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Origine du nom de famille BARET

De
2 pages
BARET

A l’origine— Baret peut être issu d’un ancien nom de personne d’origine germanique,
Baro, de ber qui veut dire ours. Mais ce mot peut également désigner l’ancien français
bare désignant une maison clôturée d’une barrière et par extension son habitant. Plus de
5 000 Baret vivent actuellement sur le territoire français, principalement dans le sud de la
France et sur l’île de la Réunion.
Voyageur ou voyageuse ? — Jeanne Baret (1740-1795) fut engagée comme servante
en 1764 par le botaniste Philibert Commerson, probablement sensible à ses charmes. Le
savant, embarquant pour les mers du Sud sur la Boudeuse avec Bougainville, quitta la
jeune femme en lui léguant rente et meubles. Il arriva à bord avec un jeune valet de
bonne mine, du nom de Bonnefoy, qui le seconda avec beaucoup de compétence dans
ses classements botaniques. Après l’Amérique du Sud et le détroit de Magellan, ils
parvinrent à T ahiti. Les indigènes reconnurent dans le valet un être féminin, et Bonnefoy
dut avouer n’être autre que... Jeanne : enflammée par la passion des voyages, elle avait,
disait-elle, réussi à tromper son ancien maître en se présentant à lui à Rochefort.
Commerson mourut à Madagascar. Jeanne épousa un soldat puis revint en France.
Un jacobin de Bruxelles — Jean-François Baret (1756-1800) se fixa à Malines et y
fonda deux publications conservatrices, Le Courrier de l’Escaut et les Annales de la
monarchie. L’arrivée des troupes de Dumouriez le fit basculer vers la Révolution ; ...
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B
ARET
A l’origine—
Baret peut être issu d’un ancien nom de personne d’origine germanique,
Baro, de ber qui veut dire ours. Mais ce mot peut également désigner l’ancien français
bare désignant une maison clôturée d’une barrière et par extension son habitant. Plus de
5 000 Baret vivent actuellement sur le territoire français, principalement dans le sud de la
France et sur l’île de la Réunion.
Voyageur ou voyageuse ? —
Jeanne Baret (1740-1795) fut engagée comme servante
en 1764 par le botaniste Philibert Commerson, probablement sensible à ses charmes. Le
savant, embarquant pour les mers du Sud sur la Boudeuse avec Bougainville, quitta la
jeune femme en lui léguant rente et meubles. Il arriva à bord avec un jeune valet de
bonne mine, du nom de Bonnefoy, qui le seconda avec beaucoup de compétence dans
ses classements botaniques. Après l’Amérique du Sud et le détroit de Magellan, ils
parvinrent à Tahiti. Les indigènes reconnurent dans le valet un être féminin, et Bonnefoy
dut avouer n’être autre que... Jeanne : enflammée par la passion des voyages, elle avait,
disait-elle, réussi à tromper son ancien maître en se présentant à lui à Rochefort.
Commerson mourut à Madagascar. Jeanne épousa un soldat puis revint en France.
Un jacobin de Bruxelles —
Jean-François Baret (1756-1800) se fixa à Malines et y
fonda deux publications conservatrices, Le Courrier de l’Escaut et les Annales de la
monarchie. L’arrivée des troupes de Dumouriez le fit basculer vers la Révolution ; élu
président du club des Jacobins de Bruxelles, il fut en février 1793 délégué à la Convention
nationale où il prononça un discours. D’abord membre du Conseil de sûreté générale de
la république belge et commissaire du pouvoir exécutif dans le département de la Lys, il y
fut élu au Conseil des Anciens en 1798. Ses interventions – sur le boycottage des
marchandises anglaises et sur la liberté de la presse – étaient vigoureuses, et il rejetait
l’idée d’une paix prématurée. Il procéda à l’épuration des administrations dans le Nord,
après le 18 brumaire. Malade, il mourut à Valenciennes en pleine activité.
La passion espagnole —
Eugène Baret, né à Bergerac en 1816, pourvu de deux
doctorats ès lettres, obtint en 1854 la chaire de littérature étrangère à la faculté de
Clermont-Ferrand. Parfaitement hispanophone, il accepta en 1866 le ministère de
l’Instruction publique de l’Empire du Mexique et prépara sa mission. Son départ fut
toutefois compromis par la situation politique mexicaine et, en compensation, on le
nomma doyen de la Faculté. Il était en 1878 inspecteur général de l’instruction primaire
mais, ne voulant pas soutenir la politique des cabinets républicains, il dut prendre sa
retraite prématurément. Ses travaux, de très haute tenue, l’ont conduit en particulier à
l’étude de la littérature médiévale française – dont la Chanson de Roland – dans ses
rapports
avec
l’Espagne
et
à
celle
de
l’unité
méditerranéenne
provençale,
languedocienne et catalane. Il traduisit également Lope de Vega et Sidoine Apollinaire.
Défenseur des empoisonneurs —
Félix Baret (1845-1922) fit ses débuts au barreau de
Marseille en plaidant – avec succès – la défense de l’herboriste Joye accusé dans l’affaire
des empoisonneurs. Capitaine de mobiles durant la guerre de 1870, il obtint la peine
capitale, en tant que commissaire du gouvernement, contre des gardes insurgés qui
avaient assassiné le commandant Arnaud à Lyon. Après la guerre, soutenu par Gambetta,
il mena une carrière politique à Marseille dont il fut maire à deux reprises. A son actif : la
transformation du cours Belsune, la construction de la Bourse du travail, première en
France, et la mise en place d’un réseau d’égouts. En 1892, il se consacra exclusivement
au barreau et au conseil général, où son fils Auguste le remplaça en 1919.
Les Baret dans l’histoire —
Citons également : Jacques Baret, seigneur de La
Galanderie (1579-1650), avocat et écrivain, auteur du Chant du coq françois, où sont
rapportées les prophéties d’un ermite allemand en 1621 ; Paul Baret de Villaucourt (1728-
vers 1795), auteur de pièces de théâtre et de romans