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Origine du nom de famille BRUNE

De
2 pages
BRUNE

A l’origine — Brune est un matronyme évoquant, à l’origine, une personne brune de
peau ou de cheveux. Les porteurs du nom Brune sont aujourd’hui près de 1 750 en
France. Leurs trois premiers départements d’implantation sont l’Ille-et-Vilaine, Paris et les
Pyrénées-Atlantiques.
La Grande armée — Guillaume Brune (1763-1815) était l’un des personnages clés de
l’armée et de la diplomatie sous la Révolution et l’Empire. Né à Brive-la-Gaillarde, il
débuta comme typographe à Paris, rédigea le Magasin pittoresque et se lia avec Danton.
En 1791, il commença une carrière militaire, prit part à la bataille de Jemmapes, dispersa
une insurrection fédéraliste dans l’Eure et fut nommé général de brigade en 1793.
Attaché au Comité militaire de la Convention, il soutint Robespierre, puis se rallia aux
thermidoriens en 1794. En 1796, en Italie, il fut nommé général de division. En 1798, il se
distingua encore en Suisse en battant les Bernois et en s’emparant du « trésors de Berne
» qui finança l’expédition d’Egypte. Nommé commandant de l’armée de Hollande, il
remporta des victoires qui permirent d’achever l’occupation du pays et obligea les Anglais
à rembarquer. Nommé conseiller d’Etat en 1799, il dirigea la pacification de la Bretagne,
puis repartit en Italie et battit les Autrichiens en 1801. Une faute tactique brisa sa carrière
militaire et il fut envoyé en mission à Constantinople jusqu’en 1804. Nommé maréchal
d’Empire, il reçut le commandement des villes hanséatiques, poste ...
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B
RUNE
A l’origine —
Brune est un matronyme évoquant, à l’origine, une personne brune de
peau ou de cheveux. Les porteurs du nom Brune sont aujourd’hui près de 1 750 en
France. Leurs trois premiers départements d’implantation sont l’Ille-et-Vilaine, Paris et les
Pyrénées-Atlantiques.
La Grande armée —
Guillaume Brune (1763-1815) était l’un des personnages clés de
l’armée et de la diplomatie sous la Révolution et l’Empire. Né à Brive-la-Gaillarde, il
débuta comme typographe à Paris, rédigea le Magasin pittoresque et se lia avec Danton.
En 1791, il commença une carrière militaire, prit part à la bataille de Jemmapes, dispersa
une insurrection fédéraliste dans l’Eure et fut nommé général de brigade en 1793.
Attaché au Comité militaire de la Convention, il soutint Robespierre, puis se rallia aux
thermidoriens en 1794. En 1796, en Italie, il fut nommé général de division. En 1798, il se
distingua encore en Suisse en battant les Bernois et en s’emparant du « trésors de Berne
» qui finança l’expédition d’Egypte. Nommé commandant de l’armée de Hollande, il
remporta des victoires qui permirent d’achever l’occupation du pays et obligea les Anglais
à rembarquer. Nommé conseiller d’Etat en 1799, il dirigea la pacification de la Bretagne,
puis repartit en Italie et battit les Autrichiens en 1801. Une faute tactique brisa sa carrière
militaire et il fut envoyé en mission à Constantinople jusqu’en 1804. Nommé maréchal
d’Empire, il reçut le commandement des villes hanséatiques, poste loin du front, où il
mena tout de même avec succès une offensive contre les Suédois. Mis à la retraite, il fut
rappelé par Napoléon lors des Cent-Jours et reçut un commandement dans le Var. Après
Waterloo, il se résigna à reconnaître Louis XVIII, mais dut traverser le Midi en pleine
effervescence royaliste. Réfugié à l’hôtel du Palais royal à Avignon, il fut assailli par une
foule armée, abattu d’un coup de fusil, et son corps criblé de coups de poignards fut jeté
dans le Rhône. Un boulevard de Paris porte son nom.
Que d’artistes ! —
De nombreux porteurs du nom Brune se sont illustrés dans les arts :
le peintre Christian Brune (1793-1849), professeur de topographie et de paysage à l’Ecole
polytechnique, qui exposa à partir de 1817 des paysages urbains et obtint plusieurs
distinctions ; son épouse Aimée Brune (1803-1866), née Pagès, qui exposa des portraits
et figures, et obtint des distinctions en 1831 et en 1841 ; le peintre Adolphe Brune (1802-
1875), qui exposa au Salon de Paris des portraits, des natures mortes, des sujets
religieux, réalisa le plafond de la bibliothèque du Louvre en 1861 et obtint plusieurs
distinctions ; l’architecte et peintre Emmanuel Brune (1836-1886), diplômé de l’Ecole
polytechnique et de l’Ecole des beaux-arts, qui remporta le grand prix de Rome en 1863,
voyagea au Moyen-Orient, fut nommé professeur de construction à l’Ecole des beaux-arts
en 1871 et obtint plusieurs distinctions…
Les Brune dans l’histoire —
Citons aussi : Denis Brune (1762-1839), né à Souvans
(Jura), qui dirigea les Forges de Sorel, créa une banque à Paris, puis améliora
considérablement l’agriculture à Souvans à partir de 1811 ; François Brune, né à Pleine-
Fougères en 1835, notaire et conseiller général de l’Ille-et-Vilaine, député de 1893 à 1902
; Pierre Brune, notaire et magistrat, maire de Pleine-Fougères (Ille-et-Vilaine) vers 1890,
conseiller général, député de 1893 à 1902 ; Charles Brune (1891-1956), né à Arbois
(Jura), docteur vétérinaire, conseiller municipal de Chartres, conseiller général, inspecteur
général des services vétérinaires en 1938, sénateur de 1946 à sa mort, ministre des PTT
de 1950 à 1951, ministre de l’Intérieur de 1951 à 1953 ; Paulin Bruné, né à Cayenne
(Guyane) en 1946, professeur de droit, conseiller régional de Guyane de 1976 à 1992 et
de 1998 à 2004, conseiller général de 1976 à 1985, député RPR de Guyane de 1986 à
1988, président de l’Institut universitaire de Kourou à partir de 1998 ; Jacques Brune,
conseiller général des Hautes-Pyrénées, élu maire de Beaudéan (Hautes-Pyrénées) en
2001, réélu en 2008 ; etc.