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Origine du nom de famille CASTEL

De
2 pages
CASTEL

A l’origine — Castel est l’une des formes anciennes du mot château. Le patronyme
provient donc d’un nom de lieu ou de domaine. Il y a aujourd’hui en France environ
13 750 personnes qui portent le nom de Castel. Elles sont particulièrement présentes
dans l’Aude et l’Hérault.
Un clavecin pour les yeux — Le Père Louis-Bertrand Castel, né à Montpellier en 1688,
consacra sa vie à une belle et généreuse idée qu’il ne réussit malheureusement pas à
mettre en œuvre : il avait imaginé de construire un clavecin pour les yeux, fondé sur une
analogie supposée des sons et de la lumière, instrument qui aurait permis de rendre
sensible la musique aux sourds.
Un médecin aux doigts gelés — Né en 1771 à Issendolus, dans l’arrondissement de
Figeac, Louis Castel, dont le père était chirurgien à l’hôpital des religieuses de l’ordre de
Malte, entreprit des études médicales à Paris. Il y fut l’élève de Pinel, dont il commenta le
fameux ouvrage dans Analyse critique et impartiale de la nosographie philosophique.
Après avoir soutenu sa thèse sur l’asthme, en 1803, il fut nommé chirurgien au régiment
des grenadiers à cheval de la garde des consuls puis, en 1806, médecin adjoint à l’hôpital
de la Garde impériale. Il suivit la Vieille Garde sur toutes les routes d’Europe, ce qui lui
valut d’avoir trois doigts gelés en Russie. Il prit finalement sa retraite en 1815 et, à partir
de 1818, écrivit dans différentes revues de médecine et notamment dans le Journal
complémentaire du dictionnaire ...
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C
ASTEL
A l’origine —
Castel est l’une des formes anciennes du mot château. Le patronyme
provient donc d’un nom de lieu ou de domaine. Il y a aujourd’hui en France environ
13 750 personnes qui portent le nom de Castel. Elles sont particulièrement présentes
dans l’Aude et l’Hérault.
Un clavecin pour les yeux —
Le Père Louis-Bertrand Castel, né à Montpellier en 1688,
consacra sa vie à une belle et généreuse idée qu’il ne réussit malheureusement pas à
mettre en œuvre : il avait imaginé de construire un clavecin pour les yeux, fondé sur une
analogie supposée des sons et de la lumière, instrument qui aurait permis de rendre
sensible la musique aux sourds.
Un médecin aux doigts gelés —
Né en 1771 à Issendolus, dans l’arrondissement de
Figeac, Louis Castel, dont le père était chirurgien à l’hôpital des religieuses de l’ordre de
Malte, entreprit des études médicales à Paris. Il y fut l’élève de Pinel, dont il commenta le
fameux ouvrage dans Analyse critique et impartiale de la nosographie philosophique.
Après avoir soutenu sa thèse sur l’asthme, en 1803, il fut nommé chirurgien au régiment
des grenadiers à cheval de la garde des consuls puis, en 1806, médecin adjoint à l’hôpital
de la Garde impériale. Il suivit la Vieille Garde sur toutes les routes d’Europe, ce qui lui
valut d’avoir trois doigts gelés en Russie. Il prit finalement sa retraite en 1815 et, à partir
de 1818, écrivit dans différentes revues de médecine et notamment dans le Journal
complémentaire du dictionnaire des sciences médicales. Il fut assez violent dans ses
attaques si l’on en juge par le bruit que provoqua sa Réfutation de la doctrine médicale
de M. le Dr Broussais et nouvelle analyse des phénomènes de la fièvre, parue en 1824.
Sa virulence et sa force de conviction lui valurent cependant d’être élu, l’année suivante,
à l’Académie de médecine. A la fois attaché aux doctrines anciennes et méfiant face aux
idées modernes tout autant que face à l’expérimentation, la portée des découvertes de Le
Gallois et Charles Bell lui échappa, comme en témoigne son ouvrage titré Les bases
physiologiques de la médecine. Ière partie, contenant la réfutation de la doctrine de
Charles Bell et l’explication des phénomènes de la paralysie (1842). Louis Castel mourut
en 1852, des suites d’une opération de la lithotrite.
La famille Castel de Saint-Pierre —
Une famille portant le nom de Castel de Saint-
Pierre semble descendre de Raoul, seigneur de Rauville, près de Caen, et anobli aux
francs-fiefs de 1471. Nicolas (1558-1643), seigneur de Saint-Pierre, prit le parti d’Henri IV
et vit, pour cela, son château incendié. Charles, son second fils, né vers 1605, épousa
Madeleine Gigault de Bellefonds, dont Saint-Evremond fit l’éloge dans Idée de la femme
qui ne se trouve point et qui ne se trouvera jamais. Le couple fit reconstruire à ses frais
l’église de Saint-Pierre, fonda une école gratuite pour les enfants de la région, ainsi qu’un
hôpital. Parmi ses treize enfants, Bon-Thomas, né en 1646, devint marquis de Saint-Pierre
en 1679. Son frère, Bernardin (1649-1701), fut recteur du collège de Caen. Louis-Charles-
Hyacinthe (1659-1748) fut premier écuyer de la duchesse d’Orléans, de même que son
fils, Louis-Sébastien (1699-1749). Antoine-François (1662-1709), frère de Bon-Thomas,
Bernardin et Louis-Charles-Hyacinte, entra au service de la marine et fut reçu chevalier
de Malte.
Les Castel dans l’histoire —
Parmi les porteurs du nom Castel qui se sont
particulièrement illustrés au cours des siècles, mentionnons encore : le chroniqueur du
XVème siècle Jean Castel, qui rédigea une série de vers latins sur les événements du
règne de Charles VII, publiés sous le titre Chroniques abrégées de Castel, et qui est
souvent confondu avec un homonyme, poète lui aussi ; le poète latin Guillaume Castel,
né à Tours en 1458, reçu docteur en 1501 ; l’écrivain politique du XVIIème siècle Charles-
Irénée Castel de Saint-Pierre, auteur de nombreux ouvrages sur l’éducation, les duels et
le moyen de diminuer le nombre de procès ; le politicien René-Richard Castel (1758-
1832), élu député du Calvados en 1791 et qui publia quelques poèmes ; le négociant
Jean-Baptiste-Charles Castel, né et mort à Dieppe (1761-1841), officier