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Origine du nom de famille CHARBONNIER

De
2 pages
CHARBONNIER

A l’origine — Le patronyme Charbonnier a désigné tout simplement un producteur et
marchand de charbon de bois. Il y a un peu plus de 13 000 porteurs du nom
Charbonnier qui vivent en France aujourd’hui. Leurs deux premiers départements
d’implantation sont l’Indre et le Maine-et-Loire.
Un chef des vivres de la marine jacobin — Né à Toulon en 1751, Joseph-Christophe
Charbonnier s’engagea dans la politique sous la Révolution et s’y montra un jacobin
déterminé. Il fit enfermer les prostituées dans des maisons de travail et arrêter plus de
cinq cents fédéralistes. Jugé cependant trop modéré sous la Terreur, il fut démis de ses
fonctions et échappa de peu aux persécutions. Il fut ensuite nommé au comité de la
Marine et des Colonies. Mais à la chute de Robespierre, Charbonnier fut dénoncé comme
terroriste. Il resta en prison jusqu’en 1796. Deux ans plus tard, Bonaparte le nomma chef
du service des vivres de la Marine à Toulon et Charbonnier quitta dès lors la vie publique.
Fédéraux et prostituées dans le même sac ! — Joseph-Christophe Charbonnier
(1751-1808), était le fils du sous-chef de vivres de la ville de Toulon. Il suivit le même
chemin que son père jusqu’à la Révolution. Ardent jacobin, élu député du Var à la
convention en 1792, il vota la mort avant d’être envoyé en mission dans son département
d’origine. Sur place, il imposa une politique autoritaire, faisant emprisonner cinq cents
personnes suspectées de fédéralisme, ainsi que toutes les prostituées ...
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C
HARBONNIER
A l’origine —
Le patronyme Charbonnier a désigné tout simplement un producteur et
marchand de charbon de bois. Il y a un peu plus de 13 000 porteurs du nom
Charbonnier qui vivent en France aujourd’hui. Leurs deux premiers départements
d’implantation sont l’Indre et le Maine-et-Loire.
Un chef des vivres de la marine jacobin —
Né à Toulon en 1751, Joseph-Christophe
Charbonnier s’engagea dans la politique sous la Révolution et s’y montra un jacobin
déterminé. Il fit enfermer les prostituées dans des maisons de travail et arrêter plus de
cinq cents fédéralistes. Jugé cependant trop modéré sous la Terreur, il fut démis de ses
fonctions et échappa de peu aux persécutions. Il fut ensuite nommé au comité de la
Marine et des Colonies. Mais à la chute de Robespierre, Charbonnier fut dénoncé comme
terroriste. Il resta en prison jusqu’en 1796. Deux ans plus tard, Bonaparte le nomma chef
du service des vivres de la Marine à Toulon et Charbonnier quitta dès lors la vie publique.
Fédéraux et prostituées dans le même sac !
— Joseph-Christophe Charbonnier
(1751-1808), était le fils du sous-chef de vivres de la ville de Toulon. Il suivit le même
chemin que son père jusqu’à la Révolution. Ardent jacobin, élu député du Var à la
convention en 1792, il vota la mort avant d’être envoyé en mission dans son département
d’origine. Sur place, il imposa une politique autoritaire, faisant emprisonner cinq cents
personnes suspectées de fédéralisme, ainsi que toutes les prostituées toulonnaises, avant
d’être à son tour placé sur la sellette par ses amis révolutionnaires. Les extrémistes le
taxaient de modéré, mais, après la chute de Robespierre, il fut suspecté de terrorisme. Il
échappa cependant à la guillotine mais ne se mêla plus de politique et reprit ses
anciennes fonctions à Toulon.
Fleur d’orange
— Louis Charbonnier (1754-1833) s’engagea dans l’armée en 1771 sous
le surnom “ Fleur d’orange ”, un pseudonyme qui ne l’empêcha pas de mener un
parcours militaire sans fautes, jusqu’au grade de général de brigade et divisionnaire en
1794. Commandant de l’armée des Ardennes, il subit plusieurs revers en Belgique et fut
relevé de ses fonctions. Mis sur la touche, il reprit le service actif comme général de
brigade en 1800. Rallié aux Bourbons lors de leur premier retour, il rejoignit l’empereur
durant les Cent Jours, décision qui lui valut, lors de la Seconde Restauration, une mise en
retraite définitive.
Un prêtre luttant contre les esclavagistes
— Jean-Baptiste Charbonnier naquit en
1842 en Lozère et fut élevé chez les jésuites. Devenu prêtre missionnaire, il partit en 1875
pour l’Algérie. En 1883, il fut nommé au Tanganyika, l’actuelle Tanzanie, où il lutta avec
le capitaine Joubert, un ancien membre de la garde du pape, contre les esclavagistes. Le
Père Charbonnier fonda deux missions et, en 1887, il fut nommé premier vicaire
apostolique du Tanganyika. Il mourut d’une crise d’hématurie lors de son voyage de
retour l’année suivante.
Une femme écrivain au XVIIIème siècle —
Charlotte-Marie Charbonnier de la
Gesnerie naquit à Angers en 1731. On raconte qu’elle aimait un membre de l’académie
d’Angers qui la délaissa, et que c’est pour se consoler de ses déboires amoureux qu’elle
se serait tournée vers l’écriture. Elle publia de nombreux romans qu’elle faisait paraître
non signés. Citons entre autres : Mémoires de Milady B. par Madame R., commenté par
Grimm ou Les ressources de la vertu.
Des souvenirs d’un prisonnier chez les Allemands en 1870 —
Joseph-Alexandre
Charbonnier naquit en 1844, fit des études de droit mais travailla quelque temps comme
secrétaire de rédaction
puis comme sous-directeur du
National.
Entré dans la
préfectorale, il appela aux armes en 1870 mais fut arrêté par les Allemands. A son retour
de captivité, il publia différents ouvrages dont Les Allemands chez eux et chez nous, paru
en 1872.