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Origine du nom de famille bois

De
2 pages
bois

A l’origine— Bois ? Voici un patronyme qui désignait tout simplement à l’origine une
personne vivant près d’un bois. Aujourd’hui, on compte près de 9 500 porteurs de ce
nom de famille. La Savoie est leur premier département d’implantation mais le nom se
trouve un peu partout.
Une soumission pour un bâton — Urbain de Laval de Bois-Dauphin (1557-1629) porta
les armes très jeune et se rallia au parti de la Ligue. Il combattit dans l’armée de Guise,
notamment à Auneau en 1587 mais fut arrêté après l’assassinat du duc, relâché et
nommé gouverneur de l’Anjou pour la Ligue. Il poursuivit la lutte contre Henri III puis
Henri IV , fut fait prisonnier à Ivry en 1590, échangé, et rencontra de nouveaux succès en
Bretagne (Laval, Mayenne). Après l’abjuration d’Henri IV , il offrit sa soumission contre de
l’or et le bâton de maréchal. Dans le parti royal sous la régence, il s’opposa mollement à
Condé en 1615 et, se rangeant aux côtés de la reine-mère en 1620, fut vaincu aux Ponts-
de-Cé.
Les chroniques du boulanger — Hugues Bois de Chesne, né en 1586, était le fils d’un
cordonnier de Montbéliard. Boulanger de métier, il pratiquait la calligraphie et la reliure :
il calligraphia pour les princes de Wurtemberg les Psaumes de David. A partir de 1614, il
entreprit de noter tous les événements dont il était témoin et de préparer une édition de
ces chroniques. Il ne vit malheureusement jamais les deux volumes qui ne furent publiés
que deux siècles et demi plus tard, en 1856. Seul un ...
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b
ois
A l’origine—
Bois ? Voici un patronyme qui désignait tout simplement à l’origine une
personne vivant près d’un bois. Aujourd’hui, on compte près de 9 500 porteurs de ce
nom de famille. La Savoie est leur premier département d’implantation mais le nom se
trouve un peu partout.
Une soumission pour un bâton —
Urbain de Laval de Bois-Dauphin (1557-1629) porta
les armes très jeune et se rallia au parti de la Ligue. Il combattit dans l’armée de Guise,
notamment à Auneau en 1587 mais fut arrêté après l’assassinat du duc, relâché et
nommé gouverneur de l’Anjou pour la Ligue. Il poursuivit la lutte contre Henri III puis
Henri IV, fut fait prisonnier à Ivry en 1590, échangé, et rencontra de nouveaux succès en
Bretagne (Laval, Mayenne). Après l’abjuration d’Henri IV, il offrit sa soumission contre de
l’or et le bâton de maréchal. Dans le parti royal sous la régence, il s’opposa mollement à
Condé en 1615 et, se rangeant aux côtés de la reine-mère en 1620, fut vaincu aux Ponts-
de-Cé.
Les chroniques du boulanger —
Hugues Bois de Chesne, né en 1586, était le fils d’un
cordonnier de Montbéliard. Boulanger de métier, il pratiquait la calligraphie et la reliure :
il calligraphia pour les princes de Wurtemberg les Psaumes de David. A partir de 1614, il
entreprit de noter tous les événements dont il était témoin et de préparer une édition de
ces chroniques. Il ne vit malheureusement jamais les deux volumes qui ne furent publiés
que deux siècles et demi plus tard, en 1856. Seul un recueil de ses vers, Elégie des
misères du monde, parut avant sa mort en 1671. Ses Mémoires d’un favory de S.A.T.
Mgr le duc d’Orléans (1626) sont riches d’informations.
Trois lieutenants généraux —
Louis de Bois-Olivier, marquis de Givry (1616-1699), son
premier fils Louis-Thomas de Bois-Olivier de Fiennes, marquis de Leuville (1668-1742), et
son autre fils Alexandre-Thomas de Bois-Olivier de Fiennes, bailli de Givry (1674-1745),
furent tous trois lieutenants généraux. Le père, maréchal de camp en 1653, prit part à la
prise de Belfort et à la défense d’Arras. Il obtint en Italie en 1657 sa promotion de
lieutenant général, suite aux sièges de Pavie et de Valence. La charge de grand bailli de
Touraine lui fut accordée en 1662. Son fils aîné combattit en Allemagne, en Belgique, à la
prise de Namur, à l’armée de la Meuse. En 1700, il recevait un régiment d’infanterie à
son nom et se signalait aux campagnes d’Italie, à San Benedetto en 1702, ou à Cassano
en 1705. Après l’évacuation du Milanais, il rejoignit l’armée du Rhin, était à la guerre
d’Espagne en 1719 et promu lieutenant général en 1731. En 1738, avec le maréchal de
Belle-Isle, il se porta au secours de l’électeur de Bavière. La maladie l’emporta lors du
siège d’Egra.Le cadet, d’abord page du roi, se fit mousquetaire. Promu colonel à l’armée
d’Allemagne en 1702, il servit à l’armée d’Italie, dans la défense de Chambéry, puis en
Provence à partir de 1705. Il se signala à la prise de Villefranche, à Nice, durant la
défense de Toulon en 1707. Il était maréchal de camp lors de la seconde campagne
d’Espagne. Les campagnes du Rhin en 1733-1735 lui valurent d’être promu lieutenant
général. Il retourna à l’armée d’Italie en 1744 et s’y illustra. Mais son succès contre le
général piémontais Du Verger lui coûta la vie.
Le saviez-vous ? —
Louise Bois (1867-1931), fille de l’épicier en gros et juge au tribunal
de commerce d’Albi Jean Bois, était l’épouse de Jean Jaurès et en eut deux enfants. Une
Thérèse Bois, née en 1759, est l’ancêtre paternelle de Jean Giraudoux.
Les Bois dans l’histoire —
Citons aussi : le père Paul Bois (1685-1763), supérieur du
séminaire de Lurs, auteur d’ouvrages d’édification ; Daniel de Bois d’Enemetz, né en 1706
au château de Boisdenemets, lieutenant général en 1780 ; Théodore-Eugène Bois de
Mouzilly, homme politique de Châteaulin (1813-1864) ; François-Victor Bois (1813-1870),
constructeur de ponts et de chemin de fer, co-auteur d’un drame, Wilson ou une
calomnie, arrière-grand-oncle du peintre Jean Hugo (1894-1984) ; le pasteur Charles Bois
(1826-1891), doyen de la faculté de Montauban ;