//img.uscri.be/pth/959d3b3f21b71c22088dd66388e786838e44415a
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 1,50 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Origine du nom de famille BRESSON

De
2 pages
BRESSON

A l’origine — Le patronyme Bresson dérive d’un ancien nom de baptême, Brès (du latin
Brictius), popularisé à partir du Vème siècle par le successeur de saint Martin à l’évêché
de Tours. Il existe aujourd’hui en France environ 2 300 porteurs du nom Bresson.
L’art du mariage et de la diplomatie — Charles-Joseph Bresson (1798-1847) eut une
belle carrière diplomatique : attaché d’ambassade à Rio de Janeiro en 1819, second
secrétaire à Washington en 1822 et premier en 1830, commissaire du roi en Colombie en
1828... Il fut également premier secrétaire à Londres sous la monarchie de Juillet. En
1834, il refusa le ministère des Affaires étrangères. “Marieur”, il fit aboutir le mariage de
la princesse Louise avec Léopold Ier de Belgique, ce qui lui valut la reconnaissance de
Louis-Philippe, ainsi que celui du duc d’Orléans avec Hélène de Mecklenbourg.
Ambassadeur à Madrid, avec la bénédiction de la reine Isabelle, il négocia de la même
façon les mariages espagnols, notamment celui du duc de Montpensier et de l’infante
Louise Fernande, qui lui attira les foudres britanniques. Lui-même avait épousé Louise de
Comminges-Guitaut dont il eut un fils, Ferdinand-François-Philippe, filleul de la reine
d’Espagne, qui fut créé duc de Santa Isabel. Mais malgré ses succès et alors qu’il venait
d’être désigné pour l’ambassade de Naples, il mit fin à ses jours le soir de sa réception à
la cour...
Une surprenante cachette — L’avocat Jean-Baptiste-Marie-François Bresson (1760-
1832), ...
Voir plus Voir moins
B
RESSON
A l’origine —
Le patronyme Bresson dérive d’un ancien nom de baptême, Brès (du latin
Brictius), popularisé à partir du Vème siècle par le successeur de saint Martin à l’évêché
de Tours. Il existe aujourd’hui en France environ 2 300 porteurs du nom Bresson.
L’art du mariage et de la diplomatie —
Charles-Joseph Bresson (1798-1847) eut une
belle carrière diplomatique : attaché d’ambassade à Rio de Janeiro en 1819, second
secrétaire à Washington en 1822 et premier en 1830, commissaire du roi en Colombie en
1828... Il fut également premier secrétaire à Londres sous la monarchie de Juillet. En
1834, il refusa le ministère des Affaires étrangères. “Marieur”, il fit aboutir le mariage de
la princesse Louise avec Léopold Ier de Belgique, ce qui lui valut la reconnaissance de
Louis-Philippe, ainsi que celui du duc d’Orléans avec Hélène de Mecklenbourg.
Ambassadeur à Madrid, avec la bénédiction de la reine Isabelle, il négocia de la même
façon les mariages espagnols, notamment celui du duc de Montpensier et de l’infante
Louise Fernande, qui lui attira les foudres britanniques. Lui-même avait épousé Louise de
Comminges-Guitaut dont il eut un fils, Ferdinand-François-Philippe, filleul de la reine
d’Espagne, qui fut créé duc de Santa Isabel. Mais malgré ses succès et alors qu’il venait
d’être désigné pour l’ambassade de Naples, il mit fin à ses jours le soir de sa réception à
la cour...
Une surprenante cachette —
L’avocat Jean-Baptiste-Marie-François Bresson (1760-
1832), originaire des Vosges, fut élu administrateur de son district en 1790, suppléant à la
Législative en 1791, et membre de la Convention en 1792. Lors du procès du roi, il se
prononça pour l’appel au peuple, pour la détention et le bannissement à la paix. Ses
positions lui valurent d’être mis hors la loi dès 1793 et l’obligèrent à chercher refuge...
sous l’estrade de l’assemblée ! Il y resta caché deux jours durant, avant de fuir la capitale
pour Contrexéville. Il ne rentra en grâce qu’en décembre 1794, où il retrouva une place
dans la vie politique.
Un golden boy du XIXème siècle —
Le financier Jacques Bresson (1798-1860), décidé
à répandre dans le public le goût de la spéculation, publia toute une série de
monographies au début du XIXème siècle : Des fonds publics en France et des
opérations de la Bourse de Paris, 1820 ; La rente ira-t-elle au pair ?, 1821 ; De la
liquidation des marchés à terme, 1826. Il avait déjà édité un Annuaire de l’industrie et du
commerce. Auteur d’une Histoire financière de la France, 1829, il a également laissé un
ouvrage sur la Liberté du taux de l’intérêt ou abolition des lois sur l’usure, qui date de
1848 et dans lequel il discute les théories de Proudhon.
Trois fois primé à Cannes —
Le réalisateur Robert Bresson (1901-1999), né dans le
Puy-de-Dôme, était artiste peintre avant de se lancer dans le cinéma en 1934. Son œuvre
cinématographique,
remarquable,
lui valut le
succès ainsi que
de
nombreuses
récompenses. Trois fois primé au festival de Cannes, pour Le Procès de Jeanne d’Arc
(1962), Mouchette (1967) et L’Argent (1984), il reçut également les hommages du Festival
de Venise et du Festival de Panama, pour Au hasard Balthazar (1966) ; Une femme
douce (1969) reçut la coquille d’argent au festival de Saint-Sébastien et Le Diable
probablement (1977) un Ours d’argent à Berlin. Il demeure le modèle ou la référence de
bien des cinéastes d’aujourd’hui.
Le photographe le plus connu du siècle —
Henri-Cartier Bresson, né en 1908 en
Seine-et-Marne, était peintre avant de devenir l’un des grands photographes français. Il
fut l’assistant de Jean Renoir pour la mise en scène cinématographique sur le tournage
des films Une partie de campagne et La règle du jeu (1938). Ses photographies firent le
tour du monde : il exposa ses œuvres au Museum of Modern Art à New York, à la villa
Médicis à Rome, au Louvre, au Grand Palais, à Moscou, à Londres... Il est le fondateur,
avec Robert Capa et d’autres photographes, de la fameuse agence photographique
coopérative Magnum Photos (1947).