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Origine du nom de famille CHANCEL

De
2 pages
CHANCEL

A l’origine — Le nom de famille Chancel a été attribué à l’homme originaire des lieux-
dits de ce nom, fréquents dans l’Allier, le Puy-de-Dôme et la Haute-Loire. Chancel vient
du latin cancellus, l’endroit clos d’une grille. Ce patronyme compte actuellement plus de
1 450 porteurs en France. Ceux-ci sont maintenant implantés plutôt dans le Cantal ou la
Drôme. Ils sont aussi nombreux à avoir émigré à Paris.
Des chimistes — Le patronyme Chancel a été porté par deux chimistes au moins. Louis
Chancel (1779-1837), né et mort à Briançon, fit ses études de chimie et de pharmacie à
Paris, puis revint dans sa ville natale exercer son métier de pharmacien. En 1805, il
inventa les allumettes oxygénées, découverte qui ouvrit la voie à la mise au point des
allumettes phosphoriques. Lors d’un voyage en Italie, il découvrit de l’acide borique dans
un lac de Toscane, mais n’eut pas le temps d’approfondir ses recherches car l’un de ses
concurrents le devança dans la fabrication du borax. Le centralien Gustave-Charles-
Bonaventure Chancel (1822-1890), né à Loriol, était professeur titulaire de la chaire de
chimie à la faculté de Montpellier en 1852, doyen de la faculté en 1865, recteur de
l’académie de Montpellier de 1879 à sa mort. Il consacra ses travaux à la chimie minérale
et la chimie organique et fit notamment des recherches sur les acétones. Membre
correspondant de l’Académie des sciences, il reçut le prix Jecker en 1884. Dix ans plus
tard, la municipalité de Montpellier ...
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C
HANCEL
A l’origine —
Le nom de famille Chancel a été attribué à l’homme originaire des lieux-
dits de ce nom, fréquents dans l’Allier, le Puy-de-Dôme et la Haute-Loire. Chancel vient
du latin cancellus, l’endroit clos d’une grille. Ce patronyme compte actuellement plus de
1 450 porteurs en France. Ceux-ci sont maintenant implantés plutôt dans le Cantal ou la
Drôme. Ils sont aussi nombreux à avoir émigré à Paris.
Des chimistes —
Le patronyme Chancel a été porté par deux chimistes au moins. Louis
Chancel (1779-1837), né et mort à Briançon, fit ses études de chimie et de pharmacie à
Paris, puis revint dans sa ville natale exercer son métier de pharmacien. En 1805, il
inventa les allumettes oxygénées, découverte qui ouvrit la voie à la mise au point des
allumettes phosphoriques. Lors d’un voyage en Italie, il découvrit de l’acide borique dans
un lac de Toscane, mais n’eut pas le temps d’approfondir ses recherches car l’un de ses
concurrents le devança dans la fabrication du borax. Le centralien Gustave-Charles-
Bonaventure Chancel (1822-1890), né à Loriol, était professeur titulaire de la chaire de
chimie à la faculté de Montpellier en 1852, doyen de la faculté en 1865, recteur de
l’académie de Montpellier de 1879 à sa mort. Il consacra ses travaux à la chimie minérale
et la chimie organique et fit notamment des recherches sur les acétones. Membre
correspondant de l’Académie des sciences, il reçut le prix Jecker en 1884. Dix ans plus
tard, la municipalité de Montpellier donna son nom à l’une des rues de la ville.
Un républicain convaincu —
Napoléon Chancel (1808-1883), né à Valence, était
étudiant à Paris lorsqu’il fut arrêté pendant l’émeute du faubourg Saint-Denis en 1827.
Membre de la Société des droits de l’homme, il fut de nouveau condamné à un mois de
prison en 1834. Ayant participé à l’insurrection du faubourg Saint-Joseph de Grenoble, il
dut s’enfuir en Suisse en 1835 mais put rentrer en France au moment de l’amnistie
générale de 1838. Membre de la société centrale républicaine de Blanqui, il fut nommé
commissaire du gouvernement provisoire dans la Drôme au moment de la révolution de
1848. De retour dans la capitale, il injuria les députés Broussard et Saint-Romme lors
d’une émeute et fut condamné par contumace à la déportation en 1849 par la Haute
Cour de justice. Réfugié en Suisse, puis en Lombardie, il fut interné dans la forteresse de
Pola pour avoir servi comme capitaine dans un bataillon garibaldien. Emprisonné ensuite
en Algérie en 1858, on lui permit de rentrer en France pour se défendre lors du procès
qui l’opposait au député Saint-Romme, l’un de ses anciens amis politiques. Il le perdit
mais obtint, contre toute attente, le soutien du gouvernement et bénéficia même d’une
pension sur la cassette impériale.
Famille périgourdine —
On garde la trace d’une famille Chancel d’origine périgourdine,
issue de l’avocat Pierre Chancel, nommé conseiller secrétaire du roi en 1780. Son fils aîné,
le général Jean-Nestor de Chancel (1753-1794), fut guillotiné sous la Terreur pour son
inaction lors de la bataille de Wattignies. L’un de ses frères, Laurent-Charles Chancel,
était procureur général à Tabago, tandis qu’un autre, l’avocat Pierre-Ausone Chancel
(1756-1849) devint bâtonnier de l’ordre à Angoulême en 1844. Ce dernier eut un fils,
Charles Chancel (1791-1861), également avocat, qui publia en 1853 Les souvenirs
historiques du château d’Angoulême. Quatre autres porteurs de ce patronyme semblent
être issus de cette même branche : le poète Ausone Chancel (1808-1878) (voir ci-
dessous); l’avocat bordelais Ernest Chancel, qui signa Demi-sourires en 1853 ; le
capitaine de frégate Ausone-Augustin Chancel, mort en 1867 ; et enfin Camille Chancel,
connu pour sa Genèse de La Comédie Humaine (1864).
Un écrivain au Sahara —
Ausone de Chancel, né en 1808 au château de Guisalle, vint
à Paris faire ses études et y rencontra les poètes romantiques. Leur influence est sensible
dans son premier recueil Anges et diables publié en 1835. Entré dans l’administration
coloniale, sous-préfet à Mostaganem et Blidah en 1867, il écrivit d’autres poèmes, Mark,
en 1840, et Première algérienne, en 1845, des ouvrages ayant trait à