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Origine du nom de famille BRION

De
2 pages
BRION

A l’origine — Le patronyme Brion peut correspondre à une déformation de l’ancien nom
de baptême d’origine germanique Aubry. Mais il peut aussi traduire la localité d’origine
des premiers porteurs du nom : Brion se retrouve en nom de lieu dans l’Indre, l’Ain,
l’Isère, la Côte-d’Or ou la Lozère. On trouve aujourd’hui près de 5 200 porteurs de ce
nom en France, et c’est plutôt en Champagne et en Poitou-Charentes qu’on en retrouve
une grande partie.
Père et fils — Le professeur de médecine Abel Brion (1906-1976), originaire de Bazeilles
dans les Ardennes, fut nommé chef de travaux à l’Ecole vétérinaire d’Alfort en 1931,
avant de devenir professeur titulaire de la chaire de médecine à l’Ecole vétérinaire de
Lyon puis d’Alfort. Membre du Conseil supérieur de l’ordre des vétérinaires, il en devint le
président de 1966 à 1972. Son fils, le polytechnicien Alain Brion, né en 1936 à Lyon,
ingénieur en chef au corps des mines, fut nommé Pdg de différentes sociétés dont Total.
Des O’Brien devenus Brion — Une famille O’Brien d’origine irlandaise s’installa à
Marseille au XVIIIème siècle et francisa son nom en Brion. Parmi ses descendants, citons
surtout l’avocat marseillais Paul Brion ou son fils l’homme de lettres Marcel Brion (1895-
1984). Marcel fut tout d’abord avocat comme son père mais quitta le barreau en 1925
pour écrire et voyager. Collaborateur de la Revue des deux mondes et du Monde, il fut
élu en 1968 à l’Académie française. Il a publié des ouvrages d’art, des ...
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B
RION
A l’origine —
Le patronyme Brion peut correspondre à une déformation de l’ancien nom
de baptême d’origine germanique Aubry. Mais il peut aussi traduire la localité d’origine
des premiers porteurs du nom : Brion se retrouve en nom de lieu dans l’Indre, l’Ain,
l’Isère, la Côte-d’Or ou la Lozère. On trouve aujourd’hui près de 5 200 porteurs de ce
nom en France, et c’est plutôt en Champagne et en Poitou-Charentes qu’on en retrouve
une grande partie.
Père et fils —
Le professeur de médecine Abel Brion (1906-1976), originaire de Bazeilles
dans les Ardennes, fut nommé chef de travaux à l’Ecole vétérinaire d’Alfort en 1931,
avant de devenir professeur titulaire de la chaire de médecine à l’Ecole vétérinaire de
Lyon puis d’Alfort. Membre du Conseil supérieur de l’ordre des vétérinaires, il en devint le
président de 1966 à 1972. Son fils, le polytechnicien Alain Brion, né en 1936 à Lyon,
ingénieur en chef au corps des mines, fut nommé Pdg de différentes sociétés dont Total.
Des O’Brien devenus Brion —
Une famille O’Brien d’origine irlandaise s’installa à
Marseille au XVIIIème siècle et francisa son nom en Brion. Parmi ses descendants, citons
surtout l’avocat marseillais Paul Brion ou son fils l’homme de lettres Marcel Brion (1895-
1984). Marcel fut tout d’abord avocat comme son père mais quitta le barreau en 1925
pour écrire et voyager. Collaborateur de la Revue des deux mondes et du Monde, il fut
élu en 1968 à l’Académie française. Il a publié des ouvrages d’art, des nouvelles, des
romans (La Rose de cire, La fête de la tour des âmes, Villa des hasards...) et des
biographies (Goethe, Cézanne...).
Un Brion pape ! —
Simon de Brion (1210-1285) fut élu, en 1281, 187ème pape de
l’histoire de la Chrétienté, sous le nom de Martin IV. Protégé de Charles d’Anjou, roi de
Sicile, il ne put résider à Rome et son pontificat fut marqué par la révolte des Vêpres
siciliennes. Il mourut à Pérouse.
Amours déçues —
Mademoiselle Frédéricke-Elisabeth Brion (1752-1813), fille d’un
pasteur alsacien, fit tourner la tête du jeune écrivain allemand Johann Wolfgang von
Goethe, alors étudiant à l’université de Strasbourg. Elle lui inspira les Chants de
Sesenheim. Lorsque, dans l’entourage de la jeune fille, on se mit à évoquer de possibles
fiançailles, Goethe mit fin à cette amitié. Mademoiselle Brion se ne maria jamais.
Des peintres de talent —
Plusieurs artistes ont porté le patronyme Brion, comme le
graveur Etienne Brion, né en 1729 à Reims, le peintre et graveur parisien du XVIIIème
siècle N. Brion de la Tour, le dessinateur et géographe Louis Brion de La Tour, mort en
1823, qui réalisa à Paris des plans de la ville ainsi que des planches évoquant les
événements révolutionnaires, ou encore le sculpteur Isidore-Hippolyte Brion (1799-1863),
élève de Bosio, qui reçut plusieurs médailles. Plus connu est le peintre Léon-Ascagne-
François Brion, né en 1842, élève de Boulanger. Il exposa au Salon des Artistes français
de 1877 à 1887 des scènes du folklore breton ou bien des sujets “pleins d’émotion”
comme son Arrivée à l’hospice. Quant au peintre Gustave Brion (1824-1877), il a consacré
toute sa carrière à peindre sa province natale. On lui doit ainsi de précieuses scènes,
comme Noce en Alsace (1861) ou Paysans alsaciens fuyant devant l’invasion en 1814
(1867).
Les Brion dans l’histoire —
Evoquons aussi : Frédéricke-Elisabeth Brion (1752-1813),
amie de Goethe dont il s’éprit quelque temps au point que l’on parla même de fiançailles,
mais qui mourut finalement célibataire ; le général et polytechnicien Jules-Dominique
Brion (1828-1883), blessé à Sébastopol en 1855 ; le général Georges-Emile Brion (1869-
1949), président de la Croix-Rouge après 1945 ; Jacques Brion, jugé sous la Terreur pour
brigandage par la commission militaire de Nantes puis guillotiné en 1794 ; l’ingénieur
Alain Brion, né en 1938, quelque temps conseiller technique au secrétariat général de la
présidence de la République ; etc.