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Origine du nom de famille BERANGER

De
2 pages
BERANGER

A l’origine— Le patronyme Béranger vient d’un ancien nom de personne d’origine
germanique beringari, de ber-, ours, et de -gari, prêt. Près de 4 500 Béranger vivent
actuellement en France et sont particulièrement implantés dans la Drôme.
Peintres de père en fils — Antoine Béranger (1785-1867) peignit d’abord sur toile et
exposa au Salon. Il se spécialisa plus tard en peinture sur porcelaine, apportant un
renouveau à la manufacture de Sèvres où il travailla. Habile aussi en peinture sur verre, il
réalisa des vitraux pour les chapelles de Dreux et du Trianon. Il eut deux fils. L’ainé,
Emile Béranger (1814-1883), hérita du talent de son père et en devint l’élève. Entré en
1834 à l’Ecole des beaux-arts, il développa surtout la peinture de genre. Jeune fille
faisant bouillir du lait, Un garçon qui promet furent présentés aux Salons de 1846 et
1868, notamment. Charles Béranger (1816-1853), frère cadet d’Emile, suivit ses traces.
Sorti lui aussi des Beaux-Arts, il exposa au Salon des œuvres de genre, des natures
mortes, des études d’animaux : Une blanchisseuse (1840), La cuisinière (1841), Les
chiens du marquis d’Hertford (1846).
L’impénitent royaliste — Jean-François Béranger (1751-1809), fils d’un cabaretier de
la Somme et d’une servante, se prétendait de naissance noble. Etabli à Paris comme
courtier de change, il fit faillite et s’enfuit à Bruxelles fin 1779, laissant sa femme enceinte
du futur chansonnier (voir ci-dessous). En 1781, installé à Durtal, il devint ...
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B
ERANGER
A l’origine—
Le patronyme Béranger vient d’un ancien nom de personne d’origine
germanique beringari, de ber-, ours, et de -gari, prêt. Près de 4 500 Béranger vivent
actuellement en France et sont particulièrement implantés dans la Drôme.
Peintres de père en fils —
Antoine Béranger (1785-1867) peignit d’abord sur toile et
exposa au Salon. Il se spécialisa plus tard en peinture sur porcelaine, apportant un
renouveau à la manufacture de Sèvres où il travailla. Habile aussi en peinture sur verre, il
réalisa des vitraux pour les chapelles de Dreux et du Trianon. Il eut deux fils. L’ainé,
Emile Béranger (1814-1883), hérita du talent de son père et en devint l’élève. Entré en
1834 à l’Ecole des beaux-arts, il développa surtout la peinture de genre. Jeune fille
faisant bouillir du lait, Un garçon qui promet furent présentés aux Salons de 1846 et
1868, notamment. Charles Béranger (1816-1853), frère cadet d’Emile, suivit ses traces.
Sorti lui aussi des Beaux-Arts, il exposa au Salon des œuvres de genre, des natures
mortes, des études d’animaux : Une blanchisseuse (1840), La cuisinière (1841), Les
chiens du marquis d’Hertford (1846).
L’impénitent royaliste —
Jean-François Béranger (1751-1809), fils d’un cabaretier de
la Somme et d’une servante, se prétendait de naissance noble. Etabli à Paris comme
courtier de change, il fit faillite et s’enfuit à Bruxelles fin 1779, laissant sa femme enceinte
du futur chansonnier (voir ci-dessous). En 1781, installé à Durtal, il devint intendant de la
comtesse de Bourmont mais, celle-ci ayant émigré, il fut arrêté en 1793 et, suspecté de
fédéralisme, dut comparaître devant le tribunal révolutionnaire. Acquitté, il resta à Paris, y
fit à nouveau de mauvaises affaires et ouvrit un cabinet de lecture. Jean-François
Béranger, toujours royaliste, fut compromis dans la conspiration de Brotier et de La
Villeheurmoy mais son avocat, Chauveau-Lagarde, lui obtint l’acquittement. Jusqu’à sa
mort, il continua à agir dans le parti royaliste, restant en contact avec Bourmont et offrant
l’abri de sa boutique aux réunions de Limoélan et des siens. On le disait malheureux
d’avoir un fils sans-culotte.
La gloire du chansonnier —
Pierre-Jean de Béranger, fils de Jean-François, naquit en
1780. Abandonné par sa mère, mal supporté par son père, il fut élevé à Péronne chez
une tante dont la taverne ne désemplissait pas de clients aux idées avancées. En 1807, il
vint chercher gloire à Paris avec ses vers et ses chansons, fréquentant de fortes têtes,
Arnault, Jouy, Auger. En 1813, on fredonnait les Gueux, le Sénateur, le Roi d’Yvetot, et
Béranger fut admis membre du Caveau. Actif chez Laffite ou dans les coulisses de la
Chambre, il fit imprimer un premier recueil de chansons d’opposition en 1815 et, à l’affût
d’un procès qui lui donnerait une vraie notoriété, en publia un deuxième en 1821.
Condamné à trois mois de prison et à une amende par la cour royale, il fut courtisé par
les orléanistes. Ses chansons, pamphlets et satires frappaient par leur rythme simple et
leurs envolées patriotiques. En 1828, nouveau recueil, nouveau procès, nouvelle
condamnation et gloire grandissante. Les grands noms du romantisme même –
Chateaubriand, Lamartine – ne dédaignaient pas d’apparaître dans son orbite. 1830-1848
fut l’apogée de sa renommée. A la révolution de 1848, sa démission de député pourtant
élu en triomphe le montra sous un jour beaucoup moins glorieux et ouvrit les yeux des
républicains convaincus. Ses chansons, qui avaient narré l’épopée napoléonienne, le
firent apparaître comme l’un des fossoyeurs de la République. Béranger mourut en 1857.
L’Empire lui fit des funérailles nationales, évitant par là-même des débordements
populaires.
Le fils indigne —
Lucien Paron (du nom de sa mère) était le fils naturel du chansonnier
Béranger. Né en 1800, il ne fut pas reconnu par son père et perdit sa mère, “très vilaine
femme”, à douze ans. Son père toutefois tenta d’en prendre soin mais ne rencontra chez
lui que paresse et incapacité intellectuelle. Il l’envoya comme commis à l’île Bourbon (la
Réunion), nanti d’un petit pécule. Lucien dilapida l’argent, perdit son emploi et s’enfonça
dans l’ivrognerie. Béranger père continua à lui verser une pension. Lucien finit