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Origine du nom de famille BERGE

De
2 pages
BERGE

A l’origine — Le patronyme Berge, issu du mot gallois barica, a désigné un homme qui
habitait sur la berge, sur la rive d’un cours d’eau. Environ 6 000 porteurs du nom Berge
vivent actuellement sur le territoire français. Largement localisées sur tout le Sud-Est,
elles ont comme premiers départements d’implantation l’Ariège, la Haute-Garonne et
l’Aude.
Secrétaire de Monge et témoin d’Austerlitz — Né en 1779 à Collioure, François-
Baudile Berge (1779-1832) fit d’abord des études d’hydrographie, puis entra dans l’armée
comme sergent-major tout en étudiant à l’Ecole centrale des travaux publics. Secrétaire
de Monge, il combattit dans les armées d’Angleterre et d’Orient et participa ainsi à la
prise d’Alexandrie et à la bataille d’Aboukir (1799). Il servit à Ulm, à Austerlitz, ainsi qu’à
Iéna, avant d’être envoyé en Espagne. La Restauration le vit devenir membre du comité
de l’artillerie et du conseil de perfectionnement de Polytechnique. La Seconde
Restauration le rappela au comité d’artillerie. Il devint général et baron héréditaire en
1816. Il mourut vaincu par le choléra.
Pour l’Empire, en Crimée, au Mexique et en France... — Fils de François, le baron
Henri Berge (1828-1926) entra à l’Ecole polytechnique. Plus tard, il fut promu lieutenant
d’artillerie et envoyé en Crimée en 1854. Lors de la bataille de Traktir, il arrêta par son feu
la marche en avant de l’ennemi. Après la campagne du Mexique, il rentra en France
comme chef d’escadron et fut chargé de plusieurs ...
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B
ERGE
A l’origine —
Le patronyme Berge, issu du mot gallois barica, a désigné un homme qui
habitait sur la berge, sur la rive d’un cours d’eau. Environ 6 000 porteurs du nom Berge
vivent actuellement sur le territoire français. Largement localisées sur tout le Sud-Est,
elles ont comme premiers départements d’implantation l’Ariège, la Haute-Garonne et
l’Aude.
Secrétaire de Monge et témoin d’Austerlitz —
Né en 1779 à Collioure, François-
Baudile Berge (1779-1832) fit d’abord des études d’hydrographie, puis entra dans l’armée
comme sergent-major tout en étudiant à l’Ecole centrale des travaux publics. Secrétaire
de Monge, il combattit dans les armées d’Angleterre et d’Orient et participa ainsi à la
prise d’Alexandrie et à la bataille d’Aboukir (1799). Il servit à Ulm, à Austerlitz, ainsi qu’à
Iéna, avant d’être envoyé en Espagne. La Restauration le vit devenir membre du comité
de l’artillerie et du conseil de perfectionnement de Polytechnique. La Seconde
Restauration le rappela au comité d’artillerie. Il devint général et baron héréditaire en
1816. Il mourut vaincu par le choléra.
Pour l’Empire, en Crimée, au Mexique et en France... —
Fils de François, le baron
Henri Berge (1828-1926) entra à l’Ecole polytechnique. Plus tard, il fut promu lieutenant
d’artillerie et envoyé en Crimée en 1854. Lors de la bataille de Traktir, il arrêta par son feu
la marche en avant de l’ennemi. Après la campagne du Mexique, il rentra en France
comme chef d’escadron et fut chargé de plusieurs missions à l’étranger. Pendant la
guerre franco-allemande, il fit partie de l’état major de l’artillerie de l’armée du Rhin mais
fut fait prisonnier à la bataille de Metz. Au retour de sa captivité, il participa à la
répression de la Commune de Paris. Nommé colonel en 1872, il fut appelé à la tête du
service du personnel et du matériel de l’artillerie au ministère de la Guerre où il se
consacra à la réfection du matériel et à l’adoption des nouveaux modèles. Il termina sa
carrière comme général de brigade, grade qu’il atteignit en 1875.
Il servit de Négrier au Tonkin —
Né en 1860, Paul Berge choisit à son tour le métier
des armes comme son père Henri Berge et son grand-père François Berge. Après des
études à Saint-Cyr, il ne dérogea pas à la tradition familiale de se rendre sur les fronts
étrangers et fit campagne au Tonkin comme officier d’ordonnance du général de Négrier
(1884). Plus tard il fut nommé lieutenant-colonel des tirailleurs algériens et resta en
Tunisie jusqu’en 1908. Pendant la Grande Guerre, ayant reçu en 1913 le grade de
général, il commanda une brigade d’infanterie. Il ne prit sa retraite qu’en 1919.
Un prince du luxe —
Né en 1930 sur l’île d’Oléron, Pierre Bergé débuta sa carrière
comme journaliste et biographe de peintres et d’écrivains. C’est en 1961 qu’il fonda la
société de haute couture Yves Saint Laurent. Il présida également la Fondation Cartier et
l’Institut français de la mode, avant de consacrer quelques années à conseiller le
gouvernement de la République populaire de Chine. Revenu au pays à la fin des années
1980, il assura la présidence de l’Opéra national de Paris, de même que celle de
l’association Ensemble contre le sida, à partir de 1996.
Les Berge dans l’histoire —
Parmi les autres personnages remarquables porteurs de
ce patronyme, évoquons : Jacques Berge, né à Pougy dans l’Aube, élève en chirurgie,
condamné à mort comme contre-révolutionnaire et guillotiné ; le chercheur scientifique
Claude Berge, né à Paris en 1926, qui fit carrière au CNRS et au Centre international de
calcul de Rome, en même temps qu’il professa à l’Institut de statistiques de l’université de
Paris, auteur de nombreux ouvrages spécialisés tels que Théorie générale des jeux à n
personnes (1957) ou Programmes, jeux et réseaux de transport (1961), professeur à
l’université de Princeton en 1956, membre de la Société mathématique de France et de la
Société des océanistes ; la comédienne Francine Bergé, fille du chorégraphe Marcel
Bergé, née à Neuilly-sur-Seine en 1938, artiste dramatique et pensionnaire de la
Comédie-Française, qui interpréta les plus grands rôles au