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Origine du nom de famille AUDIGIER

De
2 pages
AUDIGIER

A l’origine— Le patronyme languedocien Audigier est l’un des multiples dérivés de
l’ancien nom de baptême d’origine germanique Aldhari, composé de ald-, vieux et -hari,
qui signifie armée.
La médaille de François d’Alençon — Richard Audigier était en 1544 affineur d’or et
d’argent à la Monnaie de Bourges. De 1547 à 1579, il y fut essayeur. Quand le roi Henri
III offrit le duché de Berry à son frère François d’Alençon en 1576, la ville de Bourges,
voulant honorer le duc, lui remit une médaille exécutée par la Monnaie et à laquelle
Richard Audigier avait participé.
Une lignée de qualité en Vivarais — La famille noble d’Audigier était originaire de
Saint-Paul-Trois-Châteaux en Dauphiné. Parmi ses membres, Jacques d’Audigier, qui se
maria en 1580, était écuyer au mandement de Vogué. Alexandre d’Audigier, bachelier en
droit, châtelain de Saint-Fortunat, eut pour petit-fils Henri d’Audigier, lui-même docteur
et avocat, juge de Gluyras, Saint-Fortunat et Bavas. Henri, en sa qualité de noble, assista
en 1679 aux états particuliers du Vivarais tenus à Tournon. Un descendant, Alexandre
d’Audigier, qui épousa en 1789 Anne de Meyssonnier de Châteauvieux, prit part aux
assemblées de la noblesse qui se tinrent cette année-là à Villeneuve-de-Berg. Grand-père
d’Henri (voir ci-dessous), il mourut en 1838.
Un plaisant chroniqueur — Henri comte d’Audigier (1828-1872), natif de Bourg-Saint-
Andéol, était le petit-fils d’Alexandre d’Audigier (voir ci-dessus). Ancien élève de ...
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A
UDIGIER
A l’origine—
Le patronyme languedocien Audigier est l’un des multiples dérivés de
l’ancien nom de baptême d’origine germanique Aldhari, composé de ald-, vieux et -hari,
qui signifie armée.
La médaille de François d’Alençon —
Richard Audigier était en 1544 affineur d’or et
d’argent à la Monnaie de Bourges. De 1547 à 1579, il y fut essayeur. Quand le roi Henri
III offrit le duché de Berry à son frère François d’Alençon en 1576, la ville de Bourges,
voulant honorer le duc, lui remit une médaille exécutée par la Monnaie et à laquelle
Richard Audigier avait participé.
Une lignée de qualité en Vivarais —
La famille noble d’Audigier était originaire de
Saint-Paul-Trois-Châteaux en Dauphiné. Parmi ses membres, Jacques d’Audigier, qui se
maria en 1580, était écuyer au mandement de Vogué. Alexandre d’Audigier, bachelier en
droit, châtelain de Saint-Fortunat, eut pour petit-fils Henri d’Audigier, lui-même docteur
et avocat, juge de Gluyras, Saint-Fortunat et Bavas. Henri, en sa qualité de noble, assista
en 1679 aux états particuliers du Vivarais tenus à Tournon. Un descendant, Alexandre
d’Audigier, qui épousa en 1789 Anne de Meyssonnier de Châteauvieux, prit part aux
assemblées de la noblesse qui se tinrent cette année-là à Villeneuve-de-Berg. Grand-père
d’Henri (voir ci-dessous), il mourut en 1838.
Un plaisant chroniqueur —
Henri comte d’Audigier (1828-1872), natif de Bourg-Saint-
Andéol, était le petit-fils d’Alexandre d’Audigier (voir ci-dessus). Ancien élève de l’Ecole
normale supérieure (1849), après un début de carrière universitaire, il se consacra à
l’écriture dans des revues telles que le Journal général de l’Instruction publique, le
Journal de la propriété littéraire ou la Revue française. Devenu collaborateur exclusif de la
Patrie, il y tenait les rubriques de critique littéraire et la chronique. C’est à ce titre qu’il
suivit en 1859 l’expédition d’Italie. Il a publié ses souvenirs de chroniqueur parisien en
1859, intitulés La vie de garçon - tableaux de mœurs et croquis enlevés -, et fut l’auteur
de plusieurs ouvrages dont Procès d’outre-tombe, Joseph Lesurques contre le comte
Siméon en 1861 et L’histoire du chevalier Pierre Terrail, seigneur de Bayart en 1862.
Le poète député très actif —
Après ses études de droit, Georges Audigier (1863-1925)
fut nommé chef de cabinet du préfet d’Eure-et-Loir en 1889 et remplit cette fonction
jusqu’en 1893. Alors sous-préfet de Nogent-le-Rotrou puis de Senlis en 1899, révoqué par
Waldeck-Rousseau, il s’inscrivit au barreau de Paris. Elu conseiller municipal à Senlis en
1900 puis député de 1902 à 1906, il fit de nombreuses interventions à la tribune : sur la
réforme des justices de paix, la franc-maçonnerie, l’introduction du sucre dans
l’alimentation des chevaux de l’armée, les caisses de retraite ouvrières. Poète à ses
heures, Georges Audigier publia sous son nom Les Rêveuses (1885) et La ville au bois
charmant (1912) ; il prit le pseudonyme de Châteauvieux pour faire paraître Casque et
sabre en 1894 et Réservistes en 1898.
Les Audigier dans l’histoire —
Parmi les autres personnages notables qui ont porté ou
portent ce nom, citons : Pierre Audigier, chanoine de la cathédrale de Clermont, mort en
1744, qui poursuivit l’œuvre d’historien de son père Jacques, né en 1619, Histoire civile,
littéraire et religieuse de la province de l’Auvergne, manuscrit que l’on trouve à la
Bibliothèque nationale ; S. Audigier, né en Charente, curé de Saint-Laurent de Paris,
condamné à mort à la Révolution ; l’inspecteur général de l’Instruction publique Hubert
Audigier, né en 1921, traducteur de romans américains (1950-1955) ; etc.
Autres noms de même signification :
Aldiguier (20, Hérault), Audigé (200, Paris),
Audiger (600, Indre-et-Loire), Audiget (30, Paris), Audigier (1 600, Ardèche), Audigué
(100, Vienne), Audiguer (20, Indre-et-Loire), Audiguier (150, Aveyron)...© Archives &
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