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Origine du nom de famille BARTHE, BARTHES ou BARTHEZ

De
2 pages
BARTHE, BARTHES ou BARTHEZ

A l’origine — Les patronymes Barthe, Barthes ou Barthez dérivent tous de barta,
désignant un terrain humide au bord d’un cours d’eau, et par extension les habitants du
lieu — ou d’un hameau de ce nom. Plus de 15 000 personnes portent aujourd’hui ces
noms sur l’ensemble du territoire français, essentiellement dans le Sud-Ouest.
L’évêque constitutionnel du Gers — Né en 1739 à Montredon dans l’Aude, chanoine
à Narbonne, Paul Benoît Barthe enseignait la théologie à la faculté royale de Toulouse
lorsque la Révolution éclata. Partisan des idées nouvelles, il approuva la Constitution civile
du clergé et entra à la Société toulousaine des Amis de la Constitution dès son ouverture
en 1790. Elu évêque constitutionnel du Gers le 13 février 1791, il participa très
rapidement aux activités de l’administration départementale mais du côté des Girondins.
Dénoncé à la Convention pour en juin 1793, il fut destitué de ses fonctions, arrêté puis
emprisonné à Mont-de-Marsan en octobre. Relâché après Thermidor, il reprit la direction
du diocèse et ajouta à sa charge un poste de professeur de grammaire à l’Ecole centrale
du Gers. Evêque démissionnaire en 1801, il mourut à Auch huit ans plus tard.
Le fondateur du vitalisme — Natif de Montpellier, le médecin Paul-Joseph Barthez
(1734-1806) monta à Paris en 1754 où il fut présenté aux célébrités littéraires de l’époque
dont d’Alembert. Obtenant une chaire à l’université de Montpellier en 1760, nommé
chancelier en 1785 ...
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B
ARTHE, BARTHES ou BARTHEZ
A l’origine —
Les patronymes Barthe, Barthes ou Barthez dérivent tous de barta,
désignant un terrain humide au bord d’un cours d’eau, et par extension les habitants du
lieu — ou d’un hameau de ce nom. Plus de 15 000 personnes portent aujourd’hui ces
noms sur l’ensemble du territoire français, essentiellement dans le Sud-Ouest.
L’évêque constitutionnel du Gers —
Né en 1739 à Montredon dans l’Aude, chanoine
à Narbonne, Paul Benoît Barthe enseignait la théologie à la faculté royale de Toulouse
lorsque la Révolution éclata. Partisan des idées nouvelles, il approuva la Constitution civile
du clergé et entra à la Société toulousaine des Amis de la Constitution dès son ouverture
en 1790. Elu évêque constitutionnel du Gers le 13 février 1791, il participa très
rapidement aux activités de l’administration départementale mais du côté des Girondins.
Dénoncé à la Convention pour en juin 1793, il fut destitué de ses fonctions, arrêté puis
emprisonné à Mont-de-Marsan en octobre. Relâché après Thermidor, il reprit la direction
du diocèse et ajouta à sa charge un poste de professeur de grammaire à l’Ecole centrale
du Gers. Evêque démissionnaire en 1801, il mourut à Auch huit ans plus tard.
Le fondateur du vitalisme —
Natif de Montpellier, le médecin Paul-Joseph Barthez
(1734-1806) monta à Paris en 1754 où il fut présenté aux célébrités littéraires de l’époque
dont d’Alembert. Obtenant une chaire à l’université de Montpellier en 1760, nommé
chancelier en 1785, il y développa sa théorie du vitalisme, attribuant ainsi les
phénomènes de la vie à un principe vital distinct des forces physico-chimiques et de l’âme
pensante. Membre de l’Institut en 1799, il fut également choisi pour être l’un des
médecins du gouvernement et de Napoléon Ier.
Un critique littéraire
— Universitaire d’inspiration marxiste, Roland Barthes (1915-1980)
fit partie des principaux représentants de ce que l’on a appelé “la nouvelle critique”. Ses
œuvres s’inspirent des travaux de la linguistique, de l’anthropologie et de la psychanalyse
modernes. Révélé en 1953 par Le Degré zéro de l’écriture où il s’attaque aux
responsabilités de l’écrivain, son ouvrage Mythologies dénonce les mythes dans le réel
quotidien (1957).
Les Barthe, Barthes ou Barthez dans l’histoire —
Citons aussi : le capitaine gascon
Paul de la Barthe, seigneur de Thermes (1482-1562), qui combattit à Naples, à Cérisoles,
en Ecosse, à Gravelines ; le poète et auteur dramatique Nicolas Barthe (1734-1785),
auteur de L’Amateur, comédie en vers ; les révolutionnaires gersois André (1748-1795),
Gabriel (1755-1818) et Pierre (1770-1828), conseillers de district puis maires ; le
cabaretier tarnais Jean Barthès (1795-1858), un des chefs de la société secrète
républicaine et socialiste de Mazamet, dont le café servait de lieu de réunion en 1851,
déporté à Cayenne de 1852 à 1855 ; l’avocat Félix Barthe (1795-1863), ministre de
l’Instruction publique en 1830, Garde des Sceaux en 1831, Pair de France en 1834 puis
ministre de la Justice dans le cabinet Molé, sénateur en 1852, enfin membre de
l’Académie des sciences morales en 1855 ; le scieur de long tarnais François Barthès, né
vers 1807, condamné à la transportation à Cayenne en 1852 mais finalement interné dans
la Manche ; le poète, mémorialiste et journaliste canadien Joseph-Guillaume Barthe
(1816-1893), rédacteur de l’Aurore des Canadas, seul journal français de Montréal au
milieu du XIXème siècle ; les poètes de langue d’oc Melchior Barthes (1818-1886) et
Emile Barthe (1874-1939), majoral du Félibrige ; le Tarnais Gilles Barthe, né en 1906,
évêque de Monaco en 1953 puis de Fréjus et de Toulon en 1962 ; l’instituteur Jean-
Jacques Barthe, né en 1936, maire de Calais puis député ; Fabien Barthez, né en 1971 à
Lavelanet, gardien de but de Monaco, devenu en l’espace d’une Coupe du monde
victorieuse le symbole et le héros du football français ; etc.
Autres noms de même signification :
Barte (190, Seine-Saint-Denis), Bartet (310,
Pyrénées-Atlantiques), Barthas (490, Tarn), Barthassat (40, Haute-Savoie), Barthès
(5 830, Tarn), Barthet (1 110, Haute-Garonne)...© Archives & Culture. Reproduction