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Origine du nom de famille blain

De
2 pages
blain

A l’origine— Le nom Blain peut avoir désigné celui qui porte la cloche, le bélier
conducteur du troupeau, c’est-à-dire par extension le chef du groupe. Mais Blain est
aussi un nom de lieu en Loire-Atlantique. On a donc pu aussi attribuer ce nom à une
personne qui en était originaire. Plus de 5 700 Blain sont recensés aujourd’hui sur
l’ensemble du territoire français. Leur principal département d’implantation est le Loiret,
suivi de la Drôme puis de la Loire-Atlantique.
Tué par son ami — Le huguenot Louis de Marcel de Blain, baron du Pœt-Celard,
appartient à une famille, originaire de Marsanne, anoblie en 1473. Ayant fait ses débuts
dans les armes à Lyon, pense-t-on, il se rallia à Lesdiguières qui en fit l’un de ses
principaux lieutenants. En 1585, ensemble, ils enlevèrent Montélimar dont Du Pœt devint
gouverneur. Absent de sa ville en 1586 pour participer au combat de Crest, il la retrouva
aux mains des catholiques, la regagna par un terrible carnage et la transforma en place
forte. Les années suivantes ne sont qu’une liste des combats qu’il mena aux côtés de
Lesdiguières : Pont-Saint-Esprit, siège de Condrieu, prise de Grenoble, de Briqueras en
1592. Lieutenant général au marquisat de Saluces, il lui appartint de négocier la trêve de
1593 avec les émissaires du duc de Savoie. Et c’est lui qui empêcha le comte de La Roche
de livrer Romans au duc de Savoie. Ce farouche combattant, provoqué en duel par son
ami René de La Tour et frappé de deux coups d’épée, trouva ...
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b
lain
A
l’origine—
Le nom Blain peut avoir désigné celui qui porte la cloche, le bélier
conducteur du troupeau, c’est-à-dire par extension le chef du groupe. Mais Blain est
aussi un nom de lieu en Loire-Atlantique. On a donc pu aussi attribuer ce nom à une
personne qui en était originaire. Plus de 5 700 Blain sont recensés aujourd’hui sur
l’ensemble du territoire français. Leur principal département d’implantation est le Loiret,
suivi de la Drôme puis de la Loire-Atlantique.
Tué par son ami —
Le huguenot Louis de Marcel de Blain, baron du Pœt-Celard,
appartient à une famille, originaire de Marsanne, anoblie en 1473. Ayant fait ses débuts
dans les armes à Lyon, pense-t-on, il se rallia à Lesdiguières qui en fit l’un de ses
principaux lieutenants. En 1585, ensemble, ils enlevèrent Montélimar dont Du Pœt devint
gouverneur. Absent de sa ville en 1586 pour participer au combat de Crest, il la retrouva
aux mains des catholiques, la regagna par un terrible carnage et la transforma en place
forte. Les années suivantes ne sont qu’une liste des combats qu’il mena aux côtés de
Lesdiguières : Pont-Saint-Esprit, siège de Condrieu, prise de Grenoble, de Briqueras en
1592. Lieutenant général au marquisat de Saluces, il lui appartint de négocier la trêve de
1593 avec les émissaires du duc de Savoie. Et c’est lui qui empêcha le comte de La Roche
de livrer Romans au duc de Savoie. Ce farouche combattant, provoqué en duel par son
ami René de La Tour et frappé de deux coups d’épée, trouva la mort à Crest en 1598.
Un prêtre de conviction —
Le prêtre Jean-Baptiste Blain (1675-1751) fut vers 1710
nommé supérieur de l’une des premières congrégations du Sacré-Cœur fondées par saint
Jean-Baptiste de La Salle, celle d’Ernemont ; il le resta jusqu’en 1737. Quand Jean-
Baptiste de La Salle partit inspecter les écoles du Midi, il confia sa fonction de supérieur
spirituel à Jean-Baptiste Blain et trouva en lui un ardent défenseur contre les suspicions
qui s’étaient élevées à son égard au sein de la communauté de Rouen. En 1725, les
Frères reçurent la bulle d’approbation de leur institut ; le père Blain se voua alors à la
propagation du culte du Sacré-Cœur.
Parcours agité —
Jean-François Blain (1758-1837), avocat et administrateur de l’hôpital
de la Charité d’Arles, fut élu en 1790 président de l’administration du district de sa ville.
En 1793, il occupait la charge de substitut du commissaire du pouvoir exécutif près les
tribunaux civil et criminel des Bouches-du-Rhône et se trouva compromis dans le
mouvement fédéraliste. Arrêté en 1794, il fut libéré après le 9 thermidor. Membre du
conseil des Cinq-Cents, il était, le 4 septembre, condamné à la déportation. Il parvint à
émigrer, revint à la suite de l’amnistie de l’an VII, et fut nommé sous-préfet de Boulogne
par Bonaparte. Destitué en 1812 de sa fonction de sous-préfet de Toulon – il y avait été
désigné en 1806 -, il fit son ralliement aux Bourbons à la Restauration : cela lui valut
d’être nommé président du tribunal de première instance à Tarascon en 1815 et anobli
par lettres patentes en 1818.
Fondateur d’églises —
Pierre-Augustin Blaïn (1823-1885) fut ordonné prêtre à Romans
en 1846. Après avoir dirigé plusieurs paroisses, il fut nommé en 1865 supérieur des
missionnaires de Sainte-Croix qui avaient pour charge les paroisses pauvres de la région
du Diois et la fondation de nouvelles églises. En 1874, il devint vicaire général et
contribua à rédiger les statuts diocésains. Il fut l’un des créateurs du Bulletin d’histoire et
d’archéologie des diocèses de Valence, Digne, Gap, Grenoble et Viviers.
L’un des fils du Paradis —
L’acteur et réalisateur Gérard Blain (1930-2000) est surtout
connu pour ses rôles dans Les enfants du Paradis (1945), Crime et châtiment, Le beau
Serge (1958)…
Les Blain et la Révolution —
Plusieurs Blain furent guillotinés à la Révolution sous la
Terreur. Il s’agissait de François Blain, dessinateur à Lyon, Jean-Baptiste Blain, prêtre
lyonnais, Clément-Marie Blain, conseiller au parlement de Toulouse, Claude Blain, paveur
à Lyon, Sébastien Blain, sabotier dans les Deux-Sèvres,