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Origine du nom de famille BROSSE

De
2 pages
BROSSE

A l’origine — Ce nom a tout simplement désigné un marchand ou un fabricant de
brosses. Les Brosse sont plus de 4 500 aujourd’hui en France. Leurs trois premiers
départements d’implantation sont la Loire, la Sarthe et l’Isère.
Un militant de la justice fiscale — Claude Brosse (1570-1643), né à Anjou (Isère),
était seigneur de Sérezin en 1614 et syndic des villages. Il demanda que l’impôt de la
taille soit réel et non personnel ; un édit de 1602 le débouta de sa demande, mais il
insista avec persévérance. Il obtint des délais de paiement et, aux Etats de Valence en
1604, parvint à faire supprimer plus de 10 millions de dettes. Député aux états généraux
en 1614, il insista à nouveau sur le problème de la taille. Accusé de trouble à l’ordre
public et malversation en 1631, il fut condamné au bannissement. Remis en liberté, il
reprit son combat et obtint gain de cause. Le 31 mai 1634, un arrêt déclara la taille réelle
en Dauphiné.
De l’audace, encore de l’audace ! — Joseph Giroud, marquis de Brosse de Montendre
(1751-1834) s’est distingué par une vie d’aventurier et d’imposteur. Il fut aidé en cela par
sa sœur Marie-Louise, aventurière de haut vol se prétendant bâtarde de Louis XV ou de
l’empereur François II. Elle se fit épouser par Pelletier, receveur général à Bordeaux, qui
acheta à Joseph la lieutenance du régiment d’Anhalt. Il lui donna aussi le marquisat de
Montendre dont il prit possession à la mort de Pelletier en 1775. Devenu capitaine en
1789, il se présenta ...
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B
ROSSE
A l’origine —
Ce nom a tout simplement désigné un marchand ou un fabricant de
brosses. Les Brosse sont plus de 4 500 aujourd’hui en France. Leurs trois premiers
départements d’implantation sont la Loire, la Sarthe et l’Isère.
Un militant de la justice fiscale —
Claude Brosse (1570-1643), né à Anjou (Isère),
était seigneur de Sérezin en 1614 et syndic des villages. Il demanda que l’impôt de la
taille soit réel et non personnel ; un édit de 1602 le débouta de sa demande, mais il
insista avec persévérance. Il obtint des délais de paiement et, aux Etats de Valence en
1604, parvint à faire supprimer plus de 10 millions de dettes. Député aux états généraux
en 1614, il insista à nouveau sur le problème de la taille. Accusé de trouble à l’ordre
public et malversation en 1631, il fut condamné au bannissement. Remis en liberté, il
reprit son combat et obtint gain de cause. Le 31 mai 1634, un arrêt déclara la taille réelle
en Dauphiné.
De l’audace, encore de l’audace ! —
Joseph Giroud, marquis de Brosse de Montendre
(1751-1834) s’est distingué par une vie d’aventurier et d’imposteur. Il fut aidé en cela par
sa sœur Marie-Louise, aventurière de haut vol se prétendant bâtarde de Louis XV ou de
l’empereur François II. Elle se fit épouser par Pelletier, receveur général à Bordeaux, qui
acheta à Joseph la lieutenance du régiment d’Anhalt. Il lui donna aussi le marquisat de
Montendre dont il prit possession à la mort de Pelletier en 1775. Devenu capitaine en
1789, il se présenta à l’assemblée de la noblesse qui refusa ses titres, puis il émigra, mais
les nobles en exil l’éconduirent aussi. Revenu à Montendre, il se présenta aux autorités de
la Révolution avec la nationalité suisse et vécut dans son château sous l’Empire. En 1814,
il fit une demande de réintégration dans l’armée comme lieutenant général sous le nom
de Brosse de Bretagne. Cette ultime imposture fut également déjouée.
De Brosse à Penthièvre —
Fils du maréchal de Boussac, orphelin de bonne heure avec
deux sœurs, Jean de Brosse connut une enfance agitée. Elevé par une grand-mère qui
dilapide tous ses biens puis veut vendre ses sœurs, il est récupéré avec elles en 1435 par
un cousin germain de son père. Enlevé en 1439 par sa terrible grand-mère, Marguerite
de Maleval, il est repris par une ligue de gentilhommes berrichons. Il participe ensuite
avec Charles VII à la conquête du Périgord, de la Normandie et de la Guyenne. On le
retrouve au siège de Castillon (1453) puis de la bataille de Montlhéry (1465). Il mourut en
1481. Ses descendants porteront le nom de Penthièvre, dont il était comte sans en avoir
la terre.
Une famille d’architectes protestants —
Dans les années 1580, Jean Brosse était
maître architecte de la reine Marguerite (première épouse du roi Henri IV). Son fils
Salomon, né vers 1571, aurait été l’auteur du premier temple protestant de Charenton en
1606. Il agrandit aussi les châteaux de Montceaux-en-Brie et de Coulommiers et
construisit celui de Blérancourt. « Architecte du oy et de la royne » à partir de 1613,
architecte général des bâtiments du roi après 1614, il construisit le palais du Luxembourg
pour Marie de Médicis et l’aqueduc d’Arcueil pour y amener l’eau. Il reconstruisit en 1624
le temple de Charenton détruit par des émeutes en 1621. Mort à Paris en 1626, il laissait
sept enfants, dont Paul, architecte ordinaire des bâtiments du roi.
Dans la vie publique —
Nombreux furent les Brosse à entrer en politique : Alexandre
Brosse, maire de La Frette (Isère) de 1875 à 1876 ; Joseph Brosse, maire de Seyssinet-
Pariset (Isère) de 1879 à 1881 ; Joseph Brosse, maire de Corbelin (Isère) de 1969 à
1977 ; Danièle Brosse, élue maire de Cabanac (Hautes-Pyrénées) en 2001 ; etc.
Les Brosse dans l’histoire —
Citons aussi : Guillaume de Brosse, archevêque de Sens
en 1258 ; son frère Roger, seigneur de Saint-Sever, Boussac et La Pérouse ; son fils
Guillaume, évêque du Puy en 1317, de Meaux en 1318, archevêque de