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Origine du nom de famille BARRAL

De
2 pages
BARRAL

A l’origine — Le mot barral désignait autrefois en occitan un baril. Par extension, il a été
donné comme patronyme aux fabricants ou aux marchands de barils. On compte
actuellement environ 4 300 porteurs du nom Barral en France.
Meilleur que Cassini ! — Le général André-Horace-François Barral de Rochechinard,
né à Grenoble en 1743, dut délimiter dans les années 1770 les frontières de la Provence,
du Dauphiné et de la Bourgogne. A l’issue, il rédigea des Mémoires sur la chaîne des
Alpes et put corriger des erreurs faites par Cassini dans ses cartes. Il prit part à la guerre
d’Indépendance d’Amérique, passa général sous la Révolution mais, dénoncé comme
aristocrate par la société populaire de Grenoble, il fut suspendu et dut s’enfuir à
l’étranger. Il ne revint en France qu’après le coup d’Etat de Bonaparte. Préfet du Cher de
1905 à 1913, créé baron d’Empire en 1809, il publia de nombreux travaux sur les
antiquités et l’économie du Berry. Il mourut à Voiron en 1829.
Le découvreur de la nicotine — C’est à Jean-Augustin Barral (1819-1884), ingénieur
chimiste dans l’administration des tabacs, que revient le mérite d’avoir découvert la
nicotine et ses caractéristiques. Professeur de physique-chimie à Sainte-Barbe (1841-
1852) et à Polytechnique (1845-1849), il travailla ensuite avec Arago et Bixio. Il fit une
ascension en ballon dans les hautes régions atmosphériques, des relevés météorologiques
et publia un nombre considérable d’articles dans des revues d’agriculture ...
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B
ARRAL
A l’origine —
Le mot barral désignait autrefois en occitan un baril. Par extension, il a été
donné comme patronyme aux fabricants ou aux marchands de barils. On compte
actuellement environ 4 300 porteurs du nom Barral en France.
Meilleur que Cassini ! —
Le général André-Horace-François Barral de Rochechinard,
né à Grenoble en 1743, dut délimiter dans les années 1770 les frontières de la Provence,
du Dauphiné et de la Bourgogne. A l’issue, il rédigea des Mémoires sur la chaîne des
Alpes et put corriger des erreurs faites par Cassini dans ses cartes. Il prit part à la guerre
d’Indépendance d’Amérique, passa général sous la Révolution mais, dénoncé comme
aristocrate par la société populaire de Grenoble, il fut suspendu et dut s’enfuir à
l’étranger. Il ne revint en France qu’après le coup d’Etat de Bonaparte. Préfet du Cher de
1905 à 1913, créé baron d’Empire en 1809, il publia de nombreux travaux sur les
antiquités et l’économie du Berry. Il mourut à Voiron en 1829.
Le découvreur de la nicotine —
C’est à Jean-Augustin Barral (1819-1884), ingénieur
chimiste dans l’administration des tabacs, que revient le mérite d’avoir découvert la
nicotine et ses caractéristiques. Professeur de physique-chimie à Sainte-Barbe (1841-
1852) et à Polytechnique (1845-1849), il travailla ensuite avec Arago et Bixio. Il fit une
ascension en ballon dans les hautes régions atmosphériques, des relevés météorologiques
et publia un nombre considérable d’articles dans des revues d’agriculture ou de chimie.
Son fils Georges, né en 1842, fut chargé dès 1862 de la direction de la Presse scientifique
des Deux-Mondes et d’un Almanach Barral. Son autre fils, Jacques, né en 1844,
spécialiste des engrais, des eaux pluviales et des aliments pour bétail, prit la direction du
laboratoire de chimie créé par son père.
Une parenté inattendue —
Saviez-vous que les Barral sont alliés aux parfumeurs
Guerlain ? Monique de Barral de Montauvrard est en effet l’épouse de Jean-Paul
Guerlain, né en 1937.
Digne du nom de sans-culotte —
Né à Grenoble en 1742, Joseph-Marie de Barral
devint conseiller au parlement de Grenoble à vingt ans, puis président à vingt-huit.
Libéral et franc-maçon, il se montra partisan des idées de la Révolution et fut élu maire
de Grenoble de 1790... à 1794, un décret interdisant à tous les ex-nobles l’exercice de
charges publiques. A sa demande, le conseil de la commune attestera cependant “qu’il
était digne du nom de sans-culotte”. Redevenu maire de Grenoble en 1800, il fut aussi
président du tribunal d’appel de l’Isère, député en 1804, premier président de cour en
1811, nommé baron puis comte de l’Empire... Il mourut en 1828.
Les Barral dans l’histoire —
Parmi les autres personnages notables ayant pu faire
parler d’eux au cours des siècles, citons : l’avocat de Voiron en Dauphiné Gaspard Barral,
anobli en 1643 ; François Barral, président au parlement de Grenoble, auteur d’un traité
sur le droit de vente en 1640 ; son fils Joseph Barral, commandant en Dauphiné ;
l’évêque de Castres Jean-Sébastien-François de Barral (1710-1773), qui développa
l’enseignement des filles, les soins gratuits pour les indigents, créa une école
d’accouchement et un entrepôt de grains et améliora la voirie de Castres et alentours ;
l’évêque de Troyes Claude-Mathias-Joseph de Barral (1714-1803), qui tenta d’interdire
l’inhumation de Voltaire à l’abbaye de Scellières ; l’abbé Pierre Barral, dont l’ouvrage
majeur reste un Dictionnaire des hommes illustres (1758) ; l’industriel Pierre de Barral
(1745-1822), “fournisseur de boulets de canon pour l’armée des Alpes” en 1793,
chambellan de Jérôme, roi de Westphalie et baron de l’Empire ; l’archevêque de Tours
Joseph de Barral (1746-1816), aumônier de l’impératrice Joséphine ; le comte Hippolyte
de Barral (1787-1856), page de Napoléon Ier, aide de camp de Masséna, sénateur de
l’Isère sous le Second Empire ; son fils, le diplomate Jean Barral, marquis de Montferrat,
dont l’épouse était la gouvernante