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Origine du nom de famille CHAPPE

De
2 pages
CHAPPE

A l’origine — Deux étymologies peuvent être envisagées. Dans le premier cas, Chappe
peut avoir désigné les habitants de lieux-dits de ce nom, fréquents dans le Puy-de-Dôme.
Dans le second cas, Chappe aurait été attribué à une personne qui était toujours vêtue
d’une chape. Au total, les Chappe représentent aujourd’hui plus de 2 100 personnes.
Leurs trois premiers départements d’implantation sont le Cantal, le Pas-de-Calais et l’Ille-
et-Vilaine.
Une lignée de peintres — Une famille Chappe, établie à Reims aux XVIIème et
XVIIIème siècles, s’illustra dans la peinture. Citons parmi ses représentants Gabriel
Chappe, né en 1620, auteur notamment d’un portrait du médecin Colin, daté de 1653, et
son frère Hubert Chappe, né en 1640, mort vers 1688, dont plusieurs portraits sont
exposés au musée de Reims. Un autre Chappe, Hubert, fils de Gabriel, né vers 1650,
peignit, entre autres, le portrait de l’archevêque de Reims, Armand-Jules de Rohan,
figurant à ce même musée. Son frère, Jean Chappe, né vers 1660, également
portraitiste, donna aussi des natures mortes, dont des études de fleurs et de fruits. L’une
d’entre elles se trouve aussi à Reims.
Un astronome en Sibérie — Jean Chappe d’Auteroche (1722-1769), né à Mauriac, très
tôt doué pour les sciences, fut remarqué par Jacques Cassini qui l’orienta vers
l’astronomie. Adjoint astronome à l’Académie des sciences, il fut désigné pour aller
observer à Tobolsk en Sibérie le passage de Vénus sur le soleil, prévu pour le 6 juin ...
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C
HAPPE
A l’origine —
Deux étymologies peuvent être envisagées. Dans le premier cas, Chappe
peut avoir désigné les habitants de lieux-dits de ce nom, fréquents dans le Puy-de-Dôme.
Dans le second cas, Chappe aurait été attribué à une personne qui était toujours vêtue
d’une chape. Au total, les Chappe représentent aujourd’hui plus de 2 100 personnes.
Leurs trois premiers départements d’implantation sont le Cantal, le Pas-de-Calais et l’Ille-
et-Vilaine.
Une lignée de peintres —
Une famille Chappe, établie à Reims aux XVIIème et
XVIIIème siècles, s’illustra dans la peinture. Citons parmi ses représentants Gabriel
Chappe, né en 1620, auteur notamment d’un portrait du médecin Colin, daté de 1653, et
son frère Hubert Chappe, né en 1640, mort vers 1688, dont plusieurs portraits sont
exposés au musée de Reims. Un autre Chappe, Hubert, fils de Gabriel, né vers 1650,
peignit, entre autres, le portrait de l’archevêque de Reims, Armand-Jules de Rohan,
figurant à ce même musée. Son frère, Jean Chappe, né vers 1660, également
portraitiste, donna aussi des natures mortes, dont des études de fleurs et de fruits. L’une
d’entre elles se trouve aussi à Reims.
Un astronome en Sibérie —
Jean Chappe d’Auteroche (1722-1769), né à Mauriac, très
tôt doué pour les sciences, fut remarqué par Jacques Cassini qui l’orienta vers
l’astronomie. Adjoint astronome à l’Académie des sciences, il fut désigné pour aller
observer à Tobolsk en Sibérie le passage de Vénus sur le soleil, prévu pour le 6 juin 1761.
Parti de Paris à la fin du mois de novembre 1760, il parvint à destination cinq mois plus
tard au terme d’un périple éprouvant, riche en péripéties et mésaventures en tous
genres. Sur place et en dépit de la grande frayeur que son attirail causait aux
autochtones, il parvint à réaliser ses observations. Le récit de son voyage en Sibérie,
abondant en renseignements sur la géographie, l’histoire et les mœurs des pays
traversés, fut publié en trois volumes en 1768. La Grande Catherine critiqua vertement
ses remarques dans Antidote ou examen du mauvais livre intitulé : Voyage en Sibérie. Un
autre passage de Vénus étant annoncé pour le 3 juin 1769, l’intrépide astronome partit,
contre l’avis de ses amis, pour la Californie où il devait l’observer. Parvenu à grand peine
à destination, il arriva en pleine épidémie, resta malgré tout, consigna ses remarques et
put même étudier une éclipse de lune quelques jours plus tard. Il s’éteignit peu après,
après avoir soigné ses compagnons. Cassini publia en 1772 la teneur de ses observations
dans Voyage en Californie pour l’observation du passage de Vénus sur le disque du soleil.
Le télégraphiste, bienfaiteur de la patrie —
Claude Chappe (1763-1805), né à
Brulon dans la Sarthe et destiné à la prêtrise, fit ses études au petit séminaire de La
Flèche. Très tôt lié à des physiciens parisiens, membre actif de la Société philomatique, il
se lança dans la recherche d’un procédé de communication à distance par sons, ensuite
par l’électricité, puis mis au point un système permettant la transmission de messages par
des signaux, eux-mêmes obtenus par le moyen de bras articulés disposés sur des tours.
Avec deux de ses frères, il installa à Paris un appareil à l’Etoile. Le lendemain, il le trouva
en pièces, détruit par malveillance. Après de nouveaux essais, il présenta son invention à
l’Assemblée en 1792 et la baptisa tachygraphe, puis télégraphe. Des expériences
concluantes eurent lieu entre Ménilmontant et Saint-Martin du Tertre. Nommé ingénieur
télégraphe en 1793, Claude Chappe installa sur ordre du Comité de salut public, une
ligne comptant quinze stations-relais pour relier Paris à Lille. En 1794, proclamé
bienfaiteur de la patrie, il réfléchit à l’utilisation de son appareil pour d’autres applications,
comme le commerce et la météorologie. Le manque constant de subsides et les
controverses l’opposant à ses concurrents jaloux, usèrent la résistance de ce génial
ingénieur. Epuisé, il se suicida en se jetant au fond d’un puit. Son corps repose au
cimetière parisien du Père-Lachaise.