//img.uscri.be/pth/d09f5e9bedafbeb428bc6b03f91d3572d1310682
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 1,50 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Origine du nom de famille BOUVET

De
2 pages
BOUVET

A l’origine — Bouvet, littéralement jeune bœuf, aurait autrefois servi de sobriquet pour
une personne corpulente et forte. Aujourd’hui, on dénombre plus de 13 200 Bouvet en
France ; ils sont particulièrement implantés en Maine-et-Loire.
Sur toutes les mers du monde — De nombreux Bouvet ont fait carrière dans la
marine : Auguste-Jean-Baptiste Bouvet de Cressé, né à Provins en 1772, servit dans la
marine royale en 1790. Il se couvrit de gloire en mitraillant le pont du Queen Elisabeth.
Bien qu’héroïque et blessé huit fois, il ne reçut aucune distinction, ce qui l’engagea à
quitter la marine pour devenir instituteur public. Il mourut dans la misère en 1839, à
Paris, en laissant des récits d’histoire et un roman, L’âne, le curé et les notables de
Vanvres. Jean-Baptiste Bouvet de Lozier, né en 1706 en Bretagne, intégra la marine de la
Compagnie des Indes en 1731 et sollicita une mission dans l’Antarctique. Il découvrit en
1740 une terre glacée qu’il nomma cap de la Circoncision. Capitaine de vaisseau en 1749,
il fut nommé, l’année suivante, gouverneur particulier de l’île Bourbon. Il réorganisa la
colonie, fit procéder à un recensement, ouvrit des registres d’état civil, créa des écoles, et
favorisa les cultures du café, de l’indigo, de canne à sucre, de la muscade et de la girofle.
Son fils, Athanase-Hyacinthe, né en 1770, entra dans la marine en 1788. Capitaine, il prit
part à la conspiration de Cadoudal au cours de laquelle il fut arrêté et incarcéré au
temple en ...
Voir plus Voir moins
B
OUVET
A l’origine —
Bouvet, littéralement jeune bœuf, aurait autrefois servi de sobriquet pour
une personne corpulente et forte. Aujourd’hui, on dénombre plus de 13 200 Bouvet en
France ; ils sont particulièrement implantés en Maine-et-Loire.
Sur toutes les mers du monde —
De nombreux Bouvet ont fait carrière dans la
marine : Auguste-Jean-Baptiste Bouvet de Cressé, né à Provins en 1772, servit dans la
marine royale en 1790. Il se couvrit de gloire en mitraillant le pont du Queen Elisabeth.
Bien qu’héroïque et blessé huit fois, il ne reçut aucune distinction, ce qui l’engagea à
quitter la marine pour devenir instituteur public. Il mourut dans la misère en 1839, à
Paris, en laissant des récits d’histoire et un roman, L’âne, le curé et les notables de
Vanvres. Jean-Baptiste Bouvet de Lozier, né en 1706 en Bretagne, intégra la marine de la
Compagnie des Indes en 1731 et sollicita une mission dans l’Antarctique. Il découvrit en
1740 une terre glacée qu’il nomma cap de la Circoncision. Capitaine de vaisseau en 1749,
il fut nommé, l’année suivante, gouverneur particulier de l’île Bourbon. Il réorganisa la
colonie, fit procéder à un recensement, ouvrit des registres d’état civil, créa des écoles, et
favorisa les cultures du café, de l’indigo, de canne à sucre, de la muscade et de la girofle.
Son fils, Athanase-Hyacinthe, né en 1770, entra dans la marine en 1788. Capitaine, il prit
part à la conspiration de Cadoudal au cours de laquelle il fut arrêté et incarcéré au
temple en 1804. Il tenta de s’étrangler puis fit des aveux qui déterminèrent l’arrestation
de Moreau. Condamné à mort, puis à la détention perpétuelle, il s’échappa en 1812 pour
retrouver Louis XVIII. En 1814, il fut nommé maréchal de camp et gouverneur de l’île
Bourbon ; il fut tué en duel en 1825. L’ingénieur de la marine Pierre-René-Servais Bouvet
de Maisonneuve (1750-1796) fit quant à lui croisière pour la Compagnie des Indes à
Terre-Neuve (1764), à la Martinique (1774) et aux Indes. Il fut, en 1778, embarqué sur la
Belle-Poule, où il fut blessé. Lors de la révolte de Toulon, il fut emprisonné par les Anglais,
de 1793 à 1795. Son fils, Pierre-Henri-François-Etienne Bouvet de Maisonneuve (1775-
1860) débuta à douze ans sa vie de marin. De nombreuses fois blessé et emprisonné par
les Anglais, il parvint toujours à s’évader. Il s’illustra souvent au combat, notamment lors
de la bataille contre la frégate anglaise L’Amélia, en 1813. Il fut élu député de l’Ille-et-
Vilaine en 1830 et, l’année suivante, promu officier de la Légion d’honneur en même
temps que désigné pour représenter l’île Bourbon au Conseil des Colonies. Enfin,
François-Joseph Bouvet de Précourt, né à Lorient en 1753, navigua dès 1769 pour la
Compagnie des Indes. Promu vice-amiral en 1816, il mourut à Brest en 1832.
Un mathématicien jésuite en Chine —
Le jésuite Joachim Bouvet naquit au Mans en
1656. Il eut la chance de figurer parmi les six premiers mathématiciens jésuites que Louis
XIV envoya en Chine à ses frais. Débarqué à Ning Pouo en 1687, il y apprit la langue
tartare et enseigna la géométrie à l’Empereur. En 1704, il manqua de perdre la vie pour
avoir refusé de s’associer à un ouvrage qu’il jugeait superstitieux. De retour en grâce, il
put œuvrer à la description géographique et au levé des cartes de l’Empire. En relation
épistolaire avec Leibnitz, il publia notamment un Etat présent de la Chine (1697), un
Portrait de l’Empereur de Chine (1697), ainsi que des récits de voyage. Il mourut à Pékin
en 1730.
Chansons grises —
Né à Marseille en 1859, le peintre Henri-Marius-Camille Bouvet
intégra l’Ecole des beaux-arts de Lyon, puis de Paris en 1891. Membre de la Société
nationale des beaux-arts à partir de 1897, il exécuta portraits, paysages, marines et
tableaux de genre, parmi lesquels A Saint-Germain en avril (1894) ; Crépuscules
suburabains (1904) ; Le thé ; Chansons grises (1906) ; Au sermon (1908) ou encore Mer
normande (1910).
Les Bouvet dans l’histoire —
Citons aussi : le politicien François-Joseph-Francisque
Bouvet (1799-1871), élu aux assemblées constituante (1848) et législative (1949), auteur
du livre De la confession et du célibat des prêtres ; le magistrat honoraire à la Cour des
comptes Carlos Bouvet, né en 1934 à Salins-les-Bains (Jura) ; l’ingénieur Jacques Bouvet,
né en 1934 à Versailles (Yvelines), président de KSB SA et d’Ainfsa ; Henri Bouvet, né à
Strasbourg en 1939, directeur associé de Sovefi, administrateur de Cédants, et repreneur
de l’entreprise SA Réside études, président du conseil de surveillance du centre de
formation d’apprentis