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Origine du nom de famille BOUTON

De
2 pages
BOUTON

A l’origine — Bouton a plusieurs significations possibles. Il pourrait dériver d’un nom de
baptême d’origine germanique composé avec la racine bot- (messager). Il pourrait aussi
avoir surnommé une personne dotée d’une bouton sur la peau, d’une verrue. Ou bien il a
pu désigner tout simplement un marchand de boutons. Les porteurs du nom sont
aujourd’hui environ 6 600 en France. Ils sont majoritairement implantés en Saône-et-
Loire et dans le Doubs.
Morts au champ d’honneur — L’officier Nicolas Bouton de Chamilly, colonel du
régiment d’Enghien, maréchal de camp et gouverneur de La Capelle, mourut lors de la
bataille de Stenay (1662). Son parent, le marquis Noël Bouton de Chamilly, également
maréchal de camp et gouverneur de Strasbourg, eut plus de chance. Il fut grièvement
blessé au siège de Candie (1668), de Gand et d’Ypres, mais survécut à ses blessures. Il
mourut en 1715. L’un de leurs descendants, le chevalier François Bouton de Chamilly,
colonel du régiment du Béarn et brigadier des armées du roi, tomba à la bataille de
Fredelinghen (1702). Quant à Louis Bouton, qui appartenait à l’ordre des chevaliers de
Malte, il mourut en 1664 lors de l’expédition de Gigery (1664).
Un autre champ d’honneur — Valère Bouton, né en 1776 à Arpenans en Haute-Saône,
a servi comme chasseur au 5ème régiment de chasseurs à cheval, à la 2ème compagnie
en 1805. Il mourut le 4 décembre suite aux blessures qu’il reçut à la fameuse bataille
d’Austerlitz.
Au service des Habsbourg — ...
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B
OUTON
A l’origine —
Bouton a plusieurs significations possibles. Il pourrait dériver d’un nom de
baptême d’origine germanique composé avec la racine bot- (messager). Il pourrait aussi
avoir surnommé une personne dotée d’une bouton sur la peau, d’une verrue. Ou bien il a
pu désigner tout simplement un marchand de boutons. Les porteurs du nom sont
aujourd’hui environ 6 600 en France. Ils sont majoritairement implantés en Saône-et-
Loire et dans le Doubs.
Morts au champ d’honneur —
L’officier Nicolas Bouton de Chamilly, colonel du
régiment d’Enghien, maréchal de camp et gouverneur de La Capelle, mourut lors de la
bataille de Stenay (1662). Son parent, le marquis Noël Bouton de Chamilly, également
maréchal de camp et gouverneur de Strasbourg, eut plus de chance. Il fut grièvement
blessé au siège de Candie (1668), de Gand et d’Ypres, mais survécut à ses blessures. Il
mourut en 1715. L’un de leurs descendants, le chevalier François Bouton de Chamilly,
colonel du régiment du Béarn et brigadier des armées du roi, tomba à la bataille de
Fredelinghen (1702). Quant à Louis Bouton, qui appartenait à l’ordre des chevaliers de
Malte, il mourut en 1664 lors de l’expédition de Gigery (1664).
Un autre champ d’honneur —
Valère Bouton, né en 1776 à Arpenans en Haute-Saône,
a servi comme chasseur au 5ème régiment de chasseurs à cheval, à la 2ème compagnie
en 1805. Il mourut le 4 décembre suite aux blessures qu’il reçut à la fameuse bataille
d’Austerlitz.
Au service des Habsbourg —
L’officier Claude Bouton, seigneur de Corberon, né en
1488, entra au service des Habsbourg pour lesquels il guerroya dans l’Europe entière,
notamment contre la France en tant que capitaine des gardes. Devenu chambellan,
maître d’hôtel de l’archiduc Charles (1508), grand écuyer de l’infant Ferdinand (1513),
capitaine des gardes de l’empereur Charles Quint (1526-1530), grand écuyer et capitaine
de la reine régente (1536), il se vit offrir finalement les fonctions de tuteur du prince
d’Orange (1544).
Un galérien —
Originaire de Silhac en Ardèche, Jacques Bouton fut, à vingt ans,
condamné à vie aux galères, pour s’être rendu dans la principauté d’Orange, contre les
ordonnances du roi puisqu’il était protestant. Il refusa d’abjurer sa foi et mourut à
l’hôpital fin 1699.
Un pionnier de l’automobile —
Il démarrait pourtant bien mal dans la vie puisque ses
parents — sans doute résolument plaisantins — l’avaient prénommé Thadée : Thadée
Bouton, drôle d’association ! Georges-Thadée Bouton, né à Paris en 1847, s’orienta
adolescent vers des études de mécanique. Après avoir combattu durant la guerre de
1870, il fonda, dans la capitale, son propre atelier de construction de moteurs à vapeur
pour jouets scientifiques (1882). Il attira l’attention d’un aristocrate nantais et ardent
bonapartiste, le comte de Dion. Les deux hommes s’associèrent en 1882 au sein de la
firme De Dion-Bouton, véritable pionnier de l’industrie automobile française. A leur
crédit : la fabrication de chaudières à vapeur pour canots automobiles, du premier
quadricycle (1883), du premier tricycle à vapeur (1887), d’une voiture et d’un tracteur à
vapeur (1892-1893). L’apparition du moteur à pétrole permit à Bouton de mettre au point
la bicyclette à moteur, ancêtre des vélomoteurs (1898), ainsi qu’un moteur quatre
cylindres (1899). Au tournant du siècle, le duo se spécialisa dans la construction de
voitures automobiles, Bouton participant notamment aux premières compétitions qui
fleurissaient en France. Il mourut en 1938.
Les Bouton dans l’histoire —
Signalons également : le peintre Charles-Marie Bouton
(1781-1853), élève de David, auteur de paysages et de toiles d’architecture ; le militant
révolutionnaire Nicolas-Victor Bouton, né à Epinal en 1819, républicain d’extrême gauche
emprisonné après l’avènement de Napoléon III, devenu ensuite un informateur de la
police et un éminent héraldiste, auteur d’un Nouveau traité de blason (1863) ; le
financier Daniel Bouton, né en