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Origine du nom de famille CHABRIER

De
2 pages
CHABRIER
A l’origine — Chabrier était à l’origine le surnom attribué à un chevrier. Chabrier vient de
l’occitan cabrièr, gardien de chèvres. Ce patronyme compte aujourd’hui plus de 4 100
porteurs en France, implantés principalement en Auvergne-Limousin.
Des guillotinés sous la Révolution — Le négociant Gaspard-Joseph Chabrier, né à
Pierrefitte en 1737 et domicilié à Lyon, fut condamné à mort comme contre-
révolutionnaire par la commission révolutionnaire de Lyon et guillotiné en novembre 1793.
Jacques Chabrier, né en 1761 à Chadron et vicaire d’Allegras, dans le diocèse du Puy-en-
Velay, fut quant à lui arrêté en mai 1793 comme, condamné à mort le lendemain par la
commission militaire du Puy et guillotiné le jour-même.
Un géographe de l’Empire — Auguste-Firmin Chabrier (1773-1812), né à Avignon,
lieutenant ingénieur géographe à l’armée d’Italie sous le général Dupont en 1795, puis à
l’armée de réserve sous les ordres de Murat, créa la section topographique de l’armée de
Naples. Envoyé en Hanovre de 1803 à 1804, il devint chef de section à l’armée
d’Allemagne où il leva les cartes de Wurtemberg, de Souabe, le plan de la bataille d’Eylau
et le cours du Niémen en 1807. Promu chef de bataillon en 1809, il rejoignit l’Espagne du
roi Joseph, travailla à la carte du pays, suivit le général Soult au cours de l’expédition
d’Estrémadure en 1811, et fut appelé en 1812 avec son bataillon pour participer à la
campagne de Russie. Blessé dans une embuscade près de Smolensk, il mourut ...
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C
HABRIER
A l’origine — Chabrier était à l’origine le surnom attribué à un chevrier. Chabrier vient de
l’occitan cabrièr, gardien de chèvres. Ce patronyme compte aujourd’hui plus de 4 100
porteurs en France, implantés principalement en Auvergne-Limousin.
Des guillotinés sous la Révolution —
Le négociant Gaspard-Joseph Chabrier, né à
Pierrefitte en 1737 et domicilié à Lyon, fut condamné à mort comme contre-
révolutionnaire par la commission révolutionnaire de Lyon et guillotiné en novembre 1793.
Jacques Chabrier, né en 1761 à Chadron et vicaire d’Allegras, dans le diocèse du Puy-en-
Velay, fut quant à lui arrêté en mai 1793 comme, condamné à mort le lendemain par la
commission militaire du Puy et guillotiné le jour-même.
Un géographe de l’Empire —
Auguste-Firmin Chabrier (1773-1812), né à Avignon,
lieutenant ingénieur géographe à l’armée d’Italie sous le général Dupont en 1795, puis à
l’armée de réserve sous les ordres de Murat, créa la section topographique de l’armée de
Naples. Envoyé en Hanovre de 1803 à 1804, il devint chef de section à l’armée
d’Allemagne où il leva les cartes de Wurtemberg, de Souabe, le plan de la bataille d’Eylau
et le cours du Niémen en 1807. Promu chef de bataillon en 1809, il rejoignit l’Espagne du
roi Joseph, travailla à la carte du pays, suivit le général Soult au cours de l’expédition
d’Estrémadure en 1811, et fut appelé en 1812 avec son bataillon pour participer à la
campagne de Russie. Blessé dans une embuscade près de Smolensk, il mourut à Vitebsk.
Ses lettres à son épouse, Charlotte Bœrrie, fille d’un pasteur et nièce du bailli de
Diephotz, furent publiées après sa mort.
Espana ! —
Emmanuel Chabrier (1841-1894), né à Ambert dans le Puy-de-Dôme, quitta
un emploi de fonctionnaire au ministère de l’Intérieur pour se vouer à sa passion, la
musique. Proche de Manet et Zola, Saint-Saëns, Duparc et Fauré, pour ne citer que
quelques uns de ses amis artistes, écrivains et musiciens, il était chef d’orchestre et chef
des chœurs aux Concerts Lamoureux et se révéla très vite un brillant exécutant et un
compositeur talentueux et inventif, insufflant à ses créations la gaieté et la joie de vivre
qui le caractérisaient. Verlaine, disait de lui qu’il était . Parmi ses nombreuses œuvres,
citons des mélodies comme L’invitation au voyage, 1870, L’île heureuse, 1885, des
compositions pour piano, Valses romantiques, 1883, Bourrée fantasque, 1891, des pièces
pour orchestre parmi lesquelles figurent la célèbre Espana, 1882, et la Joyeuse Marche,
1890, ainsi que des ouvrages lyriques tels Gwendoline, 1885, inspiré de Wagner, qui fut
enfin admis à l’Opéra en 1893, quelques mois avant la mort de Chabrier.
La Gamelle —
Le saint-cyrien Jean Chabrier, né à Gisors en 1856, était capitaine
d’infanterie au 31ème lorsqu’il écrivit une nouvelle militaire, La Gamelle, publiée en 1890
dans L’Echo de Paris sous l’anagramme de son nom, Reibrach. Démasqué, l’insolent subit
trente jours d’arrêts de rigueur, puis démissionna de l’armée. Devenu collaborateur du
Gaulois et du Figaro, il écrivit des romans dont Les Lendemains, publié par la Revue des
Deux Mondes, La nouvelle beauté, Les sirènes et La force de l’amour.
Youplaboum ! C’est le roi du macadam… —
Ernest Chabrier (1824-1893), né à
Saint-Pierre sur l’île Bourbon, obtint son diplôme de l’Ecole centrale en 1847. Il devint
membre de l’état-major des ateliers nationaux en 1848, ingénieur de la voie ferrée pour
le réseau de l’Ouest parisien. Entre autres travaux (supervision de l’entretien des voies
ferrées du Paris-Versailles, fabrication de machines agricoles…), il mit sa formation
d’ingénieur au service du goudronnage des rues de Paris. Il fut aussi fondateur de la
Société des agriculteurs de France en 1868 et de la revue Le Génie civil en 1880, auteur
d’un ouvrage en deux volumes sur Les chemins de fer d’intérêt local sur routes, 1878-
1879, et administrateur de nombreuses sociétés.
Les Chabrier dans l’histoire —
Citons encore : l’Avignonnais Auguste-Firmin Chabrier
(1773-1812), ingénieur géographe qui collabora au plan de la bataille d’Eylau et travailla
à la carte au 100 000ème de l’Espagne ; Jean-Baptiste Chabrier, entré dans la carrière
militaire en 1794 comme