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Origine du nom de famille CARRIER

De
2 pages
CARRIER

A l’origine — Ce patronyme venant du mot char désignait autrefois un marchand ou un
conducteur de charrettes. Près de 5 800 Carrier sont aujourd’hui recensés en France.
Leur principal département d’implantation est la Haute-Savoie mais on en trouve aussi
beaucoup en Picardie.
Le conventionnel maudit — Peu de personnages dans l’histoire ont autant fait
l’unanimité contre eux que le conventionnel Carrier. Né en 1756 et fils d’un cultivateur
aisé, Jean-Baptiste Carrier se destinait originellement à la carrière ecclésiastique ; il devint
finalement procureur, puis s’enrôla dans la garde nationale de sa ville après 1789. En
1792, élu député du Cantal à la Convention, il se rangea parmi les Montagnards et vota
pour la mort immédiate durant le procès du roi. Il fut envoyé en juillet 1793 comme
représentant du peuple en mission en Normandie, puis à partir d’août, en Bretagne. A ce
titre, il disposait, comme tous ses collègues en mission, de pouvoirs illimités pour
accomplir la tâche que la Convention lui avait fixée, c’est-à-dire assurer la victoire de la
République et de ses principes. L’usage qu’il fit de ses pouvoirs après son arrivée à
Nantes constitue une des pages les plus noires de la Révolution française. Dans cette ville
proche de la Vendée insurgée, il s’employa à vider les prisons de leurs suspects, par la
guillotine, les fusillades et plus encore la noyade : de jour comme de nuit, des barges
remplies de prisonniers furent coulées dans la Loire. Aujourd’hui ...
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C
ARRIER
A l’origine —
Ce patronyme venant du mot char désignait autrefois un marchand ou un
conducteur de charrettes. Près de 5 800 Carrier sont aujourd’hui recensés en France.
Leur principal département d’implantation est la Haute-Savoie mais on en trouve aussi
beaucoup en Picardie.
Le conventionnel maudit —
Peu de personnages dans l’histoire ont autant fait
l’unanimité contre eux que le conventionnel Carrier. Né en 1756 et fils d’un cultivateur
aisé, Jean-Baptiste Carrier se destinait originellement à la carrière ecclésiastique ; il devint
finalement procureur, puis s’enrôla dans la garde nationale de sa ville après 1789. En
1792, élu député du Cantal à la Convention, il se rangea parmi les Montagnards et vota
pour la mort immédiate durant le procès du roi. Il fut envoyé en juillet 1793 comme
représentant du peuple en mission en Normandie, puis à partir d’août, en Bretagne. A ce
titre, il disposait, comme tous ses collègues en mission, de pouvoirs illimités pour
accomplir la tâche que la Convention lui avait fixée, c’est-à-dire assurer la victoire de la
République et de ses principes. L’usage qu’il fit de ses pouvoirs après son arrivée à
Nantes constitue une des pages les plus noires de la Révolution française. Dans cette ville
proche de la Vendée insurgée, il s’employa à vider les prisons de leurs suspects, par la
guillotine, les fusillades et plus encore la noyade : de jour comme de nuit, des barges
remplies de prisonniers furent coulées dans la Loire. Aujourd’hui encore, le nombre total
des
victimes
reste
difficile
à
établir,
atteignant
sans
doute
quelques
milliers.
L’intransigeance de Carrier entraîna peu à peu l’opposition des sans-culottes locaux, qui
voyaient leur pouvoir s’amenuiser au profit du pouvoir central. Pris dans des luttes de
faction, désirant rentrer à Paris, il ne fut pas réellement inquiété avant le 9 thermidor an
II et l’exécution de Robespierre. De tempérament glacial et d’un physique ombrageux, il
constituait un bouc émissaire idéal pour la Convention : les députés les plus modérés, qui
pouvaient maintenant s’exprimer au grand jour sans craindre la répression, comme ceux
soucieux de faire oublier leurs propres exactions, l’accusèrent d’être un monstre, alors
qu’il partageait très largement la responsabilité des massacres avec la Convention elle-
même, et avec ses comités de gouvernement, dont il avait suivi les instructions. Cible
privilégiée de la “réaction thermidorienne”, son procès et son exécution en décembre
1794 marginalisèrent les derniers jacobins de l’assemblée, comme Romme, pourtant
l’auteur du rapport d’accusation contre Carrier, en assimilant la figure du jacobin à celle
du “buveur de sang”.
Une famille d’artistes —
La famille Carrier-Belleuse s’est illustrée dans les arts avec, à
sa tête, Victor-Armand-François, qui travailla comme peintre à Soissons au XVIIIème
siècle. Son petit-fils, Albert-Ernest, né en 1824, pratiqua tout d’abord la sculpture, puis la
décoration, avec des œuvres destinées au commerce du bronze. Récompensé au Salon, il
émigra en Angleterre en 1851 pour travailler dans une manufacture de porcelaine, où il
créa de nombreux modèles. De retour à Paris en 1855, il sculpta deux bas-reliefs pour le
palais des Tuileries, et pour le fronton de la Banque de France, La Paix répandant ses
bienfaits sur le commerce et l’industrie. Il envoya au Salon Hébé endormie, aujourd’hui
au Louvre. Il composa encore des figures décoratives pour l’Opéra et l’hôtel de ville de
Paris, ainsi que des bustes, parmi lesquels ceux de Napoléon III, Eugène Delacroix et
Théophile Gautier. L’un de ses fils, Louis-Robert (1848-1913) exposa portraits, sculptures
et scènes de genre, dont Le Joueur d’échecs (1879) et Les Bitumiers (1883). Son frère
Pierre, né en 1851 à Paris, débuta au Salon en 1875. Adepte du pastel après 1885, il
exécuta des scènes de genre et plusieurs dessins de danseuses au Figaro illustré. Il
travailla aussi à des panoramas, retraçant la vie de Jeanne d’Arc ou la guerre de 1914-
1918. Sa fille Henriette exposa au Salon comme peintre de fleurs, en 1874 et 1879.
Les Carrier dans l’histoire —
Mentionnons, parmi d’autres Carrier célèbres : le cardinal
Jean Carrier, natif d’Espalion (Aveyron), qui se signala en 1406, en tentant d’introniser,
par force et contrairement à la volonté royale, l’archevêque de Toulouse, Pierre Ravat,
emprisonné à Puylaurens, puis à Foix, mort en 1433 et privé de sépulture chrétienne ; le
général Louis Carrier (1773-1838) qui participa à