Origine du nom de famille CAVALIER

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CAVALIER

A l’origine — Le nom Cavalier a la même signification que Chevalier. Comme patronyme,
il peut correspondre à un sobriquet ou bien à l’état réel des premiers porteurs du nom. Il
y a aujourd’hui 3 300 Cavalier en France, essentiellement dans le Gard.
Le saviez-vous ? — Le réalisateur Alain Cavalier, né en 1931, s’appelle en réalité Alain
Fraisse.On lui doit des films politiques (L’Insoumis), des films policiers (Mise à sac) ou
l’adaptation d’un roman de Françoise Sagan (La Chamade).
La terreur des Cévennes — Né à Ribaute-les-T avernes dans le Gard, le camisard Jean
Cavalier (1681-1740) était berger à Vézenobres et mitron à Anduze avant de suivre les
prophètes au désert ! Avec quelques montagnards des Cévennes, il se livra à des raids
incessants, massacrants les catholiques et brûlant les églises. Ayant réuni plusieurs
centaines d’hommes, il vainquit le gouvernement d’Alès, s’empara de Sauve et sema
partout la terreur. En 1704, un armistice fut conclu et on promit à Cavalier un brevet de
colonel et la formation d’un régiment de camisards qui passerait au service du roi. En fait,
Cavalier se retrouva seul, abandonné par ses hommes, et mena dès lors une vie difficile,
passant successivement au service de Victor-Amédée de Savoie puis du roi d’Angleterre.
Il fut emprisonné pour dettes en Hollande (1709) et y épousa celle à qui il devait sa
libération ; un mariage en secondes noces en Angleterre fut un nouvel échec. Il gagna
l’Irlande, y rédigea ses Mémoires qui ...
Publié le : jeudi 10 novembre 2011
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EAN13 : 9782820644138
Nombre de pages : 2
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C
AVALIER
A l’origine —
Le nom Cavalier a la même signification que Chevalier. Comme patronyme,
il peut correspondre à un sobriquet ou bien à l’état réel des premiers porteurs du nom. Il
y a aujourd’hui 3 300 Cavalier en France, essentiellement dans le Gard.
Le saviez-vous ? —
Le réalisateur Alain Cavalier, né en 1931, s’appelle en réalité Alain
Fraisse.On lui doit des films politiques (L’Insoumis), des films policiers (Mise à sac) ou
l’adaptation d’un roman de Françoise Sagan (La Chamade).
La terreur des Cévennes —
Né à Ribaute-les-Tavernes dans le Gard, le camisard Jean
Cavalier (1681-1740) était berger à Vézenobres et mitron à Anduze avant de suivre les
prophètes au désert ! Avec quelques montagnards des Cévennes, il se livra à des raids
incessants, massacrants les catholiques et brûlant les églises. Ayant réuni plusieurs
centaines d’hommes, il vainquit le gouvernement d’Alès, s’empara de Sauve et sema
partout la terreur. En 1704, un armistice fut conclu et on promit à Cavalier un brevet de
colonel et la formation d’un régiment de camisards qui passerait au service du roi. En fait,
Cavalier se retrouva seul, abandonné par ses hommes, et mena dès lors une vie difficile,
passant successivement au service de Victor-Amédée de Savoie puis du roi d’Angleterre.
Il fut emprisonné pour dettes en Hollande (1709) et y épousa celle à qui il devait sa
libération ; un mariage en secondes noces en Angleterre fut un nouvel échec. Il gagna
l’Irlande, y rédigea ses Mémoires qui pêchent, dit-on, pour leur manque de rectitude.
Après avoir été nommé major-général de Jersey en Angleterre, il mourut en 1740.
A la gloire de la Maison carrée —
C’est au Gardois Augustin Cavalier (1763-1847) que
l’on doit d’avoir dégagé l’un des plus prestigieux monuments de Nîmes : la Maison carrée.
Temple du culte impérial dédié aux petits-fils d’Auguste, elle fut bâtie sur le forum et sa
construction, inspirée du temple d’Apollon à Rome, remonterait à 16-15 avant Jésus-
Christ (d’autres la situent entre 4 avant JC et 4 après JC). Augustin Cavalier, qui avait été
nommé procureur général à la cour de Nîmes par Napoléon, fut élu maire de la cité en
1819 et dirigea de nombreux chantiers : reboisement du mont qui porte aujourd’hui son
nom et qui compte parmi les cinq collines qui entourent la ville (et non sept comme le
veut la légende) ; percement du Cours neuf qui fut planté d’arbres, création de plusieurs
établissements d’instruction publique...
Pipe-en-Bois —
Né à Tours en 1841, Georges-Cavalié, dit Cavalier, était l’ami de Jules
Valès
qui
le
surnomma
Pipe-en-Bois
pour
son
faciès
caractéristique.
Entré
à
Polytechnique, ce familier du quartier Latin provoqua le désordre au théâtre de l’Odéon
pour tenter de faire tomber Gaetana d’Edmond About. Entré à l’Ecole des mines, il
récidiva et troubla la représentation d’Henriette Maréchal des frères Goncourt, à qui l’on
reprochait leur intimité avec la princesse Mathilde. Cavalier-Pipe-en-Bois collabora au
Peuple de Valès et à La Marseillaise de Rochefort. Il fut nommé par Gambetta secrétaire
de Clément Laurier. Mais il aurait également tenu un poste d’ingénieur aux usines Cail.
On raconte encore qu’il aurait terminé sa vie à Londres comme vendeur de pommes de
terre frites ! Il mourut à Paris en 1878.
Un directeur de l’enseignement en Syrie —
Jacques Cavalier (1869-1937), fils du
précédent, débuta dans l’enseignement à Rennes et Marseille puis fut promu recteur des
académies de Poitiers (1909), Toulouse (1914) et Lyon (1922). Après avoir été attaché au
ministère de l’Armement lors de la Première Guerre mondiale, il partit pour la Syrie
comme directeur de l’enseignement supérieur des Etats soumis au mandat français. De
nouveau en France, il fut successivement directeur de l’enseignement supérieur au
ministère de l’Instruction publique (1926-1936) et administrateur de la Caisse nationale de
la recherche scientifique. Un accident malheureux mit fin à sa carrière : renversé par un
motocycliste, il mourut des suites de ses
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