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Origine du nom de famille bompard

De
2 pages
bompard

A l’origine— Le nom Bompard vient du latin bonus et du mot par signifiant bon
compagnon, bon ami. Bref, un surnom sympathique. De nos jours, il existe environ 1 700
personnes portant ce patronyme en France, particulièrement concentrées dans le
département de la Drôme.
Les déboires du commandant — Né en 1757, Jean-Baptiste-François Bompard, fils
d’un employé à la Compagnie des Indes, se fit marin et se battit contre les corsaires lors
de la guerre d’Indépendance d’Amérique. Nommé capitaine de vaisseau en 1793,
commandant la frégate l’Embuscade, il prit l’avantage sur le vaisseau d’un capitaine
anglais qui l’avait défié à New York. Envoyé au secours de Saint-Pierre et Miquelon, il dut
rentrer en France sans y être parvenu, car son équipage s’était mutiné. Lors de la bataille
d’Ouessant, son navire, le Montagnard, se trouva séparé de l’armée par le brouillard, et
Bompard ne fut pas du combat ; peut-être aussi manquait-il d’instruction militaire. Il lui
fallut plaider contre ses accusateurs, Jean Bon Saint-André et de Villaret-Joyeuse. Seul à
la tête d’un corps de débarquement en Irlande en 1796, malgré une défense acharnée, il
fut fait prisonnier puis échangé. Il demanda sa retraite en 1801. En 1815, il échappa de
justesse à la Terreur blanche dans le Midi : son portrait fut fusillé et sa maison saccagée.
Bompard se rallia au drapeau tricolore en 1830.
Missions difficiles — Louis-Maurice Bompard (1854-1935) était fils de banquier et petit-
fils du maire de Metz, ...
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b
ompard
A
l’origine—
Le nom Bompard vient du latin bonus et du mot par signifiant bon
compagnon, bon ami. Bref, un surnom sympathique. De nos jours, il existe environ 1 700
personnes portant ce patronyme en France, particulièrement concentrées dans le
département de la Drôme.
Les déboires du commandant —
Né en 1757, Jean-Baptiste-François Bompard, fils
d’un employé à la Compagnie des Indes, se fit marin et se battit contre les corsaires lors
de la guerre d’Indépendance d’Amérique. Nommé capitaine de vaisseau en 1793,
commandant la frégate l’Embuscade, il prit l’avantage sur le vaisseau d’un capitaine
anglais qui l’avait défié à New York. Envoyé au secours de Saint-Pierre et Miquelon, il dut
rentrer en France sans y être parvenu, car son équipage s’était mutiné. Lors de la bataille
d’Ouessant, son navire, le Montagnard, se trouva séparé de l’armée par le brouillard, et
Bompard ne fut pas du combat ; peut-être aussi manquait-il d’instruction militaire. Il lui
fallut plaider contre ses accusateurs, Jean Bon Saint-André et de Villaret-Joyeuse. Seul à
la tête d’un corps de débarquement en Irlande en 1796, malgré une défense acharnée, il
fut fait prisonnier puis échangé. Il demanda sa retraite en 1801. En 1815, il échappa de
justesse à la Terreur blanche dans le Midi : son portrait fut fusillé et sa maison saccagée.
Bompard se rallia au drapeau tricolore en 1830.
Missions difficiles —
Louis-Maurice Bompard (1854-1935) était fils de banquier et petit-
fils du maire de Metz, Barthélémy Bompard. Ses études de droit le conduisirent dans le
Nord auprès de Paul Cambon qui, nommé résident général en Tunisie, créa à son
intention un poste de secrétaire général du gouvernement tunisien. Bompard y séjourna
cinq ans et partit en 1889 comme résident général à Madagascar. En 1893, il prit au
ministère des Affaires étrangères les fonctions de directeur des affaires commerciales.
Ambassadeur à Saint-Pétersbourg en 1902, il représenta la France dans la guerre russo-
japonaise. Son rôle en 1905, dicté par le gouvernement, ne fut pas du goût du tsar qui le
fit rappeler en 1908. Envoyé à Constantinople en 1909, il trouva une situation là aussi
explosive avec la révolution jeune-turque, les guerres des Balkans, le mouvement
xénophobe et les relations germano-turques. Il fit tout pour retarder l’entrée en guerre
de la Turquie. De retour en France et retraité, il était élu en 1920 sénateur de la Moselle.
La cordelière de Gabrielle —
Gabrielle Bompard naquit en 1868. Fille d’un industriel,
habituée des maisons de redressement, elle tomba très tôt dans la prostitution, sous la
coupe d’un dénommé Eyraud. L’huissier Gouffé, qui s’était laissé attirer chez elle le 26
juillet 1889, ne reparut plus. Deux semaines plus tard, on découvrait le cadavre du
malheureux enfermé dans une malle près de Lyon. Eyraud et Gabrielle, déguisée en
homme et se faisant passer pour son fils, s’étaient déjà enfuis pour l’Amérique. Suite à un
mandat d’arrêt, Gabrielle se présenta à la police et Eyraud fut arrêté. Aux aveux, on
apprit que, pour plaisanter, Gabrielle avait passé autour du cou de Gouffé la ceinture de
son peignoir et qu’Eyraud, sorti de l’alcôve où il se cachait, l’avait pendu. Le procès, pour
ce crime qui défrayait la chronique, fut retentissant, et mené par des avocats renommés.
Eyraud fut exécuté et Gabrielle condamnée aux travaux forcés.
Les Bompard dans l’histoire —
Parmi les personnes notables qui ont porté ou portent
ce nom, mentionnons aussi : Barthélémy Bompard (1784-1867), grand-père de Louis-
Maurice (voir ci-dessus), fondateur d’une maison de draperies et de soieries, partisan de
Louis-Philippe, maire de Metz en 1832 et député en 1837 ; Henri-Raymond Bompard
(1821-1906), filateur de Bar-le-Duc, député centriste puis sénateur constitutionnel en
1876 ; le peintre rodézien Maurice Bompard (1857-1936), spécialiste de scènes de genre,
de marines et de vues de Venise et d’Algérie ; Raoul Bompard, né en 1860, avocat au
barreau de Paris en 1883, vice-président de l’assemblée en 1895 ; Jacques Bompard, né
en 1943 à Montpellier, docteur en chirurgie