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Origine du nom de famille BONAPARTE

De
2 pages
BONAPARTE

A l’origine — Impossible de parler de la Corse sans évoquer le nom Bonaparte, même si
les rares descendants (une soixantaine) sont désormais hors de l’île de Beauté. Le
patronyme d’origine, Buonaparte, aujourd’hui éteint en France, a été porté jusqu’au
mariage de Napoléon avec Joséphine de Beauharnais : la dernière lettre de Napoléon
signée Buonaparte date du 11 mars 1796, la suivante, du 24 mars, est signée Bonaparte,
nom que garderont ses frères et leurs descendants. Signalons que ce nom reste assez
répandu en Italie car beaucoup de familles ayant choisi le « bon parti » lors des luttes au
sein des cités du Moyen Âge avaient pris le patronyme de Buona Parte.
Une origine ligure — La filiation entre les Bonaparte corses et ceux de Sarzane en
Ligurie est prouvée à partir du début du XIIIème siècle, depuis un certain Gianfaldo,
patricien de Florence et de Sarzane. Son fils, premier d’une longue lignée de notaires,
voit un de ses enfants, Giovanni, désigné pour faire la paix avec la cité de Carrare (1296).
C’est six générations plus tard que Francesco Bonaparte, dit le Maure, part se fixer en
Corse. Mercenaire dans les rangs de l’Office de Saint-Georges en tant qu’arbalétrier à
cheval, il serait décédé à Ajaccio en 1540.
Les générations jusqu’à l’empereur — Plusieurs membres de la famille font des
carrières politiques. Gabriele Bonaparte est à trois reprises un des Anciens de la ville
d’Ajaccio. Son fils Geronimo est député auprès du Sénat de la République de ...
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B
ONAPARTE
A l’origine —
Impossible de parler de la Corse sans évoquer le nom Bonaparte, même si
les rares descendants (une soixantaine) sont désormais hors de l’île de Beauté. Le
patronyme d’origine, Buonaparte, aujourd’hui éteint en France, a été porté jusqu’au
mariage de Napoléon avec Joséphine de Beauharnais : la dernière lettre de Napoléon
signée Buonaparte date du 11 mars 1796, la suivante, du 24 mars, est signée Bonaparte,
nom que garderont ses frères et leurs descendants. Signalons que ce nom reste assez
répandu en Italie car beaucoup de familles ayant choisi le « bon parti » lors des luttes au
sein des cités du Moyen Âge avaient pris le patronyme de Buona Parte.
Une origine ligure —
La filiation entre les Bonaparte corses et ceux de Sarzane en
Ligurie est prouvée à partir du début du XIIIème siècle, depuis un certain Gianfaldo,
patricien de Florence et de Sarzane. Son fils, premier d’une longue lignée de notaires,
voit un de ses enfants, Giovanni, désigné pour faire la paix avec la cité de Carrare (1296).
C’est six générations plus tard que Francesco Bonaparte, dit le Maure, part se fixer en
Corse. Mercenaire dans les rangs de l’Office de Saint-Georges en tant qu’arbalétrier à
cheval, il serait décédé à Ajaccio en 1540.
Les générations jusqu’à l’empereur —
Plusieurs membres de la famille font des
carrières politiques. Gabriele Bonaparte est à trois reprises un des Anciens de la ville
d’Ajaccio. Son fils Geronimo est député auprès du Sénat de la République de Gênes en
1595. Un de ses enfants, Francesco, est plusieurs fois capitaine de la milice ajaccienne.
Quant au père de Napoléon, Charles (1746-1785), père de Napoléon, il manœuvre pour
toujours être du « bon parti » : d’abord rallié à Paoli, il voit son intérêt à se rapprocher
des Français. Car la Corse, fraîchement passée sous souveraineté française, connaît
d’importants transferts de propriété en faveur des insulaires gagnés au parti français. Il
devient représentant de la noblesse corse à Versaillesce qui lui permet de se décharger
sur le gouvernement royal de l’éducation de trois de ses enfants.
Un destin et un nom hors du commun —
Nous ne rappellerons pas la biographie de
l’empereur, connue de chaque Corse sur le bout des doigts. Disons seulement que son
exceptionnel destin a aussi été épaulé par son prénom et son nom hors du commun :
Bonaparte était un patronyme neuf et, du côté du prénom, aurait-il été si facile à un
Louis ou à un Charles de s’imposer en pleine Révolution ?...
Les frères de l’empereur —
L’empereur avait quatre frères : Joseph Bonaparte (1768-
1844), roi de Naples puis d’Espagne, époux de Julie Clary, fille d’un riche négociant
Marseillais et sœur d’une conquête de Napoléon ; Lucien (1775-1840), qui se marie deux
fois contre le gré de Napoléon et dont les positions politiques le font rompre avec le clan
Bonaparte, écartant ainsi sa descendance de la succession dynastique ; Louis (1778-
1846), marié à Hortense de Beauharnais, et dont le fils sera Napoléon III ; et Jérôme
(1784-1860), ancêtre de la maison impériale actuelle.
La descendance de Jérôme —
Encore mineur, Jérôme Bonaparte (1784-1860) s’était
marié à une jeune Américaine. Un mariage invalidé en France (malgré un fils), qui permit
à Jérôme d’épouser la princesse Catherine de Wurtemberg. Signalons que le dernier
descendant de la branche américaine, Charles-Joseph Bonaparte (1850-1921), ministre
de la Justice américaine, est le fondateur du FBI ! Né du second mariage, Napoléon-
Joseph (1822-1891) dit prince Jérôme-Napoléon, était d’un républicanisme et d’un
anticléricalisme tel que c’est son fils Victor qui est désigné comme prétendant au trône
par les bonapartistes. Le prince Victor (1862-1926) n’épouse Clémentine de Saxe-
Cobourg, fille du roi des Belges Léopold II, qu’après la mort de ce dernier, opposé à une
mariage avec un descendant de « l’aventurier corse » ! Fils de Victor, Louis (1914-1997),
a quatre enfants : Charles, né en 1950 ; Caroline née en 1950, jumelle de Charles ;
Laure, née en 1952 ; et