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Origine du nom de famille CELLIER

De
2 pages
CELLIER

A l’origine — Cellier se retrouve souvent donné comme nom de localité, celle désignant
en ancien français un ermitage ou une petite maison habitée par un moine. Par
extension, le nom a été attribué à ceux qui vivaient dans un lieu-dit de ce nom et est
progressivement devenu un nom de famille héréditaire. Les porteurs du patronyme Cellier
sont près de 6 600 en France aujourd’hui.
Connus comme dessinateurs et peintres — Jacques Cellier, calligraphe et
dessinateur du XVIème siècle, était aussi musicien : il tenait les orgues de Laon et de
Reims. On lui doit de nombreux dessins : modèles d’écriture, alphabets en plusieurs
langues, instruments d’astronomie, de géographie ou de musique, motifs d’architecture,
vues de cathédrales et de monuments de Paris. Il dessina notamment un remarquable
plan de la ville de Reims. Un autre artiste, Célestin Cellier, né en 1745 à Valenciennes,
travailla dans la corporation des peintres et sculpteurs de la ville. Afin d’obtenir une place
de professeur à l’académie locale, il présenta Valenciennes protégeant les arts au
concours. Il peignit surtout des tableaux religieux, la plupart détruits sous la Révolution.
Son fils François-Placide, né en 1768, remporta quant à lui la première médaille
d’honneur décernée par l’Académie après sa fondation. A la mort de son père, il hérita
d’une grosse fortune et ne fit plus de peinture qu’en amateur. Enfin, Jules-Henri et
Victor-Alfred Cellier, tous deux nés en 1826, furent peintres après avoir ...
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C
ELLIER
A l’origine —
Cellier se retrouve souvent donné comme nom de localité, celle désignant
en ancien français un ermitage ou une petite maison habitée par un moine. Par
extension, le nom a été attribué à ceux qui vivaient dans un lieu-dit de ce nom et est
progressivement devenu un nom de famille héréditaire. Les porteurs du patronyme Cellier
sont près de 6 600 en France aujourd’hui.
Connus comme dessinateurs et peintres —
Jacques Cellier,
calligraphe et
dessinateur du XVIème siècle, était aussi musicien : il tenait les orgues de Laon et de
Reims. On lui doit de nombreux dessins : modèles d’écriture, alphabets en plusieurs
langues, instruments d’astronomie, de géographie ou de musique, motifs d’architecture,
vues de cathédrales et de monuments de Paris. Il dessina notamment un remarquable
plan de la ville de Reims. Un autre artiste, Célestin Cellier, né en 1745 à Valenciennes,
travailla dans la corporation des peintres et sculpteurs de la ville. Afin d’obtenir une place
de professeur à l’académie locale, il présenta Valenciennes protégeant les arts au
concours. Il peignit surtout des tableaux religieux, la plupart détruits sous la Révolution.
Son fils François-Placide, né en 1768, remporta quant à lui la première médaille
d’honneur décernée par l’Académie après sa fondation. A la mort de son père, il hérita
d’une grosse fortune et ne fit plus de peinture qu’en amateur. Enfin, Jules-Henri et
Victor-Alfred Cellier, tous deux nés en 1826, furent peintres après avoir été élèves de
Picot. Jules-Henri décora l’hôtel de ville, le théâtre et peignit des tableaux pour plusieurs
églises à Douai. Victor-Alfred entra à l’Ecole des beaux-arts et débuta au Salon en 1848, y
exposant portraits et scènes de genre.
Au service des pestiférés —
Marie Cellier, née en 1769 à Angers, entra à vingt ans
chez les Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul. En 1794, elle fut arrêtée pour avoir refusé de
prêter le serment à la constitution civile du clergé, et fut condamnée à la déportation.
Libérée afin de s’occuper de personnes atteintes de maladies épidémiques, elle poursuivit
sa tâche en soignant les pestiférés et les marins souffrant du scorbut. Elle contracta elle-
même ces maladies, notamment le typhus, mais continua malgré tout à s’occuper des
malades du choléra pour lesquels elle organisa une succursale à l’Hôtel-Dieu.
Premier prix de comédie... et de spéculation —
La comédienne Francine-Augustine
Cellier, née à Paris en 1841, obtint le premier prix de comédie du Conservatoire et débuta
avec un grand succès personnel. Celle qui passait pour la mieux vêtue de tout Paris, était
aussi une redoutable spéculatrice marchant dans les pas du baron Haussmann et
achetant les immeubles que ce dernier avait décider d’exproprier. Avec la chute de
l’Empire, elle se retira et finit ses jours dans l’obscurité.
L’année des méduses —
Née à Montpellier en 1945, la comédienne Caroline Cellier
apprit le métier à Paris au cours Simon. Elle débuta au théâtre en 1963 dans On ne peut
jamais dire et fit parler d’elle pour son rôle dans Pygmalion, en 1968. Cette même année,
on la retrouve au cinéma dans La vie, l’amour, la mort. Depuis, celle qui fut la compagne
de Jean Poiret (1926-1992) enchaîna les rôles au théâtre, au cinéma mais aussi à la
télévision. Son talent de comédienne fut plusieurs fois récompensé, notamment pour sa
prestation dans L’année des méduses (César du meilleur rôle féminin, 1985).
Les Cellier dans l’histoire —
Citons aussi : Jean-François Cellier, propriétaire au
XVIIème siècle d’une fabrique de draps renommée d’où vint sa fortune ; son petit-fils, du
même nom, carriériste au barreau, qui fut l’un des avocats consultants les plus occupés
de la capitale, comptant parmi ses clients l’évêché de Beauvais et celui d’Angoulême ; le
maréchal de camp Pierre-Philippe-Henry de Cellier, né en 1720, qui fit les campagnes de
la guerre Sept Ans et les termina comme lieutenant-colonel ; etc.
Autres noms de même signification :
Ceillier (131, Guyanne), Celer (52, Charente),
Celereau (129, Deux-Sèvres), Célerier (2 362, Corrèze), Celery