//img.uscri.be/pth/390abe548152540d87e2bd2f7ad00a3ab5483447
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 1,50 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Origine du nom de famille CHAIX

De
2 pages
CHAIX

A l’origine — Nom de lieu fréquent en Touraine, en Vendée, en Savoie ou dans le Sud-
Est, Chaix traduit la localité d’origine des premiers porteurs du nom. Les Chaix sont en
France aujourd’hui plus de 5 300.
L’incontournable usuel des généalogistes — Fils d’un imprimeur de Châteauroux,
Napoléon Chaix (1807-1865), ouvrit sa propre imprimerie à Paris vers 1847 et s’enrichit
grâce aux multiples titres, brochures et journaux qui virent le jour à l’occasion de la
Révolution de 1848. En tant qu’éditeur, il lança une collection biographique agrémentée
de sujets variés qui devait compter cinq cents volumes et qu’il intitula La Bibliothèque
universelle des familles. Jean-Théophile-Gustave Chaix d’Est-Ange (1863-1923) nourrissait
une passion pour la généalogie depuis le plus jeune âge. Associé à son beau-frère,
Joseph Du Teil, il entreprit la rédaction du fameux Dictionnaire des familles françaises. A
sa mort, l’ouvrage comportait vingt volumes et le généalogiste était parvenu à traiter les
biographies de différents personnages jusqu’au nom Gaulmin. Tiré à seulement deux
cents exemplaires, le dictionnaire qui se voulait avoir été rédigé, devint une rareté
bibliographique.
Un grand avocat d’assises — Gustave-Louis-Adolphe Chaix d’Est-Ange naquit à Reims
en 1800. Reçu avocat à dix-huit ans, il traita sa première grande affaire lors d’un complot
militaire au début de la Restauration. En 1828, le journal Le Globe fit l’éloge d’une de ses
plaidoiries défendant un publiciste ...
Voir plus Voir moins
C
HAIX
A l’origine —
Nom de lieu fréquent en Touraine, en Vendée, en Savoie ou dans le Sud-
Est, Chaix traduit la localité d’origine des premiers porteurs du nom. Les Chaix sont en
France aujourd’hui plus de 5 300.
L’incontournable usuel
des généalogistes — Fils d’un imprimeur de Châteauroux,
Napoléon Chaix (1807-1865), ouvrit sa propre imprimerie à Paris vers 1847 et s’enrichit
grâce aux multiples titres, brochures et journaux qui virent le jour à l’occasion de la
Révolution de 1848. En tant qu’éditeur, il lança une collection biographique agrémentée
de sujets variés qui devait compter cinq cents volumes et qu’il intitula La Bibliothèque
universelle des familles. Jean-Théophile-Gustave Chaix d’Est-Ange (1863-1923) nourrissait
une passion pour la généalogie depuis le plus jeune âge. Associé à son beau-frère,
Joseph Du Teil, il entreprit la rédaction du fameux Dictionnaire des familles françaises. A
sa mort, l’ouvrage comportait vingt volumes et le généalogiste était parvenu à traiter les
biographies de différents personnages jusqu’au nom Gaulmin. Tiré à seulement deux
cents exemplaires, le dictionnaire qui se voulait avoir été rédigé, devint une rareté
bibliographique.
Un grand avocat d’assises —
Gustave-Louis-Adolphe Chaix d’Est-Ange naquit à Reims
en 1800. Reçu avocat à dix-huit ans, il traita sa première grande affaire lors d’un complot
militaire au début de la Restauration. En 1828, le journal Le Globe fit l’éloge d’une de ses
plaidoiries défendant un publiciste ayant outragé le roi. Dès lors, les causes célèbres se
multiplièrent : le jeune avocat affronta Victor Hugo devant le tribunal de commerce,
défendit le duc de Broglie et plaida devant Balzac. Il intervint avec succès dans de
nombreux cas de meurtres, de viols ou de malversations, utilisant davantage l’émotion
que la juridiction selon ses contemporains. Bâtonnier dès 1842, il fut aussi élu député à
partir de 1831 et, rallié à la cause napoléonienne, nommé procureur général de la cour
de Paris. Sénateur en 1862 et vice-président du Conseil d’Etat un an plus tard, il rentra
dans la vie privée en 1870 et mourut en 1876.
La
famille
Chaix-Bryan
Cette
famille
marseillaise
compte
de
nombreuses
personnalités. L’officier Joseph-Benjamin-Edouard Chaix-Bryan, né en 1876, tué au
combat de Rozelieures en 1914, fut décoré à titre posthume. Le décorateur marseillais
Pierre
Chaix-Bryan
(1903-1967),
qui
représentait
la
Provence
lors
de
la
Foire
internationale de Paris en 1937, s’engagea dans la Résistance lors de la Seconde Guerre
mondiale. Il fut entres autres actions d’éclat le premier FFI à pénétrer le 25 août 1944
dans la basilique Notre-Dame de la Garde, alors point stratégique des combats, ce qui lui
valut la croix de guerre et une citation à l’ordre de l’armée. Il reçut le mérite franco-
britannique, la médaille de la Résistance. Il était aussi officier d’académie. Son frère
Maurice Chaix-Bryan s’illustra dans les œuvres sociales. Le fils de Pierre, Edouard, est
décorateur, lauréat de l’Ecole du Louvre, restaurateur de tableaux anciens et expert
judiciaire, directeur de la galerie d’art La Cadrerie à Marseille, où il a déjà permis à plus
de 1 350 artistes d’exposer.
Le choix des arts —
Plusieurs Chaix ont choisi de faire carrière dans les beaux-arts.
Parmi les principaux : Georges-Pierre-Paul-Joseph Chaix, né à Madrid en 1784, reçut les
leçons de David et réalisa les fresques du château Borély de Marseille. Fixé à Genève puis
à Londres, il mourut en 1831. Né à Avignon en 1790, le peintre Joseph-Marie-Alexis
Chaix, eut également David pour maître. En 1814, il exposa Priam pleurant la mort de son
dernier fils au salon de Paris puis revint dans sa ville natale diriger l’école de dessin.
Enfin, Auguste-Hippolyte-Cyrille Chaix (1860-1922), originaire de Vienne, fit de la peinture
de fresques militaires sa spécialité et exposa au Salon de Paris en 1898.
Les Chaix dans l’histoire —
Citons encore : le botaniste Dominique Chaix (1730-
1799) ; le magistrat François Chaix de Loche (1732-1802), magistrat originaire de Lyon ;
le prêtre insermenté lyonnais Jean-Marie Chaix, né en 1750, guillotiné le 23 frimaire an II
comme réfractaire ; Jean-François-Marie Chaix (1760-1852), préfet de Briançon et