Origine du nom de famille BORDE

De
Publié par

BORDE
A l’origine — Borde était à l’origine un surnom attribué à l’habitant de la “borde”. Ce mot
d’ancien français désigne la ferme ou la chaumière et est lui-même issu du germanique
borda, cabane de planches. Il y a aujourd’hui en France plus de 4 800 Borde, implantés
en Corrèze et en Saône-et-Loire ou venus sur Paris.
Un ami de Voltaire — L’écrivain Charles Borde, né à Lyon en 1711, s’installa dans la
capitale vers 1735 et s’y lia avec les philosophes des Lumières les plus influents. Sa
première tragédie, Blanche de Bourbon, écrite en 1736, bien que fort appréciée de Jean-
Jacques Rousseau, ne fut pas représentée sur la scène d’un théâtre. De retour à Lyon en
1740, il composa en 1744 des Contes en vers qui lui valurent l’année suivante une
élection à l’académie de cette ville. Désormais consacré bel esprit, il prit part avec fougue
aux joutes philosophiques du temps. Il se brouilla même avec son ami Rousseau en 1752
et 1753, puis dix ans plus tard, après l’avoir attaqué dans plusieurs de ses écrits, en
particulier dans ses deux Discours sur les avantages des sciences et des arts, dans sa
Prédiction tirée d’un vieux manuscrit sur la Nouvelle Héloïse, et dans sa Profession de foi
philosophique. En revanche, Charles Borde s’accordait à merveille avec Voltaire, au point
qu’il alla le voir aux Délices en 1765 et que celui-ci lui rendit la politesse à Lyon. L’amitié
et l’entente intellectuelle entre les deux écrivains étaient si profondes que certains des
ouvrages de Borde ...
Publié le : vendredi 22 avril 2011
Lecture(s) : 207
EAN13 : 9782820625069
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
B
ORDE
A l’origine — Borde était à l’origine un surnom attribué à l’habitant de la “borde”. Ce mot
d’ancien français désigne la ferme ou la chaumière et est lui-même issu du germanique
borda, cabane de planches. Il y a aujourd’hui en France plus de 4 800 Borde, implantés
en Corrèze et en Saône-et-Loire ou venus sur Paris.
Un ami de Voltaire —
L’écrivain Charles Borde, né à Lyon en 1711, s’installa dans la
capitale vers 1735 et s’y lia avec les philosophes des Lumières les plus influents. Sa
première tragédie, Blanche de Bourbon, écrite en 1736, bien que fort appréciée de Jean-
Jacques Rousseau, ne fut pas représentée sur la scène d’un théâtre. De retour à Lyon en
1740, il composa en 1744 des Contes en vers qui lui valurent l’année suivante une
élection à l’académie de cette ville. Désormais consacré bel esprit, il prit part avec fougue
aux joutes philosophiques du temps. Il se brouilla même avec son ami Rousseau en 1752
et 1753, puis dix ans plus tard, après l’avoir attaqué dans plusieurs de ses écrits, en
particulier dans ses deux Discours sur les avantages des sciences et des arts, dans sa
Prédiction tirée d’un vieux manuscrit sur la Nouvelle Héloïse, et dans sa Profession de foi
philosophique. En revanche, Charles Borde s’accordait à merveille avec Voltaire, au point
qu’il alla le voir aux Délices en 1765 et que celui-ci lui rendit la politesse à Lyon. L’amitié
et l’entente intellectuelle entre les deux écrivains étaient si profondes que certains des
ouvrages de Borde, caractérisés par leur caractère impie et licencieux, furent attribués à
l’auteur de Candide, comme Le docteur Pansophe ou lettres de M. de Voltaire, 1766,
Tableau philosophique du genre humain, 1767, en trois volumes, ou encore Le
Catéchumène, 1768. Auteur prolifique et reconnu dans l’Europe du XVIIIème siècle,
Charles Borde voyagea en Hollande, en Angleterre, en Lorraine, où il fut élu à l’académie
de Nancy en 1759, en Italie, où il fut reçu académicien des Arcades en 1765. Il vécut ses
dernières années à Paris, mais mourut à Lyon en 1781. Ses Œuvres diverses furent édités
en 1783 par l’abbé de Castillon.
L’inventeur des machines élévatoires —
L’ingénieur Jean-Baptiste-Paul Borde (1827-
1878) débuta en 1847 comme dessinateur, attaché au canal de Marseille. Chef de service
aux Chemins de fer du Centre, puis chef de section aux Chemins de fer de Paris à Lyon, il
fut chargé, entre 1851 et 1854, de la construction du chemin de fer de Dijon à Besançon.
A partir de 1856, Il construisit le chemin de fer de Marseille à Toulon, travailla pour la
Société du port de Marseille et inventa, pour effectuer les travaux demandés, les célèbres
machines élévatoires Borde. On lui doit aussi le boulevard reliant le Vieux Port de Marseille
au quartier des Catalans. Il fut également conseiller général pour le canton de Trets de
1865 à sa mort. Jean-Baptiste-Paul Borde écrivit plusieurs ouvrages techniques, parmi
lesquels on peut citer L’isthme de Suez, 1870, Lettre à M. le ministre des Travaux publics,
traitant du monopole des chemins de fer.
Les Borde dans l’histoire —
Parmi les Borde célèbres, citons également : le trésorier
de France Jacques Borde, né au XVIIème siècle, père de l’écrivain Jacques Borde (voir
plus haut) ; le joueur de rugby François Borde, né à Lourdes en 1899, brillant trois-quarts
centre, de 1920 à 1926, dans l’équipe de France de rugby, qui forma avec Adolphe
Jauréguy une aile aussi efficace que populaire ; l’armateur Philippe Borde ; son fils,
l’avocat Dominique Borde, né en 1941 à Rouen, conseil juridique à New York de 1966 à
1976, avocat au barreau de Paris à partir de 1976 ; l’ingénieur général Gilbert Borde, né
en 1924 à Bordeaux, ingénieur militaire des essences en 1956, directeur régional des
essences des armées de 1965 à 1974, directeur de l’Etablissement central des essences à
Paris de 1975 à 1978, ingénieur général et directeur central adjoint de 1978 à 1980,
directeur central du service des essences des armées de 1980 à 1985 ; etc.
Autres noms de même signification :
Laborde (13 700, Pyrénées-Atlantiques),
Labordère (120, Gers), Laborderie (980, Charente)...© Archives & Culture. Reproduction
et diffusion interdites. Usage privé seulement.
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

suivant