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B
ERAUD
A l’origine — Les patronymes Béraud ou Beraud ont pu être attribués à l’origine aux
habitants des lieux-dits et hameaux de ce nom, fréquents dans le Puy-de-Dôme et l’Allier.
Mais Béraud peut aussi dériver du nom de baptême germanique Berwald, composé de
ber, ours, et de wald, gouverner. Signalons par ailleurs que le nom de baptême Béraud
entra dans la maison des comtes d’Auvergne au début du quatorzième siècle, vers 1321.
Un dauphin épousa en effet à cette époque la dernière représentante de la lignée des
Mercœur, chez lesquels ce nom était héréditaire. Cela favorisa sa diffusion en Auvergne.
Il y a actuellement plus de 6 500 personnes portant ce nom de famille en France. Leurs
trois premiers départements d’implantation sont la Loire, la Haute-Loire et le Rhône.
Dauphins d’Auvergne —
A la tête du Dauphiné d’Auvergne, seigneurie créée en 1155,
on garde le souvenir de Béraud Ier, époux de la nièce du pape Jean XXII. Son fils,
Béraud II (1335-1400), à l’issue du traité de Brétigny, fut pendant quinze ans l’otage de
Jean le Bon. Enfin, Béraud III (1375-1454) participa aux côtés du duc d’Orléans au siège
de Bourg-sur-la-Garonne.
Un peintre de la Belle-Epoque —
Jean Béraud (1849-1936), né à Saint-Pétersbourg,
était le fils d’un sculpteur. Elève de Bonnat et ami intime de Manet, il fréquentait
assidûment la brasserie montmartroise La Nouvelle-Athènes et était une figure célèbre et
un observateur attentif de la vie parisienne. Il débuta au Salon de 1873. Ses toiles, d’un
style précis et vif, parfois teinté d’impressionnisme, évoquent, à la façon d’une étude de
mœurs, le Paris de Marcel Proust comme Une soirée dans l’hôtel Caillebotte (1878),
appartenant à une collection privée, Promenade aux Champs-Elysées (vers 1900), ou Les
Grands Boulevards devant le théâtre des Variétés, le soir, ces deux derniers tableaux
étant conservés au musée Carnavalet. Il peignait également des sujets religieux. Ces
toiles, parmi lesquelles La Descente de croix (1892), ou Le Christ couronné d’épines
(1895), provoquèrent une controverse car s’inspirant des maîtres de la Renaissance, il
avait osé représenter ces personnages en costumes d’époque. Il revint à la peinture de
genre avec Le Cercle (1904), œuvre acquise par l’Etat, exécuta aussi des portraits, tels
celui du Prince Troubetskoï. La peinture de la vie mondaine fit sa gloire. Il mourut dans la
capitale qu’il avait tant aimée.
Deux humanistes —
L’Orléanais Nicolas Béraud, né en 1473, éditeur et traducteur
d’auteurs grecs, latins et italiens, fut nommé en 1529 orateur et historiographe du roi.
Son érudition le mena au poste prestigieux de précepteur des “trois Châtillon” : les futurs
cardinaux Odet et Andelot et amiral de Coligny. Son fils, François Béraud, né en 1517,
disciple de Théodore de Bèze, se fit octroyer par Calvin lui-même une chaire de grec à
Genève, en 1559. Plus tard, il dirigea le collège de La Rochelle. François Béraud traduisit
l’homélie de Saint-Jean Chrysostome sur la modération dans l’usage du vin...
Le compte est bon —
Natif des Basses-Alpes, Jean-Jacques Béraud (1755-1794),
membre de l’académie de Marseille, s’exila en Espagne lorsque éclata la Révolution. Il
laissa derrière lui ses Observations météorologiques (1785) et ses Quatre tableaux
d’observations faites à Turin dans les mois de janvier, février et mars 1787.
La tête dans les étoiles —
L’astronome Laurent Béraud (1702-1777), né à Lyon sous le
règne de Louis XIV, entra au noviciat des jésuites, à Avignon, puis enseigna dans cette
ville, ainsi qu’à Vienne, les mathématiques et la philosophie. De retour à Lyon en 1740, il
poursuivit l’enseignement, dirigea l’observatoire, devint membre de l’académie, puis fut
nommé correspondant de l’Académie des sciences en 1751. Le 6 mai 1753, il étudia le
passage de Mercure sur le soleil et écrivit ensuite un mémoire sur l’éclipse de soleil du 1er
avril 1764, la première observée en France. Ses travaux sur l’influence de la lune sur le
règne végétal et animal, sur l’électricité et la calcination, remportèrent de nombreux prix.
Prix Goncourt 1922 —
Henri Béraud, né à Lyon en 1885, obtint le prix Goncourt en
1922 pour son livre Le Martyr de l’obèse. Romancier,