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Origine du nom de famille BOISSON

De
2 pages
BOISSON

A l’origine — Contrairement à ce que l’on peut imaginer, ce nom n’a pas été attribué à
des amateurs de bon vin mais à des familles qui vivaient dans un lieu planté de buissons !
En effet, le nom Boisson évoque un buisson de buis caractéristique de la maison initial
(du gascon boish, buis). Il est actuellement porté par près de 9 400 personnes en
France.
Le saviez-vous ? — Une Adélaïde Boisson, née au Vigan en 1831, morte à Nîmes en
1887, est l’arrière-grand-mère du ministre et académicien Jacques Soustelle, gouverneur
général de l’Algérie. Son père, François Boisson (1804-1881), époux d’Adélaïde Labat, fils
de François Boisson et de Marie-Magdeleine Puech, était faiseur de bas puis concierge à
l’Ecole de dessin de Nîmes.
Gouverneur général des colonies — Pierre-François-Joseph-Edmond Boisson (1894-
1948), fils d’instituteur et instituteur lui-même, se distingua par sa bravoure lors de la
Première Guerre mondiale dont il revint blessé et décoré. En 1919, il entra dans
l’administration coloniale où il fut inspecteur adjoint puis inspecteur des colonies. Nommé
commissaire de la République au Cameroun, il fut fait commandeur de la Légion
d’honneur pour avoir assuré le succès du pavillon du Cameroun à l’Exposition coloniale de
1937. En 1940, le gouvernement de Vichy le nomma haut commissaire en Afrique
française, ayant autorité sur l’AOF, l’AEF, le Cameroun et le Togo. Il collabora étroitement
avec Vichy pendant toute la première partie de l’Occupation et ne se ...
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B
OISSON
A l’origine —
Contrairement à ce que l’on peut imaginer, ce nom n’a pas été attribué à
des amateurs de bon vin mais à des familles qui vivaient dans un lieu planté de buissons !
En effet, le nom Boisson évoque un buisson de buis caractéristique de la maison initial
(du gascon boish, buis). Il est actuellement porté par près de 9 400 personnes en
France.
Le saviez-vous ? —
Une Adélaïde Boisson, née au Vigan en 1831, morte à Nîmes en
1887, est l’arrière-grand-mère du ministre et académicien Jacques Soustelle, gouverneur
général de l’Algérie. Son père, François Boisson (1804-1881), époux d’Adélaïde Labat, fils
de François Boisson et de Marie-Magdeleine Puech, était faiseur de bas puis concierge à
l’Ecole de dessin de Nîmes.
Gouverneur général des colonies
— Pierre-François-Joseph-Edmond Boisson (1894-
1948), fils d’instituteur et instituteur lui-même, se distingua par sa bravoure lors de la
Première Guerre mondiale dont il revint blessé et décoré. En 1919, il entra dans
l’administration coloniale où il fut inspecteur adjoint puis inspecteur des colonies. Nommé
commissaire de la République au Cameroun, il fut fait commandeur de la Légion
d’honneur pour avoir assuré le succès du pavillon du Cameroun à l’Exposition coloniale de
1937. En 1940, le gouvernement de Vichy le nomma haut commissaire en Afrique
française, ayant autorité sur l’AOF, l’AEF, le Cameroun et le Togo. Il collabora étroitement
avec Vichy pendant toute la première partie de l’Occupation et ne se rapprocha des Alliés
que lorsqu’ils débarquèrent en Afrique occidentale. Traduit en 1945 devant un tribunal
d’armée, il fut condamné à l’internement mais mis en liberté provisoire quelques jours
plus tard pour raisons de santé. Il décéda brusquement à Chatou en 1948 alors que son
procès était toujours en cours.
Un révolutionnaire peu commun
— Louis-Basile Boisson de la Fertun de Quincy,
d’une famille de petite noblesse, naquit à Paris en 1754. Il fit l’Ecole des ponts et
chaussées puis s’engagea au régiment de Penthièvre avant de partir chercher fortune en
Pologne. Major au corps royal de l’artillerie, il sut se faire une réputation, mais rentra en
France dès 1789, adoptant bruyamment les nouveaux principes. Il publia et envoya ainsi
à tous les districts un papier où il proposait la levée en masse d’une armée de 250 000
patriotes et s’engagea finalement dans la Légion germanique. Après la dissolution de la
Légion, qui allait de déboire en déboire, ce personnage haut en couleurs réussit à faire
libérer ses chefs, arrêtés, par ses déclamations. Apprécié pour ses qualités militaires et
son civisme, il lui fut demandé de servir dans l’armée des Pyrénées-Orientales. A la paix, il
refusa un poste à Saint-Domingue et ne fit désormais plus parler de lui.
Ils ont tous perdu la tête... —
Trois Boisson furent guillotinés au temps de la Terreur :
Antoine Boisson, juge de paix domicilié à Molières, condamné à mort comme conspirateur
par le tribunal criminel du département du Gard ; Jérémie Boisson, traiteur domicilié à
Nîmes, condamné à mort comme instigateur des révoltés par le tribunal criminel de son
département ; Marie-Joachim Boisson-Dunoyer, noble rentier, né et domicilié à Chevayriat
dans
l’Ain,
condamné
à
mort
comme
contre-révolutionnaire
par
la
commune
révolutionnaire de Lyon.
D’Emmanuelle à Charlie —
L’actrice Christine Boisson, née en 1955 à Salon-de-
Provence, a joué entre autres dans Emmanuelle (1974), Flic Story (1975), Extérieur nuit
(1980), Radio corbeau ((1989) ou La vérité sur Charlie (2002)…
Les Boisson dans l’histoire —
Citons aussi : le directeur de société et responsable
d’organismes professionnels Bernard Boisson, né en 1934 à Cognac ; Christine Boisson,
née à Nîmes, historienne, coauteur du livre Les noms de famille en Languedoc et
Roussillon ; etc.
Autres noms de même signification :
Boissonnat (210, Loire), Boissonnet (1 600,
Loiret), Boissou (Haute-Vienne), Bouisson (1 000,