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Origine du nom de famille BONICHON ou bonnichon

De
2 pages
BONICHON ou bonnichon
A l’origine — Bonnichon ou sa variante orthographique Bonichon sont des diminutifs de
bon et qualifieraient à l’origine un homme courageux. Bon vient en effet de l’ancien
français, bon, brave et téméraire. On trouve plus de Bonnichon (environ 1 100) que de
Bonichon (environ 500). Les premiers sont implantés surtout dans l’Allier, la Haute-Vienne
et le Rhône, tandis que les Bonichon sont plutôt présents dans l’Yonne et dans la Creuse.
Le père Bonichon — François Bonichon, né à Paris, entré à l’Oratoire en 1622, ordonné
prêtre en 1625, enseigna au Mans et à Nantes, mais vécut la plus grande partie de son
existence à Angers. Il se lia d’ailleurs avec l’évêque de cette ville, Henri Arnauld, pour
lequel il rédigea en 1649 Pompa episcopalis ecclesiastica. Il prit même sa défense lors des
différends qui opposèrent l’évêque aux réguliers de son diocèse et écrivit en 1656 et 1658
deux études sur la Défense des ordonnances de Mgr l’évêque d’Angers et de l’autorité
épiscopale et sur L’autorité épiscopale défendue contre les nouvelles entreprises de
quelques réguliers mendiants. Il mourut en 1662.
Les Bon(n)ichon dans la Grande Guerre — Nombreux furent les porteurs de ce
patronyme qui combattirent en 1914-1918. Citons à titre d’exemple : le chef d’escadron
au 53ème d’artillerie M.-J.-Edmond Bonnichon, tué en octobre 1914, décoré de la Légion
d’honneur et de la Croix de Guerre avec palme pour avoir eu une “belle conduite au
combat et avoir reçu quatre blessures ...
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B
ONICHON ou bonnichon
A l’origine — Bonnichon ou sa variante orthographique Bonichon sont des diminutifs de
bon et qualifieraient à l’origine un homme courageux. Bon vient en effet de l’ancien
français, bon, brave et téméraire. On trouve plus de Bonnichon (environ 1 100) que de
Bonichon (environ 500). Les premiers sont implantés surtout dans l’Allier, la Haute-Vienne
et le Rhône, tandis que les Bonichon sont plutôt présents dans l’Yonne et dans la Creuse.
Le père Bonichon —
François Bonichon, né à Paris, entré à l’Oratoire en 1622, ordonné
prêtre en 1625, enseigna au Mans et à Nantes, mais vécut la plus grande partie de son
existence à Angers. Il se lia d’ailleurs avec l’évêque de cette ville, Henri Arnauld, pour
lequel il rédigea en 1649 Pompa episcopalis ecclesiastica. Il prit même sa défense lors des
différends qui opposèrent l’évêque aux réguliers de son diocèse et écrivit en 1656 et 1658
deux études sur la Défense des ordonnances de Mgr l’évêque d’Angers et de l’autorité
épiscopale et sur L’autorité épiscopale défendue contre les nouvelles entreprises de
quelques réguliers mendiants. Il mourut en 1662.
Les Bon(n)ichon dans la Grande Guerre —
Nombreux furent les porteurs de ce
patronyme qui combattirent en 1914-1918. Citons à titre d’exemple : le chef d’escadron
au 53ème d’artillerie M.-J.-Edmond Bonnichon, tué en octobre 1914, décoré de la Légion
d’honneur et de la Croix de Guerre avec palme pour avoir eu une “belle conduite au
combat et avoir reçu quatre blessures mettant sa vie en danger”.
Des héros de la Résistance
— Jacqueline Bonnichon-Herbin naquit dans une famille
de militaires traditionalistes. L’un de ses frères trouva la mort durant la campagne
désastreuse de l’été 1940. Dès le début de l’Occupation, son père, le commandant Paul
Herbin, fonda à Joigny le groupe de résistance Bayard, formé essentiellement des
membres de sa famille. Jacqueline, alors institutrice, participa à la constitution de filières
d’évasion pour les prisonniers de guerre. Révoquée de l’enseignement, elle entra à la
Poste tout en poursuivant ses activités clandestines, jouant le rôle d’agent recruteur,
d’agent de liaison et d’agent de renseignements. Participant à des sabotages avec son
père, elle fut arrêtée par la Sipo-SD à la suite d’une dénonciation en mars 1944. Malgré
une grossesse de six mois, elle fut rudement interrogée par le chef de la police allemande
d’Auxerre. Finalement libérée, elle participa à la libération de l’Yonne.
Dans les volcans —
Saviez-vous que c’est un porteur du nom, Frédéric Bonnichon, qui
a dirigé, de 2002 à 2005, le parc multimédia Vulcania ?
Les Bon(n)ichon dans l’histoire —
Parmi les Bon(n)ichon connus, citons également :
l’historien et universitaire Philippe Bonnichon, auteur de nombreux ouvrages parmi
lesquels Des cannibales aux castors : les découvertes françaises de l’Amérique (1503-
1788), en 1994, Jean de La Monneraye. Souvenirs de 1760 à 1791, en 1999, et qui a
participé à des travaux universitaires collectifs comme Espaces coloniaux et espaces
maritimes au XVIIIème siècle : les deux Amériques et le Pacifique, en 1998 ; le spécialiste
de l’enseignement Gilles Bonnichon, co-auteur d’ouvrages comme Décloisonner le
français en interdisciplinarité, ou Organiser des parcours diversifiés, Enseigner des
méthodes en collège et lycée, édités chez Magnard en 2000, 1998, et 1995, ou bien
encore Tutorat : méthodologie du travail universitaire, publié chez Vuibert en 1997 ;
l’auteur P. Bonnichon, qui a publié La Cellule (1954) ; l’auteur Jean-Claude Bonnichon,
qui a fait paraître La Petite occupation : Autriche 1945-1955 (1986) ; l’écrivain M.
Bonnichon, auteur des ouvrages De l’éducation à l’orientation (1998) et Le Fait religieux
dans l’enseignement (1998) ; l’universitaire Philippe Bonnichon, maître de conférences
d’histoire moderne à l’université Paris IV La Sorbonne ; etc.
Autres noms de même signification :
Bonat (140, Landes), Bonaz (170, Ain), Bonini
(510, Corse-du-Sud), Bonin (9 800, Saône-et-Loire), Bonotte (10,