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Origine du nom de famille BEAUNE

De
2 pages
BEAUNE

A l’origine — Beaune rappelle la localité d’origine de la famille, notamment dans l’Allier.
Les porteurs de ce nom sont environ 1 600 en France actuellement. Leurs trois premiers
départements d’implantation sont l’Allier, le Puy-de-Dôme et la Nièvre.
Les hauts et bas des financiers du royaume — Jean de Beaune fit d’abord fortune
dans le commerce drapier à Tours. Élevé au titre d’échevin de la ville ligérienne (1462),
avec droit de noblesse héréditaire, il mit ses ressources financières au service de Louis XI,
dont il devint l’un des proches. Maire de Tours (1470), il fut également l’argentier du
dauphin Charles et mourut en 1480. Son fils, Jacques de Beaune, né en 1445, était l’un
des plus éminents et des plus fortunés banquiers du royaume de France des XVème et
XVIème siècles. Trésorier général d’Anne de Bretagne, général des finances du
Languedoc, il fut élu maire de Tours (1498) et reçut la charge de bailli gouverneur de
Touraine (1516). Deux ans plus tard, François 1er le nomma à la tête de ses finances. Au
sommet de sa puissance, Jacques de Beaune accumula une richesse extraordinaire et un
patrimoine foncier et architectural considérable ! Détenteur du titre de baron de
Semblançay (1516) qu’il transmit à ses héritiers, il prêta une grande partie de sa fortune
au roi dont les finances étaient au plus bas. Les aventures guerrières de François 1er
dilapidèrent néanmoins les crédits alloués par Jacques de Beaune, qui exigea du
monarque des garanties. En ...
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B
EAUNE
A l’origine —
Beaune rappelle la localité d’origine de la famille, notamment dans l’Allier.
Les porteurs de ce nom sont environ 1 600 en France actuellement. Leurs trois premiers
départements d’implantation sont l’Allier, le Puy-de-Dôme et la Nièvre.
Les hauts et bas des financiers du royaume
— Jean de Beaune fit d’abord fortune
dans le commerce drapier à Tours. Élevé au titre d’échevin de la ville ligérienne (1462),
avec droit de noblesse héréditaire, il mit ses ressources financières au service de Louis XI,
dont il devint l’un des proches. Maire de Tours (1470), il fut également l’argentier du
dauphin Charles et mourut en 1480. Son fils, Jacques de Beaune, né en 1445, était l’un
des plus éminents et des plus fortunés banquiers du royaume de France des XVème et
XVIème siècles. Trésorier général d’Anne de Bretagne, général des finances du
Languedoc, il fut élu maire de Tours (1498) et reçut la charge de bailli gouverneur de
Touraine (1516). Deux ans plus tard, François 1er le nomma à la tête de ses finances. Au
sommet de sa puissance, Jacques de Beaune accumula une richesse extraordinaire et un
patrimoine foncier et architectural considérable ! Détenteur du titre de baron de
Semblançay (1516) qu’il transmit à ses héritiers, il prêta une grande partie de sa fortune
au roi dont les finances étaient au plus bas. Les aventures guerrières de François 1er
dilapidèrent néanmoins les crédits alloués par Jacques de Beaune, qui exigea du
monarque des garanties. En réaction, le roi réforma l’administration financière et mit à
mal les privilèges de son créancier. Après de nombreuses péripéties, Jacques de Beaune
fut arrêté et embastillé avant d’être condamné à la pendaison pour larcins, faussetés et
malversations. Refusant sa clémence, le roi le fit exécuter en 1527. Le fils de Jacques,
Guillaume II de Beaune, né en 1493, devint le secrétaire de Louis XIII (1504) et le
trésorier général de Claude de France (1508), puis de sa sœur Renée (1510). Après la
bataille de Marignan à laquelle il participa (1515), il devint successivement général des
Finances et maire de Tours (1517). Il accompagna son père dans sa disgrâce et fut banni
du royaume jusqu’à sa mort en 1533.
La clé d’Henri IV
— Renaud de Beaune (1527-1606) devint tour à tour évêque de
Mende (1567), archevêque de Bourges (1581) et grand aumônier du roi (1591). Il sut
convaincre le roi Henri IV d’abjurer sa foi et de se convertir au catholicisme en échange
d’une trêve accordée par les ligueurs qui tenaient Paris (1593). La renonciation permit au
Béarnais d’entrer dans la capitale et d’être sacré à Chartres roi de France. En
remerciements, Henri nomma Renaud de Beaune à la tête de l’archevêché de Sens
(1594). Son frère, Martin de Beaune, devint évêque du Puy en 1557. Il ne séjourna
jamais dans son diocèse, demeurant à la cour, où il conseillait la reine mère et entretenait
une liaison avec une courtisane dont il eut un fils, Martin, qu’il reconnut en 1568.
Le partenaire de Bébel
— Né en 1934, Miche Beaune fréquenta le Conservatoire puis
la Comédie-Française, interprétant Molière, Racine, Corneille, Lesage ou Marivaux. Après
quelques rôles dans des comédies boulevardières, il se tourna vers la télévision et le
cinéma, interprétant des seconds rôles de policier ou d’homme politique plus ou moins
véreux. Il donna la réplique à l’une des grandes stars du cinéma français, Jean-Paul
Belmondo (Le Professionnel, le Solitaire, Joyeuses Pâques ou Le Guignolo), un ami fidèle
depuis les années 1960. Ce fut d’ailleurs à ses côtés que Michel Beaune tint son dernier
rôle au théâtre, jouant le personnage de Lebret dans Cyrano de Bergerac, mis en scène
par Robert Hossein. Il mourut en 1990.
Les Beaune dans l’histoire
— Citons aussi : le mathématicien Florimond de Beaune, né
à Blois en 1601 et mort en 1652, correspondant de Descartes dont il publia La
Géométrie ; l’homme politique Jean-Baptiste-Augustin de Beaune (1796-1849), député du
Gard à l’Assemblée législative (1849) ; l’universitaire Henri de Beaune (1833-1906),
procureur impérial (1866), avocat général (1872) à Dijon, procureur général à Alger
(1874) et à Aix-en-Provence (1875), titulaire de la chaire de droit coutumier (1880) et
doyen de la faculté catholique de Lyon ; le peintre Renaud Archambault