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Origine du nom de famille astruc

De
2 pages
astruc

A l’origine — Le nom Astruc, donné à l’origine comme sobriquet, vient du mot latin
astrucus qui veut dire né sous un bon astre, chanceux. Ce patronyme est assez fréquent
chez les Israélites. 3 700 Astruc existent en France aujourd’hui. Leur département de plus
forte implantation est celui de l’Hérault.
Grand savant ou médecin à la mode ? — Même si sa personnalité a provoqué des
polémiques, Jean Astruc, né à Sauve en 1684, reste un homme hors pair : médecin,
philosophe, exégète, pédagogue. Reçu docteur en médecine à Montpellier en 1703, il
rédigea très tôt de nombreux traités et engagea des débats avec ses aînés ou des
savants étrangers. La peste de Marseille de 1720 lui fournit l’occasion de défendre le
caractère contagieux de la maladie. Honneurs et pension du roi s’ensuivirent. Après avoir
passé un an en Pologne en tant que médecin consultant du roi Auguste II, Jean Astruc
fut nommé en 1730 professeur au Collège de France et médecin consultant du roi. Mais
son intérêt manifeste pour l’argent lui valut bientôt d’être décrit comme un médiocre
médecin, coqueluche des grandes dames et grands seigneurs, habile à récupérer les
successions. Il se trouva cependant mêlé à d’importantes querelles scientifiques, dont la
question de l’origine et de la contagion des maladies vénériennes. Le couronnement de
sa carrière de savant fut son admission à l’unanimité à l’Académie de médecine en 1743,
académie qu’il fréquenta assidument. Ses travaux de critique biblique, consacrés ...
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a
struc
A l’origine —
Le nom Astruc, donné à l’origine comme sobriquet, vient du mot latin
astrucus qui veut dire né sous un bon astre, chanceux. Ce patronyme est assez fréquent
chez les Israélites. 3 700 Astruc existent en France aujourd’hui. Leur département de plus
forte implantation est celui de l’Hérault.
Grand savant ou médecin à la mode ? —
Même si sa personnalité a provoqué des
polémiques, Jean Astruc, né à Sauve en 1684, reste un homme hors pair : médecin,
philosophe, exégète, pédagogue. Reçu docteur en médecine à Montpellier en 1703, il
rédigea très tôt de nombreux traités et engagea des débats avec ses aînés ou des
savants étrangers. La peste de Marseille de 1720 lui fournit l’occasion de défendre le
caractère contagieux de la maladie. Honneurs et pension du roi s’ensuivirent. Après avoir
passé un an en Pologne en tant que médecin consultant du roi Auguste II, Jean Astruc
fut nommé en 1730 professeur au Collège de France et médecin consultant du roi. Mais
son intérêt manifeste pour l’argent lui valut bientôt d’être décrit comme un médiocre
médecin, coqueluche des grandes dames et grands seigneurs, habile à récupérer les
successions. Il se trouva cependant mêlé à d’importantes querelles scientifiques, dont la
question de l’origine et de la contagion des maladies vénériennes. Le couronnement de
sa carrière de savant fut son admission à l’unanimité à l’Académie de médecine en 1743,
académie qu’il fréquenta assidument. Ses travaux de critique biblique, consacrés aux
sources de l’inspiration de Moïse pour la rédaction de la Genèse, sont encore aujourd’hui
jugés remarquables. Dans des champs d’intérêt aussi étendus que métaphysique, science
et histoire, la liste de ses contributions est impressionnante.
Un adversaire des Anglais aux Indes —
Le lieutenant Astruc se heurta aux Anglais
attaquant Pondichéry le 30 août 1748 mais put alors y sauver les canons. Capitaine en
1753, il commandait une troupe de quatre mille hommes, composée de blancs, de
marates et de cipayes. Il chercha à tenir tête aux Anglais lors des opérations contre
Trichinopoli mais, sans doute troublé par les ordres contradictoires de Dupleix, échoua au
Roc d’or en juin. Après une courte disgrâce, il revint servir sous les ordres de son propre
successeur, mais fut capturé par Lawrence en septembre.
Un grand rabbin défenseur du libéralisme religieux —
Elie-Aristide Astruc est né en
1831 d’une famille bordelaise depuis plusieurs générations. Rabbin adjoint à Paris en
1857, il devint aumônier de lycées et participa activement à la création de l’Alliance
israélite universelle. Il fut élu grand rabbin de Belgique en 1866 et, au cours de la guerre
de 1870, était membre du comité de protection des prisonniers. Il collabora à de
nombreuses publications, initiant les lecteurs non juifs à l’histoire et la doctrine d’Israël
dans le but d’accélérer le règne de la fraternité universelle.
Au beau milieu du jardin du Luxembourg —
Zacharie Astruc, peintre, statuaire et
écrivain né à Angers en 1837, figure dans le célèbre de tableau de Fantin-Latour, L’atelier
de Manet. L’un de ses bronzes, Le Marchand de masques, a été placé au jardin du
Luxembourg à Paris.
Un chantre de l’âme provençale —
Né à Marseille, Louis Astruc (1857-1904)
commença sa carrière comme journaliste. Très vite, il collabora aux périodiques en
langue provençale, tels Lou Pouvencau, La Cigalo d’or ou La Calanco. Il fonda le Zou en
1886. C’est lui qui, en 1877, alors membre de l’Athénée de Forcalquier, créa l’école de
félibres Scuola del mar. A l’âge de trente ans, il succéda à Théodore Aubanel comme
majoral du félibrige. La renaissance provençale doit beaucoup à son œuvre féconde de
poète passionné, sentimental et vigoureux.
Un précurseur de la Nouvelle Vague —
Né à Paris en 1923, Alexandre Astruc fait
partie de la génération féconde des réalisateurs français qui inaugurèrent un nouveau
style de cinéma dans les années 1950. C’est lui qui, jeune critique, définit en 1948 la
théorie de la “caméra stylo”. Parmi ses œuvres les plus connues, marquées par la
recherche formelle et la rigueur, on peut