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Origine du nom de famille BRUNEL

De
2 pages
BRUNEL

A l’origine — Brunel, dérivé du mot brun, est un nom de famille très fréquent. Il a été
donné comme sobriquet pour désigner des personnes aux cheveux bruns. Actuellement,
on trouve environ 17 000 porteurs du nom Brunel en France.
Un manuscrit dérobé — Le voyageur et écrivain Antoine de Brunel (1622-1696) naquit
en Dauphiné. Envoyé dans les Pays-Bas pour faire ses études, il servit comme capitaine-
lieutenant dans les troupes du stathouder Frédéric-Henri. Resté sans occupation après la
paix de Munster, il se lança dans un long périple à travers l’Europe (1651-1665) en
compagnie de Francois Van Aerssen et de Justin de Nassau qui ne revinrent jamais du
voyage. Vers 1657, il avait rédigé un texte sur son séjour espagnol que deux de ses amis
firent publier sans nom d’auteur : l’ouvrage fut maintes fois réédité, dans toute l’Europe,
et injustement attribué à François Van Aerssen. Brunel était alors bien trop occupé par
ses nombreux procès pour se soucier de rétablir la vérité ou de poursuivre une carrière
littéraire pourtant prometteuse. Rentré en Dauphiné en 1694, il fut retrouvé assassiné
dans son château de Saint-Maurice-en-Trièves. On ne connut jamais l’identité du
meurtrier.
La fuite d’un cerveau... — Natif de Hacqueville dans l’Eure, Marc-Isambart Brunel
(1769-1849), que son père destinait à une carrière ecclésiastique, quitta très tôt le
séminaire : il apprit le dessin et commença à construire des vaisseaux. Suite à une prise
de position malheureuse sur le ...
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B
RUNEL
A l’origine —
Brunel, dérivé du mot brun, est un nom de famille très fréquent. Il a été
donné comme sobriquet pour désigner des personnes aux cheveux bruns. Actuellement,
on trouve environ 17 000 porteurs du nom Brunel en France.
Un manuscrit dérobé —
Le voyageur et écrivain Antoine de Brunel (1622-1696) naquit
en Dauphiné. Envoyé dans les Pays-Bas pour faire ses études, il servit comme capitaine-
lieutenant dans les troupes du stathouder Frédéric-Henri. Resté sans occupation après la
paix de Munster, il se lança dans un long périple à travers l’Europe (1651-1665) en
compagnie de Francois Van Aerssen et de Justin de Nassau qui ne revinrent jamais du
voyage. Vers 1657, il avait rédigé un texte sur son séjour espagnol que deux de ses amis
firent publier sans nom d’auteur : l’ouvrage fut maintes fois réédité, dans toute l’Europe,
et injustement attribué à François Van Aerssen. Brunel était alors bien trop occupé par
ses nombreux procès pour se soucier de rétablir la vérité ou de poursuivre une carrière
littéraire pourtant prometteuse. Rentré en Dauphiné en 1694, il fut retrouvé assassiné
dans son château de Saint-Maurice-en-Trièves. On ne connut jamais l’identité du
meurtrier.
La fuite d’un cerveau... —
Natif de Hacqueville dans l’Eure, Marc-Isambart Brunel
(1769-1849), que son père destinait à une carrière ecclésiastique, quitta très tôt le
séminaire : il apprit le dessin et commença à construire des vaisseaux. Suite à une prise
de position malheureuse sur le jugement de Louis XVI, il dût quitter la France et partager
désormais sa vie entre l’Amérique et l’Angleterre : à Washington, il s’illustra notamment
dans un projet pour le palais du Congrès, modifié et réutilisé pour la construction du
théâtre Bowery de New York. A Londres, où il choisit de vivre après son mariage avec
Sophie Kingdon, il se consacra à la réalisation d’un tunnel sous la Tamise, dont la
construction débuta en 1825 et la mise en circulation en 1843. Peu après, Brunel revint
en France mais il fut mal accueilli. Il mit au point deux projets qui ne virent jamais le jour
: un plan pour la distribution de l’eau dans toutes les maisons de Paris et l’établissement
d’un chemin de fer de Paris à Rouen par la vallée de la Seine. Brunel mourut en
Angleterre où sa descendance se fixa définitivement.
... et la fuite d’un incapable —
L’officier Antoine-Magloire Brunel (1830-vers 1897),
natif de Saône-et-Loire, quitta l’armée en 1865 et tenta de soulever la garde nationale
contre l’armistice de 1870. Elu membre de la Commune de Paris, il fut notamment chargé
de l’évacuation d’Issy. Accusé de n’avoir pas fait tout son devoir, il demanda lui-même à
passer en jugement : on reconnut sa bravoure de commandant mais on le dit incapable
comme général. Lors de la défense des places de la Concorde, Vendôme et Madeleine,
Brunel dut abandonner son poste après avoir fait incendier les maisons voisines.
Condamné à mort par contumace par le Conseil de guerre pour sa participation à
l’insurrection de Paris, il semble s’être réfugié à Darmouth en Angleterre où on trouve
trace de lui en 1897, comme enseignant.
Les Brunel dans l’histoire —
Parmi les autres personnages notables ayant pu faire
parler d’eux au fil des siècles, citons : l’architecte du XIVème siècle Pierre Brunel, maître
des œuvres royaux de la sénéchaussée de Beaucaire et de Nîmes sous les règnes de
Charles Le Bon et Charles V ; l’homme politique Ignace Brunel (1742-1795), élu à la
Convention en 1792 et membre des comités des colonies et de la défense générale ;
l’Arlésien Jean Brunel (1746-1820), collaborateur avec Urbain Domergue au Journal de la
langue française (1784-1785) et professeur de belles lettres à Lyon ; René-Auguste-
Antoine Brunel (1776-1849), directeur du Timbre à Coni, Avignon, Colmar, Laon, Amiens,
et des domaines à Marseille, auteur d’une Monographie de l’amphithéâtre d’Arles et d’un
Essai statistique de la ville d’Arles ; Alexis Brunel (1793-1840), véhément représentant du
Finistère à l’Assemblée nationale, opposé au droit au travail, à l’abolition de la peine de
mort, favorable à l’interdiction des clubs et mort au cours d’une session ! ; le peintre et
lithographe Léon