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Origine du nom de famille BARBET

De
2 pages
BARBET

A l’origine — Le patronyme Barbet a tout simplement désigné à l’origine un homme
barbu. On compte aujourd’hui environ 6 500 porteurs de ce nom, répartis un peu partout
en France.
Des fabriques d’indiennes en Normandie — Descendant d’une famille de huguenots
prédicants du pays de Caux, Juste Barbet (1756-1813) monta une fabrique d’impressions
sur étoffes à Bolbec, une fabrique d’indienne dans la vallée de Darnétal, puis une autre à
Déville, qui allait lui survivre pendant près d’un siècle, sous la direction de ses fils cadets.
Son fils aîné plaça quant à lui ses capitaux dans l’indiennerie qu’Oberkampf avait installée
à Jouy et prit le nom de Barbet de Jouy. Il fut aussi consul de France à l’île Maurice et à
Brême. Enfin, Barbet de Jouy compte parmi les ancêtres de l’académicien Jean
d’Ormesson.
Deux frères passionnés d’économie — Frères de Barbet de Jouy (voir ci-dessus),
Auguste et Henri Barbet firent aussi parler d’eux. Auguste Barbet (1791-1872) se
préoccupa principalement de questions politiques et sociales, publiant : Réforme politique
ou organisation d’une nouvelle forme unitaire et gouvernementale (1840), Système social
et responsabilité de l’homme (1846)... Ses thèses sur la répression de la mendicité ou la
“régénération morale” des prisonniers de droit commun furent appliquées avec succès en
Normandie. Il organisa à Rouen une banque d’escompte, étudia une police fixant les
droits et devoirs réciproques des patrons et des ouvriers, rêva d’améliorer le ...
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B
ARBET
A l’origine —
Le patronyme Barbet a tout simplement désigné à l’origine un homme
barbu. On compte aujourd’hui environ 6 500 porteurs de ce nom, répartis un peu partout
en France.
Des fabriques d’indiennes en Normandie —
Descendant d’une famille de huguenots
prédicants du pays de Caux, Juste Barbet (1756-1813) monta une fabrique d’impressions
sur étoffes à Bolbec, une fabrique d’indienne dans la vallée de Darnétal, puis une autre à
Déville, qui allait lui survivre pendant près d’un siècle, sous la direction de ses fils cadets.
Son fils aîné plaça quant à lui ses capitaux dans l’indiennerie qu’Oberkampf avait installée
à Jouy et prit le nom de Barbet de Jouy. Il fut aussi consul de France à l’île Maurice et à
Brême. Enfin, Barbet de Jouy compte parmi les ancêtres de l’académicien Jean
d’Ormesson.
Deux frères passionnés d’économie —
Frères de Barbet de Jouy (voir ci-dessus),
Auguste et Henri Barbet firent aussi parler d’eux. Auguste Barbet (1791-1872) se
préoccupa principalement de questions politiques et sociales, publiant : Réforme politique
ou organisation d’une nouvelle forme unitaire et gouvernementale (1840), Système social
et responsabilité de l’homme (1846)... Ses thèses sur la répression de la mendicité ou la
“régénération morale” des prisonniers de droit commun furent appliquées avec succès en
Normandie. Il organisa à Rouen une banque d’escompte, étudia une police fixant les
droits et devoirs réciproques des patrons et des ouvriers, rêva d’améliorer le sort des
masses par de nouvelles organisations sociales et souhaita la constitution d’associations
communales de crédit pour les plus pauvres. Il fut l’exécuteur testamentaire de
Lamennais. Son frère Henri, directeur de l’usine familiale et président du conseil
d’administration de la banque de Rouen, devint en 1830 maire de cette ville, qu’il sut
embellir. On lui doit la création des quais, des voies d’accès au port, des entrepôts, de la
douane, de la bourse de commerce ou du musée d’antiquités et d’histoire naturelle. Elu
député en 1831, il fut créé pair de France en 1846.
La “dernière victime du dernier tyran de la France” —
Né à Tours en 1770, V.
Barbet du Bertrand quitta, lors de la Révolution française, l’état religieux pour se marier.
Administrateur du district de Bapaume de 1792 à 1794, il fit parvenir aux jacobins un
Almanach philosophique de sa rédaction où il présentait des “réflexions historico-
philosophico-comiques sur le costume ecclésiastique et les cérémonies religieuses, par
Barbet, dernière victime du dernier tyran de la France”. Il multiplia les écrits dans la
presse sous le Directoire et se chargea de la rédaction des Tableaux décadaires. Enfin, il
fit paraître quantité d’ouvrages pseudo-historiques, des romans et des pièces de théatre
aux succès des plus variables. Il mourut alors qu’il mettait la dernière main à un
dictionnaire des révolutions.
Ponts, monte-charge et cylindres de presse —
L’ingénieur Alexandre Barbet (1850-
1931) construisit sur la Loire les ponts de Mauves, Thouaré, Nantes, Blois et Saumur. Il
acheva les ponts sur la Meuse à Rotterdam, le pont de chemin de fer sur le Danube à
Pest mais fabriqua aussi des ascenseurs hydrauliques et des monte-charge. Parti pour
l’Amérique du Sud à la fin du siècle, il y travailla pour les chemins de fer puis devint
administrateur du port de Rosario. Il a obtenu en 1889 un prix pour ses travaux sur les
cylindres de presse.
Les Barbet dans l’histoire —
Citons encore : Jean Barbet de Lyon, tailleur d’images en
bronze de la fin du XVème siècle ; l’architecte Jean Barbet, né en 1591, qui créa pour le
cardinal de Richelieu la ville qu’il souhaitait faire bâtir à côté de son château et construisit
l’un des clochers de la cathédrale d’Orléans ; Jean-François Barbet (1799-1880), qui créa
en 1840 un pensionnat renommé pour la préparation aux grandes écoles ; le
conservateur du musée du Louvre Henri Barbet de Jouy (1812-1896), qui sut protéger
ses collections lors de la Commune de 1871 ; Charles-Eugène Barbet de Vaux (1825-
1881), qui réorganisa pour le baron Haussmann la comptabilité de la préfecture de la