Michaud.
Torturé au Siam — Jean-Baptiste Artaud, originaire de Clermont-Ferrand, entra au
séminaire des Missions étrangères en 1758. Il fut ordonné prêtre à Juthia en 1764 et
enseigne au collège. Il se ...
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A
RTAUD
A l’origine —
Le patronyme Artaud provient d’un ancien nom de baptême d’origine
germanique Hartwaldo (de hard-, fort, et -waldan, gouverner), en vieux français
Hartaud. Les porteurs du nom Artaud sont aujourd’hui plus de 3 350 en France. Leurs
trois premiers départements d’implantation sont le Puy-de-Dôme, la Vienne et la Loire-
Atlantique.
Un diplomate écrivain —
Alexis Artaud de Montor (1772-1849), né à Paris, a débuté
très jeune dans la diplomatie. En 1792, il est attaché à la légation en Suède, et part
combattre la Révolution dans l’armée de Condé. Envoyé en mission à Rome par les
princes, il s’y fait de nombreuses relations, et rentre en France en 1800. Il parvient à
obtenir un poste de secrétaire de diplomate en mission à Rome, puis de chargé d’affaires
en Toscane. À partir de 1807, il est nommé censeur impérial et ses loisirs lui permettent
de se consacrer à l’écriture. Il se rend célèbre par une traduction de La divine comédie
de Dante, et publie des ouvrages sur la peinture italienne et les catacombes de Rome. Il
revient à la diplomatie sous la Restauration et devient premier secrétaire à Vienne en
1816, puis à Rome de 1819 à 1830. Retiré après cette date, il publie plusieurs ouvrages
sur l’histoire des papes et contribue à la Biographie universelle de Michaud.
Torturé au Siam —
Jean-Baptiste Artaud, originaire de Clermont-Ferrand, entra au
séminaire des Missions étrangères en 1758. Il fut ordonné prêtre à Juthia en 1764 et
enseigne au collège. Il se retira près de Ha-Tien lors de l’invasion du Siam par les
Birmans, mais le chef local le fait arrêter en 1768 avec Pigneau de Behaine, les accusant
d’avoir aidé un prince siamois à s’enfuir. Il eut beau clamer son innocence, il fut torturé,
puis emprisonné. Revenu à son collège, il subit l’invasion de pillards chinois et
cambodgiens fin 1769 et vit l’un de ses élèves massacré sous ses yeux. Malade, brutalisé
lors de l’attaque, il mourut deux semaines plus tard.
Député sous la Révolution —
Joseph Artaud de Blanval (1743-1810), né à Ambert
(Puy-de-Dôme), était cultivateur, négociant et maire de sa ville natale de 1788 à 1790.
Attiré par les idées de la Révolution, il a présidé le Club des jacobins d’Ambert. Député de
la Convention en 1792, il a voté la mort du roi Louis XVI. A nouveau député au Conseil
des anciens sous le Directoire, il n’accepta pas le coup d’État de Napoléon le 18 brumaire
et quitta définitivement la politique.
Un poète consumé —
La vie d’Antonin Artaud (1896-1948) a été toute entière marquée
par des troubles psychiques, qui l’ont amené à extérioriser ses souffrances dans une
immense œuvre poétique. Né à Marseille, il vint à Paris en 1924 et commença une
carrière d’acteur, surtout dans les films d’Abel Gance : Napoléon (1927) et Lucrèce Borgia
(1936). Parmi ses écrits, où il montre une quête d’absolu et un besoin d’exprimer son
expérience intérieure avec une totale sincérité, on peut citer : L’Ombilic des limbes
(1925), Le Pèse-nerfs (1925), L’Art et la mort (1929). Il se rendit au Mexique en 1936, et
expérimenta les effets hallucinogènes du peyotl trente ans avant Castaneda, chez les
Indiens Tarahumaras. Interné de 1937 à 1946, ses dernières œuvres évoluent entre une
extrême lucidité et un monde de phantasmes, comme il l’exprime dans Artaud le Momo
(1947).
Les Artaud dans l’histoire —
Citons aussi : François Artaud de Montauban d’Agoult
(1528-1567), officier sous François 1er, lieutenant au gouvernement du Lyonnais en 1561,
chassé de son poste en 1562 par un coup de force protestant du baron des Adrets ;
Gaspard Artaud de Montauban du Villard (1556-1636), capitaine calvinistes, qui prit part
aux guerres de religion dans les Alpes entre 1575 et 1605, où il fut gouverneur de Gap et
généralissime de Genève en 1602 ; Louis Artaud (1700-1768), né à Marseille, avocat et
procureur du roi à Marseille, membre de l’Académie de la ville et président à trois
reprises, auteur de deux Recueils de poésies françaises et provençales composés de 1722
à 1762 ; Pierre-Joseph Artaud