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Origine du nom de famille Boissy

De
2 pages
Boissy

A l’origine— Boissy est un nom de lieu assez fréquent. Par extension, il a servi comme
patronyme à désigner ceux qui y vivaient ou qui en étaient originaires. La France compte
actuellement près de 3 000 Boissy. Leurs trois premiers départements d’implantation sont
l’Ardèche, Paris et la Saône-et-Loire.
Filles femmes et femmes filles — Louis de Boissy (1694-1758), fils d’un prévôt de
Carladez, entama très tôt une carrière littéraire. Il produisit de nombreuses comédies, des
satires qui visaient des personnages établis et toucha aux comparaisons culturelles avec
Le Français à Londres en 1727. Il s’attaquait à la futilité de ses contemporains et plut à
Mme de Pompadour qui lui fit donner la direction de la Gazette de France, celle du
Mercure et favorisa son élection à l’Académie. De la quarantaine de pièces qu’il publia,
citons : Les dehors trompeurs (1740), comédie de mœurs, La vie est un songe (1732),
revue d’actualité, Les filles femmes et les femmes filles (1751), satire licencieuse.
Le conventionnel... — François-Antoine de Boissy d’Anglas (1756-1826), protestant
originaire de l’Ardèche, fort érudit, devint avocat au parlement de Paris. S’enflammant
pour la Révolution, il représenta le tiers état d’Annonay aux états généraux de 1789. Elu à
la Convention, il vota pour la détention de Louis XVI et son exil. Refusant les excès de la
Terreur, il combattit Robespierre au 9 thermidor. Quand, le 1er prairial an III, les
insurgés pénétrèrent dans la salle de la ...
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B
oissy
A l’origine—
Boissy est un nom de lieu assez fréquent. Par extension, il a servi comme
patronyme à désigner ceux qui y vivaient ou qui en étaient originaires. La France compte
actuellement près de 3 000 Boissy. Leurs trois premiers départements d’implantation sont
l’Ardèche, Paris et la Saône-et-Loire.
Filles femmes et femmes filles —
Louis de Boissy (1694-1758), fils d’un prévôt de
Carladez, entama très tôt une carrière littéraire. Il produisit de nombreuses comédies, des
satires qui visaient des personnages établis et toucha aux comparaisons culturelles avec
Le Français à Londres en 1727. Il s’attaquait à la futilité de ses contemporains et plut à
Mme de Pompadour qui lui fit donner la direction de la Gazette de France, celle du
Mercure et favorisa son élection à l’Académie. De la quarantaine de pièces qu’il publia,
citons : Les dehors trompeurs (1740), comédie de mœurs, La vie est un songe (1732),
revue d’actualité, Les filles femmes et les femmes filles (1751), satire licencieuse.
Le conventionnel... —
François-Antoine de Boissy d’Anglas (1756-1826), protestant
originaire de l’Ardèche, fort érudit, devint avocat au parlement de Paris. S’enflammant
pour la Révolution, il représenta le tiers état d’Annonay aux états généraux de 1789. Elu à
la Convention, il vota pour la détention de Louis XVI et son exil. Refusant les excès de la
Terreur, il combattit Robespierre au 9 thermidor. Quand, le 1er prairial an III, les
insurgés pénétrèrent dans la salle de la Convention brandissant la tête de Féraud qu’ils
avaient massacré, Boissy d’Anglas, alors président, salua, impassible. Après avoir fait
partie du conseil des Cinq Cents en 1795, favorable aux Bourbons, il fut proscrit et ne
revint qu’au 18 brumaire. Il approuva la déchéance de l’Empereur et reçut la pairie de
Louis XVIII. Revenant de l’île d’Elbe, Napoléon lui confia toutefois l’organisation des
départements du Midi. L’opposition de Boissy d’Anglas aux Bonaparte se réveilla après
Waterloo, et sa pairie lui fut alors enlevée puis restituée.
... Et ses descendants —
Le conventionnel Boissy d’Anglas eut des fils : Jean dit parfois
Théophile, comte Boissy d’Anglas (1783-1864), était intendant militaire à Paris. Député de
l’Ardèche réélu en 1830, il manifesta de l’enthousiasme pour la monarchie de Juillet et se
montra très critique sur la politique financière de la Restauration. Ayant dû quitter
l’administration militaire pour des malversations commises par un subordonné qu’il
soutint, il poursuivit une carrière politique et fut réélu de 1852 à 1863. Protestant
convaincu – il demanda la création d’une faculté de théologie protestante à Paris -, il
prônait toutefois l’entente entre les cultes.François-Antoine Boissy d’Anglas (1784-1850),
autre fils du conventionnel, fut nommé préfet de Charente en 1810, fait baron de
l’Empire en 1812 et devint maître des requêtes au Conseil d’Etat en 1815. Comme son
frère, il soutint la monarchie de Juillet et resta en poste, intervenant de façon très active,
jusqu’en
1848.François-Antoine,
baron
Boissy d’Anglas (1846-1921),
était
fils de
Théophile. Toute sa carrière, qu’il commença comme conseiller de préfecture, fut
politique. En 1877, il fut élu député républicain dans la nouvelle majorité. Ministre
plénipotentiaire envoyé au Mexique en 1880, il réussit dans le rétablissement des relations
diplomatiques entre France et Mexique. Au cours de ses mandats, affilié à la gauche
radicale, il vota les poursuites contre le général Boulanger, proposa une loi en faveur du
secret du vote. Enfin, il devint sénateur en 1903.
Un riche phénomène —
Octave Touillé du Coudray, marquis de Boissy (1798-1866),
était fils d’un pair de France. Secrétaire de Chateaubriand, il l’accompagna au Congrès
de Vienne et à Rome. Retiré dans son château du Cher, il géra les forges et hauts
fourneaux de Rozières pour les mettre en liquidation en 1861. A la tête d’une immense
fortune, successeur de son père à la Chambre des pairs, il joua au censeur, fit montre de
son intolérance et de son entêtement dans son assemblée et se bâtit ainsi une notoriété
reposant sur des scandales. Il se soumit à la République en 1848, tenta de se faire élire
député, se montra hostile au coup d’Etat du 2 décembre, mais siégea en 1853 comme