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Origine du nom de famille BAUDUIN

De
2 pages
BAUDUIN

A l’origine— Le patronyme Bauduin dérive de l’ancien nom de baptême d’origine
germanique Baudouin dont la racine bald signifie audacieux. Ils sont environ 6 000
aujourd’hui en France à porter ce nom. Leur département de plus forte implantation est
celui du Pas-de-Calais.
Entre deux religions — François Bauduin est originaire d’Arras où il vit le jour en 1520.
Son père y était conseiller et premier avocat du roi. Après des études à Louvain, il vint à
Paris où il fut secrétaire de Charles Dumoulin. Condamné au bannissement pour
protestantisme (1545), il se rendit à Strasbourg, puis à Genève, où il rencontra Jean
Calvin. A Paris, il revint au catholicisme. A Genève, il se fit de nouveau protestant et fut
pendant quelques mois le secrétaire de Calvin. Professeur de droit à Bourges (1548-
1554), il dut quitter la ville suite à une querelle entre étudiants. En 1555, il se rendit à
Tubingen puis à Strasbourg où il ouvrit un cours de droit. Après des démêlés avec ses
collègues, il passa à Heidelberg où il enseigna le droit et l’histoire. Il opta alors pour le
luthéranisme.En 1556, Bauduin publiait un ouvrage dans lequel il tendait à établir un
terrain d’entente entre les Eglises. A Poissy, des esprits modérés suivaient les mêmes
voies. On songea à l’associer aux Colloques. Il fut chargé de faire venir d’Allemagne le
grand théologien Cassander et des représentants de la confession d’Augsbourg. Il échoua
mais rapporta un traité de Cassander qui suscita la colère de ...
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B
AUDUIN
A
l’origine—
Le patronyme Bauduin dérive de l’ancien nom de baptême d’origine
germanique Baudouin dont la racine bald signifie audacieux. Ils sont environ 6 000
aujourd’hui en France à porter ce nom. Leur département de plus forte implantation est
celui du Pas-de-Calais.
Entre deux religions
— François Bauduin est originaire d’Arras où il vit le jour en 1520.
Son père y était conseiller et premier avocat du roi. Après des études à Louvain, il vint à
Paris où il fut secrétaire de Charles Dumoulin. Condamné au bannissement pour
protestantisme (1545), il se rendit à Strasbourg, puis à Genève, où il rencontra Jean
Calvin. A Paris, il revint au catholicisme. A Genève, il se fit de nouveau protestant et fut
pendant quelques mois le secrétaire de Calvin. Professeur de droit à Bourges (1548-
1554), il dut quitter la ville suite à une querelle entre étudiants. En 1555, il se rendit à
Tubingen puis à Strasbourg où il ouvrit un cours de droit. Après des démêlés avec ses
collègues, il passa à Heidelberg où il enseigna le droit et l’histoire. Il opta alors pour le
luthéranisme.En 1556, Bauduin publiait un ouvrage dans lequel il tendait à établir un
terrain d’entente entre les Eglises. A Poissy, des esprits modérés suivaient les mêmes
voies. On songea à l’associer aux Colloques. Il fut chargé de faire venir d’Allemagne le
grand théologien Cassander et des représentants de la confession d’Augsbourg. Il échoua
mais rapporta un traité de Cassander qui suscita la colère de Calvin. Ce dernier, pensant
que Bauduin en était l’auteur, l’attaqua avec une violence inouïe. La querelle dura
plusieurs années... L’université de Paris dénonça Bauduin comme hérétique, mais celui-ci
était parti pour le concile de Trente en compagnie de Charles de Bourbon, fils naturel du
roi de Navarre, dont il faisait l’éducation. De retour en France, il trouva sa maison pillée,
sa bibliothèque dispersée et résolut de rejoindre sa patrie. En 1563, on voulut l’attacher à
l’université de Douai que le gouvernement des Pays-Bas avait créée pour combattre la
Réforme. Changeant une nouvelle fois de religion à Louvain en 1563, il devint, aux Pays-
Bas, l’homme des catholiques modérés ! Rentré en France, sur la recommandation du
comte de Cheverny, il obtint la chaire de droit de l’université d’Angers et le titre de maître
des requêtes du duc d’Anjou. Ce dernier, devenu roi de Pologne, voulut l’emmener avec
lui pour réorganiser l’université de Cracovie, mais Bauduin ne put s’y rendre. Il décéda à
Paris en 1573, laissant une œuvre écrite considérable.
Tué à Waterloo —
Fils de cultivateurs, Pierre-François Bauduin est né à Liancourt, dans
la Somme, en 1768. Il entra comme sous-lieutenant au 59ème d’infanterie et servit à
l’armée des Alpes et au siège de Toulon. Il fit la première campagne d’Italie comme
lieutenant et adjoint aux adjudants généraux, puis embarqué sur la frégate La
Courageuse, servit à l’armée d’Italie jusqu’en 1799. Aide de camp du général Herbin à
l’armée de réserve en 1800, il se distingua à Montebello, fut blessé à Marengo et promu
chef de bataillon sur le champ de bataille. Il servit à la Grande Armée en 1807-1808 et
prit part à la bataille d’Esling. Il combattit à Wagram et fut créé baron de l’Empire en
1810. Il fut ensuite de l’expédition de Russie. Général de brigade en 1813, il devint
commandant du département des Pyrénées-Orientales. En 1814, il prit part à la
campagne de France. D’abord mis en disponibilité par la Restauration, il reçut ensuite le
commandement d’une des gardes de la division de Paris. Lors du retour de l’île d’Elbe, il
se rallia à Napoléon, servit à l’armée du Nord et fut tué à Waterloo.
Les Bauduin dans l’histoire —
Citons aussi : le sculpteur sur bois Hanin Bauduin, actif
à Valenciennes au début du XVIème siècle ; le sculpteur de monuments Eustache
Bauduin, mort en 1553 ; l’oratorien Dominique Bauduin (1742-1809), historien et
professeur à Maëstricht ; Florville Bauduin de Wiers, auteur de nombreux ouvrages dans
la première moitié du XIXème siècle ; le militant socialiste Charles-Henri Bauduin (1886-
1948), né et mort à Roubaix, ville dont il fut maire en 1940 ; Alexandre Bauduin (1901-
1945), né à Louerches (Nord), militant du parti communiste mort en déportation ; N.
Bauduin-Petit, conseiller d’arrondissement et maire de Fumay (Ardennes) en 1919 ; le
peintre Jean-Claude Bauduin, né à Cambrai en 1938 ; le peintre et sculpteur Jean-Marie