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Origine du nom de famille BARRAT

De
2 pages
BARRAT
A l’origine — Ce nom a désigné au Moyen Age celui qui portait un vêtement rayé ou
bariolé — souvent signe d’exclusion à cette époque. Dérivant du mot barre, ce nom de
famille a pu aussi désigner à l’origine ceux qui habitaient une maison entourée d’une
clôture. Il y a aujourd’hui plus de 3 000 personnes qui portent ce nom en France. Leurs
deux principaux départements d’implantation sont le Puy-de-Dôme et la Creuse, avec une
émigration importante vers Paris.
Un explorateur du XIXème — Maurice-Georges Barrat (1868-1896), né à Toulouse, fut
admis à l’Ecole polytechnique en 1888, fit un stage à l’Ecole des mines de 1890 à 1892 et
partit ensuite au Congo où il devait étudier la géologie et les ressources minières du pays.
Débarqué à Libreville en juillet 1893, il se rendit au cap Lopez et remonta le fleuve
Ogôoué en baleinière jusqu’aux rapides de N’Djolé. Il parvint en pirogue à Franceville, fit
demi-tour et se dirigeant vers la côte, traversa la dense forêt équatoriale. Il explora les
contreforts sud des Monts de Cristal, le village de Monenda, où il lia connaissance avec le
roi des Akalais, Montemba, les sources et la rive nord du fleuve Como jusqu’à Libreville,
atteinte en décembre 1893, reliant ainsi par voie de terre Franceville et la côte. Rentré en
France en janvier 1894, il fit en avril un compte-rendu de son voyage lors d’une
conférence à la Société de géographie. Nommé inspecteur des travaux publics des
colonies, il fut envoyé en mission à la Réunion, à ...
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B
ARRAT
A l’origine — Ce nom a désigné au Moyen Age celui qui portait un vêtement rayé ou
bariolé — souvent signe d’exclusion à cette époque. Dérivant du mot barre, ce nom de
famille a pu aussi désigner à l’origine ceux qui habitaient une maison entourée d’une
clôture. Il y a aujourd’hui plus de 3 000 personnes qui portent ce nom en France. Leurs
deux principaux départements d’implantation sont le Puy-de-Dôme et la Creuse, avec une
émigration importante vers Paris.
Un explorateur du XIXème —
Maurice-Georges Barrat (1868-1896), né à Toulouse, fut
admis à l’Ecole polytechnique en 1888, fit un stage à l’Ecole des mines de 1890 à 1892 et
partit ensuite au Congo où il devait étudier la géologie et les ressources minières du pays.
Débarqué à Libreville en juillet 1893, il se rendit au cap Lopez et remonta le fleuve
Ogôoué en baleinière jusqu’aux rapides de N’Djolé. Il parvint en pirogue à Franceville, fit
demi-tour et se dirigeant vers la côte, traversa la dense forêt équatoriale. Il explora les
contreforts sud des Monts de Cristal, le village de Monenda, où il lia connaissance avec le
roi des Akalais, Montemba, les sources et la rive nord du fleuve Como jusqu’à Libreville,
atteinte en décembre 1893, reliant ainsi par voie de terre Franceville et la côte. Rentré en
France en janvier 1894, il fit en avril un compte-rendu de son voyage lors d’une
conférence à la Société de géographie. Nommé inspecteur des travaux publics des
colonies, il fut envoyé en mission à la Réunion, à Diégo Suarez et à Madagascar. Il rentra
en France en mai 1895, repartit au Soudan en janvier 1896 pour y étudier le problème
des concessions des mines d’or du Niger et du Faléné, avant de retourner à Madagascar
en mai 1896. Au cours du voyage, aux environs du cap Gardafui, il succomba en juin à
une attaque de paludisme.
Guillotinés à la Révolution —
Deux Barrat furent condamnés à mort en décembre
1793, comme “brigands de la Vendée”. Jean Barrat, habitant Beaupréau, dans le canton
de Monglone, en Mayenne, fut guillotiné par décision de la commission militaire de
Nantes, ainsi que le chanoine de Saint Martin, Louis-Pierre Barrat, domicilié à Angers,
exécuté sur condamnation de la commission militaire d’Angers.
En scène ! —
Le metteur en scène de théâtre Pierre Barrat, né en décembre 1931 à
Odomez, dans le Nord, était élève au cours d’art dramatique René Simon avant de
débuter au théâtre de l’Atelier en 1952. En 1960, il mit en scène le Tueur sans gage de
Ionesco, Richard III de Shakespeare, et le Don Juan de Molière, à la Comédie de l’Ouest
(Centre dramatique national). Il fut ensuite assistant à la direction de la Maison de la
culture de Caen en 1965, directeur de la maison de la culture d’Angers en 1968, puis
fondateur, metteur en scène et animateur du théâtre musical d’Angers en 1969. Il mit en
scène plusieurs pièces dont Aventures et nouvelles aventures de Ligeti, Syllabaire pour
Phèdre de Maurice O’Hana, les Liaisons dangereuses de Claude Prey, ou Les Fiançailles
au couvent de Prokofiev. Il fut également directeur de l’Opéra du Rhin en 1972, et est, à
partir de 1974, directeur de l’Atelier du Rhin, Centre dramatique d’Alsace.
Les Barrat dans l’histoire —
Parmi les Barrat ayant laissé un nom, citons aussi :
l’officier des Forces françaises libres Barrat, dit “Hauteur”, l’un des chefs des Forces
françaises de l’Intérieur en Bretagne, qui participa activement à la libération de cette
région en 1944 ; le journaliste de radio, collaborateur de Témoignage chrétien et militant
anticolonialiste Robert Barrat (1891-1970) ; l’ingénieur Maurice Barrat, père du metteur
en scène Pierre Barrat (voir plus haut) ; son autre fils, le médecin et universitaire Jacques
Barrat, né en 1927, expert auprès de la cour d’appel de Paris et agréé par la Cour de
Cassation, membre, entre autres, du Collège national des gynécologues et obstétriciens
français et membre correspondant de la Société de médecine légale et de criminologie ;
l’universitaire Jacques Barrat, né en 1942, à Paris, professeur responsable du cycle
médias-communication au collège interarmées de défense, professeur des universités à
l’université Paris II-Panthéon-Assas et secrétaire général de l’Office franco-québécois pour
la jeunesse (OFQJ) ; etc.