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Origine du nom de famille BAUX

De
2 pages
BAUX

A l’origine — C’est le terme ancien balteus, désignant un rocher escarpé, qui est à
l’origine du nom Baux, principalement nom de lieu (par exemple : Les Baux, dans les
Bouches-du-Rhône), donné ensuite par extension comme patronyme à ses habitants. La
France compte actuellement 1 800 porteurs de ce nom de famille.
Issue des viguiers carolingiens d’Arles — La grande famille noble des Baux qui en
est issue détenait à l’origine une principauté de 50 km2 englobant Arles et avait le droit
de battre monnaie. Sa généalogie est établie depuis Raymond 1er, né vers 950, qui
accompagna le conte de Toulouse en Palestine lors de la première croisade. De cette
famille descendent trois grandes branches : Marseille-Avellino, Berre-Andria (dont sont
issus Jacques, prince de tarente d’Achaïe, despote de Romanie et empereur de
Constantinople, et Isabelle, reine de Naples) et Orange.
Les Baux-Avellino — Issu de la famille ci-dessus, Bertrand de Baux prit le nom de
Baux-Avellino lorsque le roi de Naples lui offrit en 1268 la ville d’Avellino... qu’il allait
tellement surcharger d’impôts que les habitants se révoltèrent. Parmi ses descendants :
Bertrand de Baux-Avellino, sénéchal et capitaine du roi en Saintonge, qui guerroyait
contre les Anglais en Saintonge et Poitou, nommé bailly de Senlis en 1353 ; Agoult de
Baux-Avellino, sénéchal de Nîmes (1340), de Toulouse et d’Albo (1341), lieutenant du roi
(1342) chargé de la répression du brigandage dans la sénéchaussée de Toulouse, mort
de ...
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B
AUX
A l’origine —
C’est le terme ancien balteus, désignant un rocher escarpé, qui est à
l’origine du nom Baux, principalement nom de lieu (par exemple : Les Baux, dans les
Bouches-du-Rhône), donné ensuite par extension comme patronyme à ses habitants. La
France compte actuellement 1 800 porteurs de ce nom de famille.
Issue des viguiers carolingiens d’Arles —
La grande famille noble des Baux qui en
est issue détenait à l’origine une principauté de 50 km2 englobant Arles et avait le droit
de battre monnaie. Sa généalogie est établie depuis Raymond 1er, né vers 950, qui
accompagna le conte de Toulouse en Palestine lors de la première croisade. De cette
famille descendent trois grandes branches : Marseille-Avellino, Berre-Andria (dont sont
issus Jacques, prince de tarente d’Achaïe, despote de Romanie et empereur de
Constantinople, et Isabelle, reine de Naples) et Orange.
Les Baux-Avellino —
Issu de la famille ci-dessus, Bertrand de Baux prit le nom de
Baux-Avellino lorsque le roi de Naples lui offrit en 1268 la ville d’Avellino... qu’il allait
tellement surcharger d’impôts que les habitants se révoltèrent. Parmi ses descendants :
Bertrand de Baux-Avellino, sénéchal et capitaine du roi en Saintonge, qui guerroyait
contre les Anglais en Saintonge et Poitou, nommé bailly de Senlis en 1353 ; Agoult de
Baux-Avellino, sénéchal de Nîmes (1340), de Toulouse et d’Albo (1341), lieutenant du roi
(1342) chargé de la répression du brigandage dans la sénéchaussée de Toulouse, mort
de ses blessures en 1345 en combattant les Anglais ; son fils Amiel de Baux-Avellino,
sénéchal de Beaucaire et de Nîmes pour le roi de France ; Antoine de Baux-Avellino,
prévôt de l’Eglise de Marseille (1348), qui semble davantage avoir ravagé les campagnes
avec des bandes d’aventuriers qu’avoir tenu saintement ses fonctions... ; Hugues de
Baux-Avellino, conseiller du roi de Naples, sénéchal de Provence (1343), mort assassiné
en 1353.
Un homme de guerre sans scrupules —
Barral de Baux, né vers 1210, lutta contre le
comte de Provence pour agrandir les terres du comte de Toulouse dont il était le
sénéchal : il ravagea la région de Vaison, d’Avignon, de Cavaillon, la Camargue, le
Vaucluse... à un point tel qu’il fut excommunié par le légat du pape et que le roi de
France intervint pour arrêter la lutte. Provoquant en 1248 la coalition de Marseille, Arles et
Avignon contre Charles d’Anjou, il devint le chef des patriotes provençaux et fut élu
podestat d’Arles en 1250. La même année cependant, il accepta de livrer les trois villes et
leur région en échange des faveurs royales. C’est même lui qui, en 1252, reçut le
serment de fidélité des Marseillais à Charles d’Anjou et jugula le soulèvement populaire de
la ville. Il devint ensuite podestat de Milan puis justicier des Abruzzes et mourut, sans
doute les armes à la main, en 1268.
Le “Grand Corsaire”, capitaine de galères —
Membre de l’ordre de Saint-Jean mais
plus intéressé par les courses sur mer que par la religion, Bernardin de Baux devint
capitaine des galères du roi en 1510. Surnommé en Méditerranée “le Grand Corsaire”, il
ravagea les convois algériens, tunisiens ou vénitiens, poussant en 1517 jusqu’à la Grèce
et Rhodes. A sa mort en 1527, il lègua au roi de France, qu’il reconnaissait pour son
héritier universel, ses quatre galères et son artillerie. Il est inhumé au couvent des frères
prêcheurs de Marseille.
Les Baux dans l’histoire —
Citons aussi, parmi les personnalités du nom : Bertrand de
Baux-Berre, capitaine général de Toscane (1327), gouverneur de Florence ; sa sœur
Isoarde de Baux-Berre, qui assassina son mari et fut pour cela brûlée vive à Romans en
1347 ; le général Jean-Louis Baux, dit Lebeau ; le contre-amiral François Baux (1826-
1903) ; l’ingénieur marseillais Adolphe Baux (1855-1926), chargé de mission dans le
Caucase et en Chine, fondateur du groupement Union d’électricité ; le chirurgien Serge
Baux, né en 1927, chef de service à l’hôpital Rotschild à partir de 1971, responsable du
centre des brûlés de l’hôpital Saint-Antoine à partir de 1977, auteur d’un grand