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Origine du nom de famille BERgeron

De
2 pages
BERgeron

A l’origine— Le patronyme Bergeron correspond à un surnom donné à un berger. La
France compte actuellement plus de 6 000 Bergeron, essentiellement concentrés dans le
Rhône et ses alentours.
L’érudit du Valois — Nicolas Bergeron, avocat au parlement de Paris au XVIème siècle,
était fils du capitaine du château de Béthisy, en Valois, d’une famille comptant plusieurs
secrétaires du roi. Nicolas, admis dans la société de Marguerite de Valois et protégé par
elle, était un érudit : il publia en 1562 des tables chronologiques synchroniques intitulées
Sommaire des temps et composa aussi avec Savigny un ouvrage encyclopédique,
T ableaux accomplis de tous les arts libéraux. Sa région lui inspira une monographie, le
Valoys royal, qui parut en 1583, et, à ses heures, il écrivait des poèmes en latin.
Un écrivain voyageur — Pierre Bergeron (mort en 1637) était avocat et fils d’un avocat,
Nicolas Bergeron. Il obtint la notoriété par la publication d’excellents récits de voyages. Le
premier qu’il rédigea relate sa découverte de Spa et des régions avoisinantes en 1619,
Voyage de Pierre Bergeron en Ardennes, Liège et Pays-Bas, paru en 1875. Il fit ensuite
paraître plusieurs relations de voyages outre-mer : Histoire de la première descouverte et
conqueste des Canaries (1630) et Relation des voyages en T artarie (au Moyen Age). On
lisait encore ses textes au XIXème siècle.
Un soufflet qui coûte cher — Louis Bergeron (1811-1890), journaliste au sang vif et
républicain notoire, fut ...
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B
ERgeron
A l’origine—
Le patronyme Bergeron correspond à un surnom donné à un berger. La
France compte actuellement plus de 6 000 Bergeron, essentiellement concentrés dans le
Rhône et ses alentours.
L’érudit du Valois —
Nicolas Bergeron, avocat au parlement de Paris au XVIème siècle,
était fils du capitaine du château de Béthisy, en Valois, d’une famille comptant plusieurs
secrétaires du roi. Nicolas, admis dans la société de Marguerite de Valois et protégé par
elle, était un érudit : il publia en 1562 des tables chronologiques synchroniques intitulées
Sommaire des temps et composa aussi avec Savigny un ouvrage encyclopédique,
Tableaux accomplis de tous les arts libéraux. Sa région lui inspira une monographie, le
Valoys royal, qui parut en 1583, et, à ses heures, il écrivait des poèmes en latin.
Un écrivain voyageur —
Pierre Bergeron (mort en 1637) était avocat et fils d’un avocat,
Nicolas Bergeron. Il obtint la notoriété par la publication d’excellents récits de voyages. Le
premier qu’il rédigea relate sa découverte de Spa et des régions avoisinantes en 1619,
Voyage de Pierre Bergeron en Ardennes, Liège et Pays-Bas, paru en 1875. Il fit ensuite
paraître plusieurs relations de voyages outre-mer : Histoire de la première descouverte et
conqueste des Canaries (1630) et Relation des voyages en Tartarie (au Moyen Age). On
lisait encore ses textes au XIXème siècle.
Un soufflet qui coûte cher —
Louis Bergeron (1811-1890), journaliste au sang vif et
républicain notoire, fut accusé d’avoir tiré un coup de pistolet sur Louis-Philippe lors des
bagarres de Saint-Merry en 1832. Son innocence admise, il fit paraître un Mémoire
justificatif. Ayant écrit dans les colonnes du Siècle, sous le pseudonyme d’Emile Pagès, il
prit feu à nouveau lorsqu’Emile de Girardin déclara que des régicides faisaient partie de
la rédaction du journal. Louis Bergeron chercha le duel ou la rétractation ; n’obtenant ni
l’un ni l’autre, il souffleta le 1er novembre 1840 Girardin qui porta plainte. Condamné à
trois ans de prison, il mit à profit sa détention en écrivant (L’officier de marine, Une
jeunesse orageuse, etc.). Après une brève mission de commissaire de la République en
1848, il se spécialisa dans les assurances et publia en plusieurs langues une brochure :
Qu’est-ce que l’assurance ? promise à un grand succès.
La santé par la mer —
Etienne-Jules Bergeron (1817-1900), fils d’un médecin militaire
sous l’Empire, hérita de la vocation de son père. D’abord médecin en hôpital militaire, à
partir de 1859 et jusqu’en 1882, il œuvra à l’hôpital des enfants malades Sainte-Eugénie
et milita pour l’hygiène publique au travers de sociétés d’hygiène infantile en particulier.
Son action s’étendit à la lutte contre l’alcoolisme. Président de l’œuvre des hôpitaux
marins, il contribua à l’ouverture des sanatoria en bord de mer, ceux de Berck, Banyuls et
Saint-Trojan. Il fut élu membre de l’Académie de médecine en 1865.
La connaissance du sol —
Jules Bergeron (1853-1919) était le fils d’Etienne-Jules, le
médecin (voir ci-dessus). Ingénieur de l’Ecole centrale et diplômé en métallurgie, il
rejoignit le service de la carte géologique de France en 1884 et fut envoyé en mission
d’étude à la suite du tremblement de terre du 25 mars 1884 en Andalousie. Muni de son
doctorat ès sciences, il se vit confier les recherches sur la montagne Noire et ses
analogies avec d’autres sites dans le monde, sujet qui donna lieu à une centaine de
publications. Président de la Société géologique de France, ingénieur-conseil pour des
sociétés houillères, il occupa la chaire de géologie et minéralogie de l’Ecole centrale dès
1893, et ce pendant vingt-cinq ans. C’est à la fin de sa vie que son parcours rejoignit
celui de son père, lorsqu’il se consacra à la promotion de l’hygiène publique par la lutte
contre l’alcoolisme et la création de sanatoria.
Le saviez-vous ? —
Gaston Defferre, qui fut maire de Marseille et ministre, compte
parmi ses ancêtres une Mélanie Bergeron (1799-1879).
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