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Origine du nom de famille CASTAN

De
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CASTAN

A l’origine — Castan, et sa variante Castans, proviennent du nom latin castaneus, qui
désignait un bois de châtaigniers. Il a été employé comme patronyme pour désigner des
personnes habitant près de ces arbres ou dont le domaine en était planté. Il existe
aujourd’hui en France environ 2 800 Castan.
Le spécialiste des fièvres — Alfred-Paul-André Castan (1835-1891), né dans une
famille calviniste de Montpellier, étudia la médecine et fut nommé, en 1858, chef d’une
clinique de la ville. L’année suivant sa nomination, il soutint une thèse sur la pathologie
des maladies nerveuses, passa l’agrégation et obtint un poste d’enseignant de pathologie
et de thérapeutique générales. A la fin des années 1870, il professait également l’histoire
de la médecine et la pathologie interne, tâche qu’il poursuivit jusqu’à la mort. Cet
éminent professeur, modeste et apprécié de tous, contribua pour une large part au
rayonnement et à la renommée de l’université de médecine de Montpellier : il y multiplia
les laboratoires, renouvela l’enseignement, organisa les fêtes du VIème centenaire de
l’Ecole de médecine. Collaborateur au Montpellier médical, il publia un Traité élémentaire
des diathèses (1867) et un Traité élémentaire des fièvres (1864), dans le traitement
desquelles il fut le premier à préconiser l’emploi de l’eucalyptus.
Le portrait de Michel-Ange — Le peintre et graveur Pierre-Jean-Edmond Castan, né à
Toulouse en 1817, commença son apprentissage auprès de Drolling et de Girard. ...
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ASTAN
C A l’origine —Castan, et sa variante Castans, proviennent du nom latin castaneus, quidésignait un bois de châtaigniers. Il a été employé comme patronyme pour désigner despersonnes habitant près de ces arbres ou dont le domaine en était planté. Il existeaujourd’hui en France environ 2 800 Castan.Le spécialiste des fièvres — Alfred-Paul-André Castan (1835-1891), né dans unefamille calviniste de Montpellier, étudia la médecine et fut nommé, en 1858, chef d’uneclinique de la ville. L’année suivant sa nomination, il soutint une thèse sur la pathologiedes maladies nerveuses, passa l’agrégation et obtint un poste d’enseignant de pathologieet de thérapeutique générales. A la fin des années 1870, il professait également l’histoirede la médecine et la pathologie interne, tâche qu’il poursuivit jusqu’à la mort. Cetéminent professeur, modeste et apprécié de tous, contribua pour une large part aurayonnement et à la renommée de l’université de médecine de Montpellier : il y multipliales laboratoires, renouvela l’enseignement, organisa les fêtes du VIème centenaire del’Ecole de médecine. Collaborateur au Montpellier médical, il publia un Traité élémentairedes diathèses (1867) et un Traité élémentaire des fièvres (1864), dans le traitementdesquelles il fut le premier à préconiser l’emploi de l’eucalyptus.Le portrait de Michel-Ange — Le peintre et graveur Pierre-Jean-Edmond Castan, né àToulouse en 1817, commença son apprentissage auprès de Drolling et de Girard. Ilexposa régulièrement au Salon entre 1844 et 1882, mais aussi à l’étranger, notamment àVienne en 1869 et 1873. Nombre de ses œuvres peintes sont conservées dans les muséesde province, dont Une épave au musée de Nîmes. Castan est également connu pour sesgravures comme Les conscrits bretons (1844), d’après Fortin, ou le portrait de Pie IX,d’après un daguerréotype. La plus célèbre d’entre elles, une gravure à la manière noireréalisée d’après Cabanel en 1859, reprenait un portrait de l’artiste italien Michel-Ange.Le culte de Besançon — Auguste Castan (1833-1892) naquit à Besançon dans unefamille de marchands de cuir. En 1852, il entra à l’Ecole des Chartes dont il sortit premieravec une thèse sur les origines de la commune de Besançon. Il se fit égalementremarquer avec une Histoire du collège de Bourgogne qui obtint le second prix pour unconcours de l’Académie. Attaché à sa région, il y accepta un poste de bibliothécaireadjoint et archiviste communal et fonda, en 1855, la Société littéraire. Prenant part auxdiscussions sur Alésia, qu’il situait à l’emplacement d’Alaise, il y fit des fouilles et endirigea d’autres dans la ville même de Besançon. Elu correspondant de l’Académie desinscriptions en 1875, il était aussi associé à l’Académie de Belgique. Son souhait le pluscher était de faire de sa bibliothèque la bibliothèque universitaire. Il n’échoua qu’enpartie, réussissant tout de même à enrichir le lieu de donations et legs importants, parmilesquels les deux mille volumes du physicien Pouillet. En qualité de membre de lacommission administrative du musée archéologique, il fut envoyé en mission en Italie, enAllemagne, en Hollande et en Espagne, afin de procéder à des comparaisons entre diversmonuments, dont il livra les conclusions dans ses dernières publications. Il avait publiédans un premier temps de nombreux travaux sur la ville pour laquelle il s’était toujoursdévoué : Besançon et ses environs (1880), L’ancienne école de peinture et de sculpturede Besançon (1888), Catalogue des incunables de la bibliothèque de Besançon (1893) etautres catalogues des manuscrits et des musées.Les Castan dans l’histoire —Citons aussi : le chanoine Emile-Ferdinand-Xavier Castan(1824-1888), natif de Belmont dans l’Aveyron, auteur d’ouvrages de piété, de philosophie,d’histoire et d’apologétique et d’une Vie de Monseigneur Affre, son oncle, dont il fut untemps le secrétaire ; le général Xavier-François-Alexis Castan (1837-1901), originaire deBesançon, qui guerroya en 1870 et fut fait prisonnier à Sedan ; le journaliste RaymondCastan, né à Saint-Christol dans l’Hérault en 1920, rédacteur en chef de Paris-Match en1950, directeur de la rédaction (1969), secrétaire