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Origine du nom de famille BERNARDIN

De
2 pages
BERNARDIN

A l’origine — Bernardin dérive de Bernard, évoquant ainsi le nom de baptême porté par
l’ancêtre initial, lui-même d’origine germanique (de ber-, ours, et -hard, fort). Les
porteurs du nom sont aujourd’hui 4 500 en France. Leurs trois premiers départements
d’implantation sont les Vosges, l’Allier et la Saône-et-Loire.
Paul et Virginie — La vie mouvementée de Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre a
été souvent résumée à une longue série de tentatives, velléités et fantaisies sans suite. Un
voyage à la Martinique à l’âge de douze ans le marqua à vie : il rêvait ensuite de
retourner convertir les peuples sauvages. Devenu ingénieur des Ponts et Chaussées,
rapidement destitué pour insubordination, il travailla à Malte, servit comme officier dans
l’armée russe contre la Pologne, puis trahit la Russie pour suivre une princesse
polonaise… Cette vie romanesque se poursuivit comme fonctionnaire à Madagascar, qu’il
quitta en 1769 pour La Réunion, où il resta deux ans ingénieur civil. Courant tant de buts
divers, et accumulant les déboires, il rentra à Paris et tourna vainement sa peine vers ses
livres. Ce misanthrope instable fit alors la connaissance de Jean-Jacques Rousseau en qui
il trouva un véritable alter ego. Il fréquenta le monde littéraire et connut le succès avec
deux ouvrages : Voyage à l’Ile de France (1773) et Etudes de la nature (1784) avec
lequel il entra dans le cercle des naturalistes en vogue. Son roman philosophique Paul et
Virginie (1787) obtint un ...
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B
ERNARDIN
A l’origine —
Bernardin dérive de Bernard, évoquant ainsi le nom de baptême porté par
l’ancêtre initial, lui-même d’origine germanique (de ber-, ours, et -hard, fort). Les
porteurs du nom sont aujourd’hui 4 500 en France. Leurs trois premiers départements
d’implantation sont les Vosges, l’Allier et la Saône-et-Loire.
Paul et Virginie —
La vie mouvementée de Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre a
été souvent résumée à une longue série de tentatives, velléités et fantaisies sans suite. Un
voyage à la Martinique à l’âge de douze ans le marqua à vie : il rêvait ensuite de
retourner convertir les peuples sauvages. Devenu ingénieur des Ponts et Chaussées,
rapidement destitué pour insubordination, il travailla à Malte, servit comme officier dans
l’armée russe contre la Pologne, puis trahit la Russie pour suivre une princesse
polonaise… Cette vie romanesque se poursuivit comme fonctionnaire à Madagascar, qu’il
quitta en 1769 pour La Réunion, où il resta deux ans ingénieur civil. Courant tant de buts
divers, et accumulant les déboires, il rentra à Paris et tourna vainement sa peine vers ses
livres. Ce misanthrope instable fit alors la connaissance de Jean-Jacques Rousseau en qui
il trouva un véritable alter ego. Il fréquenta le monde littéraire et connut le succès avec
deux ouvrages : Voyage à l’Ile de France (1773) et Etudes de la nature (1784) avec
lequel il entra dans le cercle des naturalistes en vogue. Son roman philosophique Paul et
Virginie (1787) obtint un immense succès et Louis XVI le nomma à la tête du Muséum
d’histoire naturelle pour succéder à Buffon. Professeur à l’Ecole normale supérieure sous
la Révolution, il entra à l’Académie en 1803 et dirigea le Louvre sous l’Empire.
La magistrature assise ment debout —
Charles Bernardin (1860-1939), né à
Plombières (Vosges), était notaire à Epinal, puis juge de paix à Pont-à-Mousson. Il y
fonda une loge maçonnique, un « cercle républicain », et cofonda le journal Le
Républicain des Vosges. Cet anticlérical virulent fut le premier juge à enlever le crucifix de
la salle du tribunal, ce qui incita les magistrats, presque tous francs-maçons, à en faire
autant dans toute la France. Il resta en poste à Pont-à-Mousson, très près du front
pendant toute la guerre 1914-1918, ce qui lui valut d’être cité à l’ordre de la nation.
Nommé juge à Bar-le-Duc, puis à Nancy, il s’employa avec acharnement à rétablir les
loges maçonniques en Alsace-Lorraine libérée, et il récupéra l’immeuble de la loge de
Metz, dont il devint le vénérable en 1933. Son zèle lui valut d’accéder aux plus hauts
grades du folklore maçonnique : membre du conseil de l’ordre du Grand orient de
France, membre du collège des rites, puissant premier lieutenant, souverain grand
inspecteur général puis grand commandeur du collège des rites…
Les Bernardin dans l’histoire —
Citons aussi : l’avocat Jean-Baptiste Bernardin, né à
Melle (Deux-Sèvres) en 1764, administrateur des Deux-Sèvres sous la Révolution, puis
conseiller de préfecture et procureur impérial à Bressuire, député des Deux-Sèvres à la
Chambre des Cent-Jours en 1815 ; l’artiste peintre Emilie Bernardin, née à Rambouillet,
élève de Delacroix, qui exposa des portraits au Salon des Artistes français au début du
XXème siècle ; Claude Bernardin, né à Lyon en 1920, résistant dans le réseau Alliance
sous l’Occupation, avocat du FLN pendant la guerre d’Algérie, professeur d’université,
conseiller municipal de Caluire (Rhône) de 1953 à 1969, et de Lyon de 1977 à 1983,
fondateur et dirigeant du Cercle Tocqueville à Lyon ; Marcel Bernardin, né à Perrigny
(Saône-et-Loire) en 1925, maréchal des logis au 5ème régiment de cuirassiers, mort pour
la France, tué au combat à Tugong (Indochine) en 1949 ; Jean-François Bernardin, né à
Concarneau (Finistère) en 1936, diplômé d’HEC et de l’IEP Paris, licencié en droit et en
sciences économiques, Pdg du groupe Bernardin à partir de 1975, président de la
Chambre de commerce de Versailles à partir de 1995, membre du Haut conseil de la
coopération internationale à partir de 2003, conseiller régional d’Ile-de-France de 1989 à
2001 ; Pascal Bernardin, né en 1944, licencié en droit