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Origine du nom de famille BRISSAUD

De
2 pages
BRISSAUD
a l’origine — L’origine du nom de famille Brissaud reste incertaine. Ce patronyme est
peut-être à rapprocher de l’ancien français bris, bric, désignant soit un fou, soit un fripon
et un fainéant. Mais il provient plus probablement de l’ancien nom de baptême Brès (du
latin Brictius), popularisé à partir du Vème siècle par le successeur de saint Martin à
l’évêché de Tours. Quoi qu’il en soit, on compte actuellement en France plus de 2 000
personnes portant ce nom. Leurs principaux départements d’implantation sont la Haute-
Vienne et l’Isère.
Un grand neurologue du XIXème — Le neurologue Edouard Brissaud, né à Besançon
en 1852, fit ses études de médecine à Paris. Chef de clinique médicale à la Pitié de 1881
à 1882, chargé de cours d’anatomie pathologique à Paris en 1887, nommé, deux ans plus
tard, médecin à l’hôpital Saint-Antoine, il était le collaborateur du professeur Charcot qu’il
remplaça ponctuellement à la Salpêtrière dans ses cours de clinique des maladies du
système nerveux, avant de devenir lui-même professeur à la faculté de médecine de
Paris. Fondateur en 1893 de la Revue neurologique, élu membre de l’Académie de
médecine comme neurologue, ce grand spécialiste du cerveau, et en particulier de la
maladie de Parkinson, étudia l’innervation de la face et donna notamment son nom à la
névralgie du trijumeau, dite du Dr. Brissaud. Par une étrange ironie du sort, il mourut en
1909 d’une tumeur au cerveau. Auteur d’innombrables mémoires et ouvrages médicaux ...
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B
RISSAUD
a l’origine — L’origine du nom de famille Brissaud reste incertaine. Ce patronyme est
peut-être à rapprocher de l’ancien français bris, bric, désignant soit un fou, soit un fripon
et un fainéant. Mais il provient plus probablement de l’ancien nom de baptême Brès (du
latin Brictius), popularisé à partir du Vème siècle par le successeur de saint Martin à
l’évêché de Tours. Quoi qu’il en soit, on compte actuellement en France plus de 2 000
personnes portant ce nom. Leurs principaux départements d’implantation sont la Haute-
Vienne et l’Isère.
Un grand neurologue du XIXème —
Le neurologue Edouard Brissaud, né à Besançon
en 1852, fit ses études de médecine à Paris. Chef de clinique médicale à la Pitié de 1881
à 1882, chargé de cours d’anatomie pathologique à Paris en 1887, nommé, deux ans plus
tard, médecin à l’hôpital Saint-Antoine, il était le collaborateur du professeur Charcot qu’il
remplaça ponctuellement à la Salpêtrière dans ses cours de clinique des maladies du
système nerveux, avant de devenir lui-même professeur à la faculté de médecine de
Paris. Fondateur en 1893 de la Revue neurologique, élu membre de l’Académie de
médecine comme neurologue, ce grand spécialiste du cerveau, et en particulier de la
maladie de Parkinson, étudia l’innervation de la face et donna notamment son nom à la
névralgie du trijumeau, dite du Dr. Brissaud. Par une étrange ironie du sort, il mourut en
1909 d’une tumeur au cerveau. Auteur d’innombrables mémoires et ouvrages médicaux,
parmi lesquels Anatomie du cerveau de l’homme, 1893, L’hygiène des asthmatiques,
1896, et ses Leçons sur les maladies nerveuses, 1895-1896, reprenant ses cours à la Pitié
Salpêtrière et à Saint-Antoine. Il est également l’éditeur, avec Bouchard et Charcot, d’un
Traité de médecine en six volumes (1891-1894). On lui doit aussi une Philosophie
naturaliste et sociale : la nouvelle Bible, 1906, dans laquelle il exprimait ses convictions de
savant agnostique.
Un général de brigade —
Le général Léonard-Léonce Brissaud, né à Nieul dans la
Haute-Vienne en 1836, sortit de Saint-Cyr sous-lieutenant au 2ème zouaves à l’âge de
vingt ans. En Algérie de 1857 à 1862, puis au Mexique de 1862 à 1865, il fut blessé à la
bataille de Majorna en 1864, décoré et cité à l’ordre du corps expéditionnaire. Capitaine
adjudant-major au 93ème de ligne en 1870, combattant de l’armée du Rhin, il fut blessé
à Gravelotte et fait prisonnier à la capitulation de Metz. Colonel du 64ème d’infanterie en
1882, commandant en second de l’Ecole supérieure de guerre en 1883, chef de la
mission militaire de l’Annam en 1885, il commanda le 4ème tirailleur tonkinois, puis la
1ère brigade de la division du Tonkin en 1886, et se distingua par la prise de Ba-Dinh en
1887. Devenu général de brigade en 1887 et membre adjoint du Comité consultatif de
l’infanterie en 1888, il mourut à Paris l’année suivante.
Un général de division —
Le général Georges-Henri Brissaud-Desmaillet (1869-1948),
fils d’officier né à Carcassonne, sortit de Saint-Cyr dans les chasseurs à pied en 1889.
Attaché militaire en Chine et en Corée de 1903 à 1905, chef de bataillon en 1907, inscrit à
l’état-major du ministre Messimy en 1911, il revint en Chine l’année suivante comme
conseiller militaire, à la demande du gouvernement chinois. Lieutenant-colonel en 1912, il
fut nommé colonel en 1914 à la suite d’une campagne en Alsace et dans les Vosges qui
lui valut d’être cité trois fois. De nouvelles citations, notamment après la bataille de la
Somme, le consacrèrent général de brigade. Nommé général de division en 1922,
membre du comité technique du génie en 1926, grand-officier de la Légion d’honneur en
1930, il passa au cadre de réserve en 1931 et devint secrétaire-général de la Société de
géographie commerciale. Auréolé d’une immense popularité, il était membre militant du
parti-radical-socialiste, mais ne parvint pas, en dépit de ses tentatives, à entrer au
Parlement.
Les Brissaud dans l’histoire —
Parmi les Brissaud notables, citons également : le
professeur Louis-Denis Brissaud (1822-1889), né et mort à Paris, normalien et agrégé
d’histoire, auteur notamment en 1875 de L’administration anglaise et le mouvement
communal dans le Bordelais, qui enseigna à Reims, Orléans, Besançon, Bordeaux et aux
lycées parisiens