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Origine du nom de famille BONNY ou Bony

De
2 pages
BONNY ou Bony

A l’origine — Bony et sa variante orthographique Bonny proviennent d’un nom de
baptême popularisé par saint Bonus, “Le Bon”, un martyr du IIIème siècle. Aujourd’hui
en France, les Bony (environ 5 000) sont plus nombreux que les Bonny (environ 1 600).
Ils sont plutôt implantés dans le Puy-de-Dôme, le Rhône et l’Aveyron, tandis que les
autres sont plutôt présents en Bretagne.
Un général de la Grande Armée — Le général François Bony (1772-1848), né à
Cressy-sur-Tille, dans le département de la Côte-d’Or, était le fils d’un meunier. Il
s’engagea en 1793 au 10ème bataillon de la Côte-d’Or et participa comme lieutenant aux
campagnes de 1793-1794 à l’armée de Rhin-et-Moselle, puis à celles de 1795-1797 à
l’armée d’Italie. Grièvement blessé à Castiglione, nommé capitaine après Arcole, il partit
ensuite en Belgique avec les armées de Batavie et du Rhin. En 1800, il se distingua à
Hohenlinden pour s’être emparé de deux canons, seulement aidé de deux soldats. En
1805, il fit 300 prisonniers à Austerlitz, puis fut blessé à Auerstaedt. Décoré de la croix
d’officier de la Légion d’honneur, titré chevalier de l’Empire, promu au grade de major au
4ème de ligne, puis à celui de lieutenant-colonel, il rejoignit la Grande Armée aux
frontières de la Russie en 1813. Blessé à Lutzen, nommé colonel du 19ème régiment
provisoire, il reprit avec 800 hommes la ville de Buntzlau, défendue par trois régiments
russes. Le grade de général de brigade couronna l’ensemble de ses faits ...
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B
ONNY ou Bony
A l’origine —
Bony et sa variante orthographique Bonny proviennent d’un nom de
baptême popularisé par saint Bonus, “Le Bon”, un martyr du IIIème siècle. Aujourd’hui
en France, les Bony (environ 5 000) sont plus nombreux que les Bonny (environ 1 600).
Ils sont plutôt implantés dans le Puy-de-Dôme, le Rhône et l’Aveyron, tandis que les
autres sont plutôt présents en Bretagne.
Un général de la Grande Armée —
Le général François Bony (1772-1848), né à
Cressy-sur-Tille, dans le département de la Côte-d’Or, était le fils d’un meunier. Il
s’engagea en 1793 au 10ème bataillon de la Côte-d’Or et participa comme lieutenant aux
campagnes de 1793-1794 à l’armée de Rhin-et-Moselle, puis à celles de 1795-1797 à
l’armée d’Italie. Grièvement blessé à Castiglione, nommé capitaine après Arcole, il partit
ensuite en Belgique avec les armées de Batavie et du Rhin. En 1800, il se distingua à
Hohenlinden pour s’être emparé de deux canons, seulement aidé de deux soldats. En
1805, il fit 300 prisonniers à Austerlitz, puis fut blessé à Auerstaedt. Décoré de la croix
d’officier de la Légion d’honneur, titré chevalier de l’Empire, promu au grade de major au
4ème de ligne, puis à celui de lieutenant-colonel, il rejoignit la Grande Armée aux
frontières de la Russie en 1813. Blessé à Lutzen, nommé colonel du 19ème régiment
provisoire, il reprit avec 800 hommes la ville de Buntzlau, défendue par trois régiments
russes. Le grade de général de brigade couronna l’ensemble de ses faits d’armes, mais
ne l’empêcha pas d’être fait prisonnier à Leipzig. Mis en disponibilité sous la Restauration,
il commanda ensuite une brigade pendant les Cent-Jours et combattit à Waterloo. Chargé
en 1815 du licenciement des 9ème et 20ème divisions de l’armée de la Loire, il fut remis
en disponibilité, admis à la retraite en 1825, puis réadmis au cadre de réserve en 1831 et
autorisé à se retirer, cette fois, définitivement, en 1835. Il vécut alors à Selongey, en
Côte-d’Or, en devint le maire et le commandant de la garde nationale
Le saviez-vous ? —
Jean-François Barrès, l’arrière-grand-père de Maurice Barrès, avait
épousé en premières noces, en 1764, une Suzanne Bony. Décédée en 1776, elle était la
fille de Guillaume Bony, un contrôleur des gabelles. Quant à l’ingénieur Thierry Lemoyne,
fils d’Agnès de Bony de Lavergne et de l’ingénieur agronome Thierry Lemoyne, il a
épousé une petite-nièce du philosophe et académicien Jean Guitton (1901-1999).
Les Bony dans la Grande Guerre —
De très nombreux Bony ont combattu en 1914-
1918, parmi lesquels on peut citer à titre d’exemple : le soldat au 54ème chasseurs alpins
Louis Bony, cité à l’ordre de l’armée, décoré de la Médaille militaire, qui “étant en
reconnaissance, est revenu seul le bras fracassé par une balle explosive. Il a rendu
compte de la mission de sa patrouille avant d’aller au poste de secours et a perdu le bras
droit” ; le sergent au 42ème bataillon de chasseurs à pied, Adolphe Bony, cité à l’ordre
de l’armée, décoré de la Médaille militaire, décrit comme un “excellent sous-officier qui a
toujours fait preuve de courage et de sang-froid”. En septembre 1914, “blessé une
première fois d’un éclat d’obus au bras gauche, il a demandé, malgré sa blessure, a
conserver le commandement de sa section. Il a été à nouveau blessé très grièvement au
moment où il organisait la défense d’un bois fortement attaqué par l’ennemi”. Citons
encore : l’enseigne de vaisseau H.-F. Bonny, décoré de la Légion d’honneur à titre
posthume et de la Croix de guerre avec palme, “tué glorieusement à la tête de ses
hommes, en progressant contre des forces ennemies” ; Pierre de Bony de Lavergne, né
en 1886, ancien élève de Saint-Cyr et lieutenant au 8ème chasseur à cheval, cité à l’ordre
de l’armée, décoré de la Légion d’honneur à titre posthume et de la Croix de guerre,
pour s’être distingué par une “belle attitude sous le feu depuis le début de la campagne.
Il a fait preuve du plus beau dévouement et du plus grand courage au combat du 10
novembre 1914, où il est glorieusement tombé frappé d’une balle en plein front”.