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Origine du nom de famille BELLE

De
2 pages
BELLE

A l’origine— Au départ : sans doute une belle femme ! Ce joli patronyme est porté par
près de 2 700 personnes aujourd’hui, principalement dans la Drôme et le Rhône.
Une lignée d’artistes — Plusieurs générations de Belle ont enrichi le patrimoine
artistique français. Guillaume, l’ancêtre, né vers 1598 à Abbeville, s’installa à Paris comme
orfèvre et horloger. Josias Belle, son fils aîné, fut joaillier de la cour. Jacques-Alexandre,
le second, était miniaturiste. Le cadet, Jean ou Jean-Baptiste, lui-même peintre, eut un
fils, Alexis-Simon (1674-1734), grand prix de l’Académie en 1700 pour son œuvre Joseph
reconnu par ses frères. Portraitiste de renom, époux d’une miniaturiste, Anne Chéron,
Alexis-Simon s’attacha au roi d’Angleterre, Jacques II, installé avec sa cour à Saint-
Germain-en-Laye, et exécuta pour lui de nombreux portraits. Ancien élève de François de
Troy, il en fit en 1701 un portrait qui lui valut d’entrer à l’Académie. Veuf, il se remaria
avec Marie-Nicole Hortemels, peintre elle aussi. Devenu peintre pour la cour de France, il
fut le portraitiste de tous les grands personnages présents au sacre de Louis XV : le roi en
1724, sa fiancée en 1725, puis Marie Leczinska en 1730, le roi Stanislas, etc. Le musée de
Versailles détient la plupart de ses tableaux. Son fils Clément Belle (1722-1806), fut reçu à
l’Académie en 1761 et nommé recteur en 1790. Nombre de ses œuvres, classiques,
étaient destinées à des églises (Saint-Merry, Soissons). Etant inspecteur ...
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B
ELLE
A l’origine—
Au départ : sans doute une belle femme ! Ce joli patronyme est porté par
près de 2 700 personnes aujourd’hui, principalement dans la Drôme et le Rhône.
Une lignée d’artistes —
Plusieurs générations de Belle ont enrichi le patrimoine
artistique français. Guillaume, l’ancêtre, né vers 1598 à Abbeville, s’installa à Paris comme
orfèvre et horloger. Josias Belle, son fils aîné, fut joaillier de la cour. Jacques-Alexandre,
le second, était miniaturiste. Le cadet, Jean ou Jean-Baptiste, lui-même peintre, eut un
fils, Alexis-Simon (1674-1734), grand prix de l’Académie en 1700 pour son œuvre Joseph
reconnu par ses frères. Portraitiste de renom, époux d’une miniaturiste, Anne Chéron,
Alexis-Simon s’attacha au roi d’Angleterre, Jacques II, installé avec sa cour à Saint-
Germain-en-Laye, et exécuta pour lui de nombreux portraits. Ancien élève de François de
Troy, il en fit en 1701 un portrait qui lui valut d’entrer à l’Académie. Veuf, il se remaria
avec Marie-Nicole Hortemels, peintre elle aussi. Devenu peintre pour la cour de France, il
fut le portraitiste de tous les grands personnages présents au sacre de Louis XV : le roi en
1724, sa fiancée en 1725, puis Marie Leczinska en 1730, le roi Stanislas, etc. Le musée de
Versailles détient la plupart de ses tableaux. Son fils Clément Belle (1722-1806), fut reçu à
l’Académie en 1761 et nommé recteur en 1790. Nombre de ses œuvres, classiques,
étaient destinées à des églises (Saint-Merry,
Soissons).
Etant inspecteur
de la
manufacture des Gobelins, il a réalisé des copies des cartons de tapisseries d’après
Coypel, Van Loo, etc.Clément Belle donna le jour en 1757 à Augustin-Louis (mort en
1841), qui lui succéda à la manufacture des Gobelins. Peintre, Augustin-Louis Belle
exposa à plusieurs reprises au Salon des toiles d’inspiration antique et biblique comme
Ruth et Booz (1791), ou Mars couronné par Vénus (1801).
Une carrière mouvementée —
Jean-François-Joseph de Belle, né à Voreppe en 1767,
engagé volontaire en 1782, eut une conduite exemplaire au siège de Charleroi en 1792.
Provisoirement promu général de brigade en 1794, il fut traduit comme suspect devant le
Conseil de Guerre puis acquitté. Après une blessure à Fleurus, on le retrouve
commandant l’artillerie légère à l’armée de Sambre et Meuse et, le 6 septembre 1795,
bravant le feu ennemi en tête pour franchir le Rhin. Il vainquit les Autrichiens à
Brackenberg et fut promu général de division en 1796. 1798, armée d’Italie, 1799, armée
d’Angleterre, 1800, armée de l’Ouest puis Italie de nouveau. En 1801, le général Belle
partit commander l’artillerie de l’armée du général Leclerc à Saint-Domingue. Il y fut
blessé et emporté par la fièvre jaune en 1802.
Pour le roi ou pour l’empereur ? —
Alexandre de Belle de la Gachetière (1770-1826),
frère du général Belle, s’engagea comme lui dans le régiment d’artillerie d’Auxonne en
1787. Il se distingua à Altenkirchen en 1797, à Salzbourg en 1800 et fut promu général
de brigade en 1805. Il servit à l’armée d’Italie, à celle de Naples puis passa dans la
Grande Armée, sous les ordres de Lannes. Créé baron de l’Empire en 1808, il essuya un
échec devant Sahagun dans la guerre d’Espagne. On le mit alors en non-activité. Quand
Napoléon débarqua à Golfe-Juan, Alexandre de Belle voulut obtenir un commandement
dans l’armée royale. Ayant été éconduit, il se présenta à Napoléon le 9 mars 1815 et se
vit confier le commandement du département de la Drôme. Il se heurta à la progression
de l’armée royale et la repoussa mollement pour être finalement défait près de
Montélimar puis au pont de Loriol. Napoléon le plaça alors au commandement du
département du Mont-Blanc. Il fut condamné à mort en 1816 après l’abdication, mais
Louis XVIII commua sa peine en détention. L’intervention du duc d’Angoulême lui permit
d’être grâcié en 1817 et rétabli dans son grade.
Maire et sénateur —
Antoine-Dieudonné Belle, né à Mont-Louis et mort vers 1915-1917,
fut un homme politique très actif. Ayant commencé une carrière d’avocat à Tours,
interrompue par la guerre de 1870, il en fut élu maire en 1874. La ville lui doit l’Ecole des
beaux-arts, le conservatoire de musique et la création de la première école laïque de filles
en France.