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Origine du nom de famille BADIN

De
2 pages
BADIN

A l’origine— Badin est issu du verbe badiner datant du XVIème siècle et qui veut dire
plaisanter. A l’origine, ce sobriquet fut donné à quelqu’un d’humeur plaisante, légère.
Près de 3 000 Badin vivent aujourd’hui en France. Leurs trois premiers départements
d’implantation sont, dans l’ordre : l’Isère, l’île de la Réunion et la Savoie.
La chasse au mandat — Pierre-Servais Badin (1747-1818), avocat et fils d’avocat, était
représentant de la commune de Paris en 1789 mais n’y resta qu’un mois. En 1791, il
échoua dans sa tentative d’obtenir la place de substitut du commissaire du roi près le
tribunal de cassation. Il tenta alors sa chance lors de l’élection des administrateurs du
département de Paris mais toujours sans succès. Nouvelle tentative en 1792 pour
l’élection des juges suppléants des tribunaux de Paris. Il l’emporta enfin sur Billaud-
Varenne en raison de sa modération. Il n’occupa néanmoins pas longtemps sa fonction,
ayant déplu par la lecture d’une lettre adressée au président de l’Assemblée et contenant
une leçon de morale. Pierre-Servais Badin reprit sa charge d’avocat sous l’Empire.
Missionnaire chez les Peaux-Rouges — Etienne-Théodore Badin (1768-1853), entré
au séminaire d’Orléans en 1789, s’embarqua dès 1792 pour les Etats-Unis. Il y fut le
premier prêtre ordonné, en charge des catholiques dispersés dans le Kentucky. De 1819
à 1828, il revint en France rassembler des fonds pour ses missions. Il parcourut ensuite
inlassablement les territoires de ...
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B
ADIN
A l’origine—
Badin est issu du verbe badiner datant du XVIème siècle et qui veut dire
plaisanter. A l’origine, ce sobriquet fut donné à quelqu’un d’humeur plaisante, légère.
Près de 3 000 Badin vivent aujourd’hui en France. Leurs trois premiers départements
d’implantation sont, dans l’ordre : l’Isère, l’île de la Réunion et la Savoie.
La chasse au mandat —
Pierre-Servais Badin (1747-1818), avocat et fils d’avocat, était
représentant de la commune de Paris en 1789 mais n’y resta qu’un mois. En 1791, il
échoua dans sa tentative d’obtenir la place de substitut du commissaire du roi près le
tribunal de cassation. Il tenta alors sa chance lors de l’élection des administrateurs du
département de Paris mais toujours sans succès. Nouvelle tentative en 1792 pour
l’élection des juges suppléants des tribunaux de Paris. Il l’emporta enfin sur Billaud-
Varenne en raison de sa modération. Il n’occupa néanmoins pas longtemps sa fonction,
ayant déplu par la lecture d’une lettre adressée au président de l’Assemblée et contenant
une leçon de morale. Pierre-Servais Badin reprit sa charge d’avocat sous l’Empire.
Missionnaire chez les Peaux-Rouges —
Etienne-Théodore Badin (1768-1853), entré
au séminaire d’Orléans en 1789, s’embarqua dès 1792 pour les Etats-Unis. Il y fut le
premier prêtre ordonné, en charge des catholiques dispersés dans le Kentucky. De 1819
à 1828, il revint en France rassembler des fonds pour ses missions. Il parcourut ensuite
inlassablement les territoires de l’Indiana et de l’Illinois, se consacrant presque
exclusivement aux Indiens. Il voyageait à cheval, accompagné d’interprètes pour pouvoir
communiquer avec les tribus, telle Angélique Campeaux, une riche dame pieuse. Il visita
aussi les communautés des villages de Chicago, South-Bend, Fort-Wayne et fonda
l’orphelinat de Sainte-Marie-des-Lacs dans l’Indiana, en un lieu qui deviendrait l’université
Notre-Dame. A soixante-huit ans, il se retira à Cincinnati auprès d’un ami, Mgr Purcell,
fondateur de l’évêché. Après sa mort, en 1906, ses restes furent transférés à l’université
Notre-Dame, dans un oratoire devenu un important lieu de pélerinage.
Le passé leçon de l’avenir —
Ernest Badin (1813-1848), natif d’Auxerre, fut très tôt un
innovateur en pédagogie. Instituteur à Versailles, il imagina un plan original pour ses
classes et rencontra un tel succès qu’à vingt-cinq ans, il fut nommé directeur de l’école
normale d’Auxerre, établissement déclaré alors “hors ligne”. Ernest Badin prônait, pour
l’analyse des faits politiques dans la formation des maîtres et des élèves, la recherche des
faits de civilisation et considérait que l’apprentissage de l’histoire devait servir d’appui à la
réflexion sur l’avenir. En collaboration avec Quantin, il prépara la publication d’une série
de géographies départementales, dont le premier titre était l’Yonne. Vingt volumes
parurent. Bien qu’affaibli par la maladie et une activité intense, Badin se présenta en
1848 aux élections à l’Assemblée mais sans succès. Il critiqua, dans un article de
L’Illustration, les ministres de l’Instruction publique : Qu’a-t-on fait et que veut-on faire
pour l’enseignement primaire ?
Romancier de l’actualité —
Adolphe Badin, fils d’Ernest (voir ci-dessus), est né à
Auxerre en 1831. Sa première comédie, en 1862, s’intitulait : Garde-toi, je me garde. De
son engagement dans les bataillons de marche de la garde nationale durant la guerre de
1870, il tira un roman, Petits côtés d’un grand drame (1882). Voyageur en Algérie, en
Russie, il exploita sa documentation dans plusieurs ouvrages romancés : Marie Chassaing,
épisodes de la vie des Alsaciens-Lorrains en Algérie en 1875, Un parisien chez les Russes
et Minime et Pojarski en 1893. Secrétaire de rédaction de la Nouvelle Revue, il aimait
utiliser l’actualité comme fondement de ses livres ; en 1897, il publia ainsi : Une famille
parisienne à Madagascar avant et pendant l’expédition.
Les Badin dans l’histoire —
Citons aussi : trois Badin, deux prêtres de l’Isère, Joseph
et Jean-Baptiste, et un huissier de Lyon, François-Pierre, jugés contre-révolutionnaires et
guillotinés en 1794 ; Pierre-Adolphe Badin (1805-1877), peintre auxerrois qui