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Origine du nom de famille BADUEL

De
2 pages
BADUEL
A l’origine — Le nom Baduel, de l’occitan badolh, “qui ouvre l’œil”, désignait à l’origine
un individu particulièrement vigilant, aux aguets, et devait être un surnom de guetteur.
Ce nom de famille est actuellement porté par plus de 1 700 personnes en France, surtout
présentes dans le Cantal et dans le Lot-et-Garonne, même si on observe une importante
migration vers les Hauts-de-Seine.
Un architecte de la Renaissance — Un Baduel, né au début du XVIème siècle, très
probablement à Bournazel, dans l’Aveyron, appartenait à une famille mentionnée dans les
archives de ce bourg dès 1525, puis en 1594 et 1637. Grâce à la protection du seigneur
de Bournazel, il partit travailler en Italie et, en 1545, construisit le château de Bournazel.
On a dit de ce château, en partie détruit à la Révolution, qu’il était un “splendide
monument, et qu’il eût pu être la demeure d’un prince”. L’architecte, décédé, semble-t-il,
des suites d’une chute pendant les travaux, n’avait pu cependant achever son œuvre.
Des Baduel protestants — Le latiniste et pédagogue Claude Baduel (1491-1561), né à
Nîmes, fréquenta, à Paris, la cour de Marguerite de Navarre. Professeur de littérature au
Collège royal en 1539, il dirigea l’université de Nîmes. Il fut destitué, en 1548, comme
hérétique, après d’interminables et violentes luttes intestines contre son rival, le
philosophe catholique Bigot. En mai 1555, il fut reçu bourgeois de Genève où il s’était
réfugié quatre ans plus tôt, fut élu pasteur de ...
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B
ADUEL
A l’origine — Le nom Baduel, de l’occitan badolh, “qui ouvre l’œil”, désignait à l’origine
un individu particulièrement vigilant, aux aguets, et devait être un surnom de guetteur.
Ce nom de famille est actuellement porté par plus de 1 700 personnes en France, surtout
présentes dans le Cantal et dans le Lot-et-Garonne, même si on observe une importante
migration vers les Hauts-de-Seine.
Un architecte de la Renaissance —
Un Baduel, né au début du XVIème siècle, très
probablement à Bournazel, dans l’Aveyron, appartenait à une famille mentionnée dans les
archives de ce bourg dès 1525, puis en 1594 et 1637. Grâce à la protection du seigneur
de Bournazel, il partit travailler en Italie et, en 1545, construisit le château de Bournazel.
On a dit de ce château, en partie détruit à la Révolution, qu’il était un “splendide
monument, et qu’il eût pu être la demeure d’un prince”. L’architecte, décédé, semble-t-il,
des suites d’une chute pendant les travaux, n’avait pu cependant achever son œuvre.
Des Baduel protestants —
Le latiniste et pédagogue Claude Baduel (1491-1561), né à
Nîmes, fréquenta, à Paris, la cour de Marguerite de Navarre. Professeur de littérature au
Collège royal en 1539, il dirigea l’université de Nîmes. Il fut destitué, en 1548, comme
hérétique, après d’interminables et violentes luttes intestines contre son rival, le
philosophe catholique Bigot. En mai 1555, il fut reçu bourgeois de Genève où il s’était
réfugié quatre ans plus tôt, fut élu pasteur de villages des environs, puis nommé
professeur de philosophie à l’Académie de Genève en 1560. Son fils, le pasteur Paul
Baduel, né en 1543 et mort après 1626, fit ses études à Genève avant d’exercer à Issoire
en 1572. La tradition raconte qu’il apprit, en septembre de la même année, le macabre
projet d’une Saint-Barthélémy en Auvergne et qu’il en avertit ses coreligionnaires, avant
de fuir à Genève avec certains d’entre eux. Revenu en France en 1585, où il fut élu
pasteur, notamment à Collanges, dans le Puy-de-Dôme, et à Bergerac, il mourut dans la
pauvreté à quatre-vingt-trois ans.
Un abbé malchanceux —
L’abbé Antoine Baduel (1739- 1792), né à Saint-Flour, fut le
dernier supérieur de la communauté de Sainte-Barbe à Paris. Loué pour son extrême
bonté, que d’aucuns qualifièrent de faiblesse de caractère, ce prêtre nourrissait une
passion si dévorante pour le théâtre qu’elle lui causa de sérieuses tracasseries judiciaires.
Au début du mois de mai 1774, alors que Louis XV entrait en agonie, l’abbé avait eu la
mauvaise idée d’organiser une fête et ne jugea pas utile de l’annuler. Ses collaborateurs
et lui-même furent cités en justice, la communauté condamnée à mille écus d’amende, et
la maison de Gentilly, lieu des distractions, confisquée pour dix ans. Les spectacles
reprirent heureusement avec l’avénement de Louis XVI. A la Révolution, devenu prêtre
réfractaire, il voulut quitter la France après les massacres de septembre 1792, et fit appel
à l’un de ses cousins, Pierre Bardol, ex-commandant de la garde nationale de Saint-Flour
et patriote zélé. Celui-ci l’attira dans un traquenard et le tua, le 14 septembre 1792, vers
4 heures du matin, dans un des fossés qui bordait le cours La Reine, aux Champs-
Elysées. Des ouvriers y retrouvèrent le corps du malheureux abbé.
Les Baduel dans l’histoire —
De nombreux Baduel ont laissé un nom dans l’histoire,
parmi lesquels : Jean Baduel, juge au marquisat de Bournazel en 1668 ; le magistrat et
sénateur Antoine Baduel, né en 1844 à Saint-Flour, et mort après 1914, juge à Saint-
Flour, président du tribunal de Thiers en 1883, conseiller honoraire à la cour de Riom en
1892, élu sénateur du Cantal, dans le camp de la gauche démocratique, en 1891, puis
réélu en 1894 ; l’évêque de Saint-Flour Mgr Baduel (1818-1891), né au château
d’Oustrac, à Laguiole, en Aveyron ; son neveu, le bonapartiste et député de l’Aveyron
Marie-Joseph-Léon Baduel d’Oustrac (1843-1883), gendre du sénateur Meyrand, élu
député de droite d’Espallon en 1877 ; le pharmacien et député du Cantal Ferdinand
Baduel, né à Valuéjols, dans le Cantal, en 1859, élu maire de Condat, dans
l’arrondissement de Murat, conseiller général et député radical du Cantal en 1906, réélu
deux fois, en 1910 et en