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Origine du nom de famille BRUGIERE

De
2 pages
BRUGIERE

A l’origine — Cepatronymea été attribué à l’origine aux habitants des lieux-dits La
Brugière, fréquents dans le Puy-de-Dôme. Brugière signifie “lieu planté de bruyères” et
vient de l’occitan bruc, bruyères. On compte actuellement près de 2 000 Brugière en
France ; leur principal département d’implantation reste le Puy-de-Dôme, en dépit d’une
émigration forte vers Paris.
Guillotiné sous la Terreur — Le prêtre Jean Brugière, vivant à Sauve-Libre, canton de
Besse, dans le Puy-de-Dôme, fut condamné à mort comme réfractaire à la constitution
civile du clergé par le tribunal criminel de ce département. Il fut guillotiné en avril 1793.
Le baron de Barante — Historien, homme de lettres et homme politique, Prosper
Brugière, baron de Barante (1782-1866), naquit à Riom au sein d’une famille originaire
de Thiers, connue dès le début du XVIème siècle. Nommé auditeur au conseil d’Etat en
1806, sous-préfet de Bressuire en 1807, il entama une brillante carrière littéraire en
rédigeant et en publiant en 1814 les Mémoires de Mme de La Rochejacquelain sur la
guerre de Vendée à partir des documents et des souvenirs que celle-ci lui avait confiés.
Préfet de Vendée en 1809, préfet de la Loire-Inférieure en 1813, conseiller d’Etat et
secrétaire général du ministère de l’Intérieur sous Louis XVIII, ministre par intérim et
directeur général des contributions indirectes, il fut élu député de la Loire-Inférieure et
du Puy-de-Dôme en 1815 dans les rangs de la minorité libérale puis ...
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B
RUGIERE
A l’origine —
Cepatronymea été attribué à l’origine aux habitants des lieux-dits La
Brugière, fréquents dans le Puy-de-Dôme. Brugière signifie “lieu planté de bruyères” et
vient de l’occitan bruc, bruyères. On compte actuellement près de 2 000 Brugière en
France ; leur principal département d’implantation reste le Puy-de-Dôme, en dépit d’une
émigration forte vers Paris.
Guillotiné sous la Terreur —
Le prêtre Jean Brugière, vivant à Sauve-Libre, canton de
Besse, dans le Puy-de-Dôme, fut condamné à mort comme réfractaire à la constitution
civile du clergé par le tribunal criminel de ce département. Il fut guillotiné en avril 1793.
Le baron de Barante —
Historien, homme de lettres et homme politique, Prosper
Brugière, baron de Barante (1782-1866), naquit à Riom au sein d’une famille originaire
de Thiers, connue dès le début du XVIème siècle. Nommé auditeur au conseil d’Etat en
1806, sous-préfet de Bressuire en 1807, il entama une brillante carrière littéraire en
rédigeant et en publiant en 1814 les Mémoires de Mme de La Rochejacquelain sur la
guerre de Vendée à partir des documents et des souvenirs que celle-ci lui avait confiés.
Préfet de Vendée en 1809, préfet de la Loire-Inférieure en 1813, conseiller d’Etat et
secrétaire général du ministère de l’Intérieur sous Louis XVIII, ministre par intérim et
directeur général des contributions indirectes, il fut élu député de la Loire-Inférieure et
du Puy-de-Dôme en 1815 dans les rangs de la minorité libérale puis siégea à la Chambre
comme commissaire du gouvernement. Réputé pour ses idées libérales et sa sagesse
politique, il fut élevé à la dignité de pair en 1819. Nommé ambassadeur à Turin en 1830,
puis à Saint-Pétersbourg en 1835, il mit fin à sa carrière politique en 1848 et se consacra
à son œuvre d’historien. Auteur d’une Histoire des ducs de Bourgogne de la maison de
Valois, élu académicien en 1828, il était aussi président du conseil général du Puy-de-
Dôme, membre de l’académie de Clermont-Ferrand et président de la Société de l’histoire
de France. Grande figure de la Restauration, le baron de Barante reste également dans
les annales du Romantisme pour la liaison passionnée qu’il entretint avec Mme de Staël,
la tendre amitié qui l’unit à Mme Récamier et son mariage avec Mlle d’Houdetot, petite-
fille de Mme d’Houdetot, la célèbre amie de Jean-Jacques Rousseau.
Un prêtre janséniste puis jureur —
Pierre Brugière, né à Thiers en 1830, ordonné
prêtre en 1758 et pourvu d’un canonicat à la collégiale de sa ville natale, arriva dans la
capitale en 1765 et y fut pendant trois ans curé de la paroisse Saint-Roch. Ses sévères
opinions jansénistes lui valurent d’être éloigné à Marly comme vicaire par son supérieur,
Mgr de Beaumont. Sitôt le prélat disparu, il revint à Paris, devint curé de la paroisse
Saint-Paul et prédicateur à Saint-Louis-en-l’Ile en 1783, mais connut de nouveau la
disgrâce pour avoir prêché contre le rosaire et fut nommé chapelain aux Saints-
Innocents. A la Révolution, électeur de Paris et membre du premier corps de ville, il prêta
serment et fut élu curé de Saint-Paul. De caractère dur et intransigeant, en perpétuel
conflit avec les autres prêtres et son évêque, il se piqua de réformer la liturgie, fut arrêté
en 1793 et enfermé à la prison des Madelonnettes. Libéré en 1794, abreuvé
quotidiennement d’insultes par ses anciennes ouailles, il fut consigné à son domicile pour
avoir refusé de quitter la prêtrise. Après s’être installé de son propre chef à la chapelle
des Annonciades, puis à l’église Saint-Paul et à la chapelle des visitandines, d’où on le
chassait à chaque fois, il quitta cette terre d’ingratitude en 1803, mortifié de n’avoir
jamais été réintégré dans sa hiérarchie.
Les Brugière dans l’histoire —
Citons également : le coutelier Louis Brugière,
bourgeois de Thiers en 1534 et premier ancêtre connu du baron de Barante (voir plus
haut) ; l’écrivain et janséniste Claude-Ignace Brugière de Barante (1670-1744 ou 1745),
né à Riom, auteur, entre autres, d’un Arlequin misanthrope ; le greffier du bureau des
finances de Riom Sébastien Brugière, sieur de Barante, mort en 1768 ; l’administrateur
Claude-Ignace Brugière de Barante (1745-1814), préfet de l’Aude sous le Consulat et